Maudite démographie !, un océan de dette

Incroyable, on vient de se réveiller.

Il y a plus de cinq ans, j’avais écrit un carnet sur le sujet et je n’ai jamais trouvé de solution.

Et bien, nos économistes, nos politiciens et tout le tra la la d’expert, après cinq ans, vienne de découvrir qu’il y a un PROBLÈME !

Bravo, nos experts en lunettes roses, on fait quoi là ?

Ouais, c’est pas fort !


Le Québec face à ses défis, fascicule 1. (1-10)

Posted by Québec de Droite in Dette, Démographie, Dépense d'État, Modèle Québecois, Monopole d'États on mardi 2 février 2010

La baisse du nombre de travailleurs potentiels, p.45

L’impact du vieillissement de la population sur la croissance économique s’explique facilement : l’Institut de la statistique du Québec prévoit que dès 2013, le Québec connaîtra une diminution en valeur absolue de la population âgée de 15 à 64 ans – soit la population la plus active.

·         Le vieillissement attendu de la population réduira le bassin de travailleurs et créera une pression additionnelle sur les dépenses de santé. La réduction du bassin de travailleurs potentiels viendra freiner la croissance de l’économie ainsi que les revenus du gouvernement.

·         Selon les plus récentes données démographiques de l’Institut de la statistique du Québec, la baisse de la population de 15 à 64 ans, soit celle en âge de travailler, s’amorcera dès 2013.

·         En 2026, le Québec ne comptera que deux travailleurs par retraité, alors que le ratio actuel est de 4 travailleurs pour un retraité.

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Malheureusement, c’est le graphique qui tue !

·         Vous constatez le problème, on est déjà en déficit structurel avec 4.5 travailleurs/retraité alors imaginé avec 2.4 travailleurs/retraité dans moins de 15 ans.

·         Ajouter une économie anémique, une dette qui a augmenté sans retenue due à des politiciens irresponsables.

·         Il est impossible de maintenir le même PIB avec deux fois moins de travailleurs, on pourra jamais doubler la productivité.

·         On n’aura pas le choix on va être obligés de réduire l’assiette de service.

·         Risque d’être de plus en plus pauvre avec moins de service et d’avoir un exode de jeune comme en Irlande dans leur année sombre. 

Bien honnête avec vous, je n’ai pas de solution !


Le monde se noie dans un océan de dette...
Dr Eberhardt Unger

▪ Depuis le début de la crise en 2007, la dette globale a augmenté de 57 000 milliards de dollars américains pour atteindre, à ce jour, 199 000 milliards (source : McKinsey). Le Japon a la dette la plus élevée à hauteur de 500% de son PIB, tous secteurs confondus.

Cette situation soulève des questions sur la stabilité financière.

·         Neuf pays dans le monde ont un niveau de dette publique supérieur à 300%,

·         39% des pays atteignent les 100%.

Historiquement, des niveaux de dettes aussi élevés ont toujours provoqué une nouvelle crise.

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Jusqu'à récemment, l'opinion dominante était que la plus grande crise économique et financière depuis la fin de la deuxième guerre mondiale était finie.

·         Mais on sait maintenant que la dette a continué à augmenter par rapport au PIB dans presque tous les pays.

·        De nombreuses nations sont confrontées à une nouvelle crise et les perspectives de croissance sont limitées pour la quasi-totalité d'entre elles.

Une nouvelle étude de Goldman Sachs attire l'attention sur le vieillissement de la population qui pose un problème démographique, en particulier pour les cinq pays du graphique ci-dessus.

·         L'espérance de vie moyenne augmente,

·         Les salariés prennent leur retraite plus tôt et

·         La proportion des plus de 65 ans augmente

·        Alors qu'à l'inverse, la proportion de jeunes au travail baisse.

Ø  Le service de la dette (intérêts débiteurs + remboursements) devra être supporté par un nombre des personnes actives en diminution.

Ø  La résignation et le désespoir nous guettent si on ajoute à cela que les taux d'intérêt sur les marchés monétaire et obligataire ne resteront pas toujours proches de 0%.

Dans ces conditions, discuter pour savoir s'il vaut mieux recourir à l'austérité ou aux déficits pour sortir de la crise de la dette n'est rien moins qu'une absurdité.

De plus en plus fréquemment, nous entendons dire qu'une nouvelle impulsion permettra automatiquement de surmonter la stagnation et aux économies de sortir de la dette. Cependant, on oublie que la dette publique, dans beaucoup de pays, a continué d'augmenter régulièrement chaque année, au cours des dernières décennies, indépendamment d'une reprise ou non.

Conclusion : les nouvelles données sur le développement économique négatif aux Etats-Unis (PIB de -0,7 % au premier trimestre 2015) montrent combien est fausse l'opinion qui consiste à dire que la reprise ne peut venir que d'une politique monétaire qui doit être suffisamment expansive pour cela.

Ø  Le vieillissement de la population n'est pas pris en compte dans les politiques monétaires et budgétaires.

Ø  Il n'existe pas de statistique montrant l'évolution de la dette publique rapporté au nombre de personnes active.

Source : Le monde se noie dans un océan de dette..., Dr Eberhardt Unger, La Chronique Agora, , mercredi 10 juin