Here's how America's biggest companies have spent their cash since QE


Extrait de : Les spéculateurs rient, les salariés se ruinent

Il existe un facteur qui permet aux investisseurs de voir s’apprécier exagérément la valeur de leur portefeuille par rapport aux fondamentaux économiques. Et qui, en même temps, cause une perte du pouvoir d’achat des salariés et, à terme, une dégringolade durable des conditions économiques et des finances étatiques.

Il s’agit de l’inflation, celle invisible aujourd’hui dans les statistiques, mais visible aux yeux des consommateurs, et évidente dans les prix des actions, de l’immobilier, et de l’art.

Cette inflation qui ne dit pas son nom sert d’unique politique monétaire depuis plus d’une décennie. 

Les indices officiels de prix à la consommation la sous-estiment grossièrement. Mais surtout, ces statistiques ne tiennent aucun compte de l’inflation la plus dangereuse, celle boursière et immobilière. Cette même bulle des prix qui avait causé le krach de 2008, et qui sera la cause inévitable du prochain krach.

Alors que le Dow Jones a progressé de 161% depuis le creux de 2009, force est de reposer les pieds sur terre: la flambée actuelle des marchés ainsi que la remontée en flèche de l’immobilier sont bien un type d’inflation, qui n’est pas défini comme tel par les mesures du renchérissement.

Ces mesures excluent les prix des actifs afin de mieux nous convaincre qu’il n’existe nulle inflation, malgré la politique monétaire expansionniste qui dure depuis cinq ans.

Pourtant, même les indices très sous-estimés de prix à la consommation ne peuvent plus dissimuler le renchérissement généralisé.

Mais l’inflation qui explose est celle causée par les investisseurs, encouragés par l’accès gratuit au crédit, qu’ils placent à des fins spéculatives pour échapper aux taux d’épargne anémiques, voire négatifs en termes réels, que leur proposent les banques.

D’aucuns répondront que la vigueur des économies développées justifie la hausse des marchés.

Ce biais fortement haussier témoigne d’une phase spéculative avancée. Toute nouvelle est prétexte à un nouveau record des indices, les signes de récession se voyant dédaignés dans l’euphorie générale.

Ceci, car la seule issue pour les capitaux privés, c’est la spéculation. Les responsables? Les banques centrales. Celles des Etats-Unis, du Japon, de l’Angleterre et de la zone euro ignorent – même après 2008 – la nécessité d’inclure l’inflation des actifs financiers dans leurs mesures, trop résolues à maintenir l’illusion d’un «effet de richesse».

La hausse des marchés s’en trouve totalement factice. Entre-temps, cela enrichit les spéculateurs et, au moment du krach, cela ruinera des générations de consommateurs et de salariés.

Here's how America's biggest companies have spent their cash since 1999

Akin Oyedele, Jun. 15, 2015, 1:39 PM
In a note to clients, Goldman's David Kostin breaks down how S&P 500 companies are spending their cash.
All spending falls into one of these five categories:
  1. Share buybacks
  2. Dividends
  3. Acquisitions;
  4. Research and development
  5. Capital expenditures. 
A few things are clear from this chart.


First, buyback spending has been exploding higher and dividends are at the highest level since 2009.

Also, while capital expenditures have been rising on a gross basis, they are still below early 2000s levels as a percentage of corporate spending.

Réf: Here's how America's biggest companies have spent their cash since 1999