Grèce rejette les demandes "absurdes" des créanciers

On se fout des Grecs, on se fout s’il crève. La seule chose qu’on ne se fout pas, les banques et les institutions financières de Wall Street, Londres et Paris ne perdre pas leurs mises.

On en est là : du chantage sur la souveraineté d’un pays pour quelques malheureux milliards qui de toute façon ne seront jamais remboursés. On demande à la Grèce toujours plus d’engagements qu’elle ne tiendra jamais, qui ne résolvent ni  de près ni de loin son problème, et qui vont provoquer  le chaos  politique du pays.

J’ai écrit « sérieusement aborder » ; qu’est-ce que cela signifie ? Prendre des mesures permettant de gérer la dynamique en tenant compte des hypothèses réalistes de croissance et de taux d’intérêt.

Petite parenthèse technique. Une dette est contractée avec de l’argent « inventé » ; les institutions autorisées à créer de la monnaie (grosso modo les banques commerciales mais il n’y a pas qu’elles) font du crédit en créant de la monnaie. En revanche les intérêts de cette dette sont remboursés (un Etat ne rembourse en pratique jamais le capital) avec du « vrai » argent grâce à la croissance économique qui crée de la « vraie » richesse.


Cette façon de nous traiter, de parler de nous, de nous imposer une purge dont tout le monde savait que nous ne pouvions y survivre, tout cela nous a amène à nous abandonner nous même, à ne plus nous respecter. À casser, à mettre le feu. À nous battre.

Athènes flambe… La jeunesse est en colère. Elle veut casser, casser, comme on tape sur un mur avec les poings de l’impuissance. Face à nous, les flics, les soldats, casqués mais qui derrière leur casque, pensent comme nous, vivent aussi mal que nous.

Grèce chaque jour


Je vous l’ai maintes fois dit : c’est le peuple qui a l’ultime pouvoir, non les politiciens ou les oligarques financiers.

Quand nous obligeons un peuple entier en les forçant d’être dans un carcan économique pour sauver un système financier,  ils sont en droit de se révolter.

Ils peuvent très bien considérer que la dette et les obligations deviennent illégitimes.


Grèce: Tsipras rejette les demandes "absurdes" des créanciers

Source :  Par LEXPRESS.fr , publié le 05/06/2015 à 21:53

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Alexis Tsipras: "Nous n'avons pas besoin seulement d'un accord avec les créanciers mais d'une solution définitive pour la Grèce et l'Europe".

 

REUTERS/Alkis Konstantinidis

Alexis Tsipras estime qu'Athènes est "plus proche que jamais" d'un accord avec ses créanciers. Mais réclame le retrait de leur projet "absurde" de réformes sur l'avenir financier du pays.

Vendredi soir face aux députés grecs, le Premier ministre Alexis Tsipras n'arrivait pas les mains vides. Il a obtenu jeudi du FMI le report des quatre échéances de la dette dues en juin, d'un montant total de 1,6 milliard d'euro, à la fin du mois. Mais de là à affirmer être " plus proches que jamais d'un accord"... Les négociations sur le déblocage de la dernière tranche d'aide de 7,2 milliards d'euros sont toujours au point mort. Face à face, deux textes, qu'aucune des parties n'est prête à amender, alors que des dissensions entre le FMI et l'Union europénne sont apparues. 

Convaincre à gauche et à droite

La proposition soumise mercredi par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker "était une surprise désagréable", a souligné Alexis Tsipras. Elle suggère au pays, après cinq ans d'austérité, des économies supplémentaires de 3 milliards d'euros et des excédents primaires budgétaires - hors service de la dette - plus élevés que ceux proposés par Athènes. D'autres points de blocage se concentrent sur le coût pour les Grecs des économies budgétaires et le régime des retraites, avec en arrière-fond la question, non résolue, de la viabilité de la dette, de 180% du PIB.

Au pouvoir depuis fin janvier, Alexis Tsipras a promis l'assouplissement de la politique d'austérité. Mais de nombreux ministres et députés de Syriza critiquent "les concessions" du gouvernement au cours des négociations, sur la reprise du programme de privatisations par exemple. "Alexis Tsipras aura besoin de plus de concessions de la part des créanciers sur des sujets importants pour parer aux critiques de son parti", estime l'économiste Diego Iscaro, de la société IHS Global Insight.

Ce vendredi, Alexis Tsipras a appelé les parlementaires de tous bords à soutenir "l'effort national" du pays pour conclure un accord et "clarifier s'ils acceptent ou rejettent" la proposition d'accord des créanciers. "Nous n'avons pas besoin seulement d'un accord avec les créanciers mais d'une solution définitive pour la Grèce et l'Europe", "une solution sur la viabilité de la dette" publique grecque, a-t-il soutenu. La majeure partie de la population grecque restant favorable à l'euro.

Nouvel entretien Tsipras-Poutine

Malgré les divergences, "nous sommes plus proches que jamais d'un accord", croit savoir Alexis Tsipras. Outre la crainte d'un défaut de paiement de la Grèce à la fin du mois, la préoccupation "géopolitique" est aussi présente du côté des créanciers, reconnaît une source européenne citée par l'AFP. Dernière illustration en date: un nouvel entretien vendredi, largement médiatisé par Athènes, entre Tsipras et Vladimir Poutine sur la "coopération énergétique" et économique. 

Le cas grec sera un sujet de discussion durant la réunion du G7 dimanche et lundi en Allemagne à laquelle participent Angela Merkel, François Hollande, et la directrice du FMI Christine Lagarde.