Seniors Are Stealing From Our Young


Malheureusement, nous avons rarement la qualité de ce type d’individu, car on parle constamment de la santé, de la pension, des CLSC aux services des vieux, mais parle –t-on de l’avenir des jeunes.

Non, car ils ne sont pas majoritaires et ne feront pas gagner les élections.

Ce que cet homme d’affaires richissime a à dire ne concerne pas que les Américains : les inégalités résultent de l’égoïsme d’une génération assise sur une fortune.


Druckenmiller: Seniors Are Stealing From Our Young

Sept. 11 (Bloomberg) –- Duquesne Capital Management Founder and Former CEO Stanley Druckenmiller discusses the idea of generational theft and the change in average net worth by age group. He speaks with Erik Schatzker and Stephanie Ruhle on Bloomberg Television's "Market Makers." (Source: Bloomberg.)





Ce membre du 1% opposé au vol intergénérationnel…

Publié le  dans Amérique du Nord

Par Daniel Girard, depuis Boston, États-Unis
Ils constituent 1% de la population américaine. Ils ont les poches pleines. Ils ont été la cible du mouvement mondial Occupy lancé à Wall Street en 2011 au nom des autres 99%. Ces 1% s’adressent rarement au reste du monde. Mais il y a des exceptions. Le gestionnaire de fonds Stanley Druckenmiller en est une. L’homme de 61 ans a fait une tournée des universités américaines pour dénoncer le vol intergénérationnel.
Qui est cet homme ? Stanley Druckenmiller a amassé une fortune de 2,9 milliards de dollars dans la gestion de portefeuilles. En 2009, il était le philanthrope le plus généreux aux États-Unis. Ses dons pour l’éducation, la recherche médicale et la lutte anti-pauvreté ont totalisé 700 000 000$.
Républicain ? Démocrate ? Ni un ni l’autre. Indépendant.
Est-il partisan d’un capitalisme pur et dur ? Pas du tout. Ses positions tranchent avec celles de Wall Street. Il n’aurait pas été fâché que l’Amérique déclare un défaut de paiement… Si cela avait mené à un accord de réduction de la dette.
La nouvelle génération finance les baby-boomers
Pour lui, c’est ça le véritable combat. Stanley Druckenmiller aura 62 ans en juin.  Dans trois ans, à l’âge de la retraite, il commencera à recevoir un chèque de 3 500$ par mois du gouvernement. Cela le révolte. « Avec tous les actifs que j’ai et la dette nationale qui dépasse les 16.000 milliards, comment peut-on justifier cela ? » C’est cet esprit de révolte qui l’anime dans ses présentations aux étudiants.
Sa première conférence, il l’a faite à Bowdoin, dans le Maine, là où il a étudié. Graphiques à l’appui, il démontre que les programmes sociaux d’assurance-santé pour les personnes âgées, Medicare, et les pensions de vieillesse sont financés au détriment des  générations X, Y et Z.
Que s’est-il passé ? Les politiciens n’ont jamais cessé de hausser les prestations des aînés. Une personne qui a eu 65 ans va recevoir, jusqu’à sa mort, des prestations totalisant 327 400$. Les nouveaux-nés, eux, subiront des pertes nettes de 420 600$. Ce trou, ils l’auront creusé en payant les dettes des générations passées.
L’ironie c’est que Barack Obama aurait difficilement remporté les élections présidentielles sans l’appui des jeunes. 
Pourtant les jeunes sont les laissés-pour comptes de cette administration. 
C’est à eux que la génération des baby-boomers refile la facture de leurs programmes boursouflés. Les nouveaux diplômés amorcent leur carrière avec une lourde dette étudiante dans un marché du travail précaire affligé par le chômage.
Stanley Druckenmiller estime qu’il faut lier le versement des prestations de Medicare et des pensions de vieillesse à un examen des ressources financières. « Les gens de 60 ans ont des actifs cinq fois plus élevés que les gens de 30 ans, s’indigne-t-il, ce tranfert intergénérational doit cesser. »
Stanley Druckenmiller a fait sa présentation dans des universités très progressistes comme Berkeley, Brown et Stanford. Il a été chaudement accueilli par les étudiants. Ils lui ont demandé comment amorcer un mouvement de révolte. Il a répondu : « la mobilisation contre la guerre au Vietnam s’est faite avant les réseaux sociaux. Vous avez tous les outils dont vous avez besoin. »
Car le véritable combat contre les inégalités n’est pas lié à la nature du capitalisme. Il est plutôt relatif à l’égoïsme d’une génération qui est déjà assise sur une fortune. Une génération qui veut continuer de piger dans les poches de ceux qui l’ont fait prospérer.
Source: Ce membre du 1% opposé au vol intergénérationnel…