Frais bancaires en hausse, même un singe pourrait diriger une banque canadienne.

Tellement facile, quand il n’y a aucune compétition, de plus il dépense plus de 500 millions de lobbyings par année juste pour maintenir ce beau système d’oligarchie.

Je vous laisse un petit texte à la fin de Léo Paul Lauzon pas toujours d’accord avec lui sur certains sujets, par contre sur ce cas-là, on est en résonnance.

J’oubliais, il faut qu’il fasse de gros profits pour émettre des dividendes pour satisfaire les financiers et les fonds de retraites.

Ah oui, pour qui ? Pour la moitié du peuple qui vive à la semaine ou les ‘papy et baby bommers’ qui ont du patrimoine ?


Extrait de : Des frais bancaires en hausse, Argent, Chu Anh Pham, Le 25 avril 2015 à 4h01 | Chu Anh Pham / ArgentMise à jour le 25 avril 2015 à 5h21

Les consommateurs doivent s'attendre à de nouveaux frais bancaires de leur institution financière. Une panoplie de services sont touchés, comme les transactions, l'impression de livret ou le transfert de régimes enregistrés.

À la Banque Nationale, les différents forfaits à frais fixes grimperont de 2$ à partir du 4 mai: de 6,25 à 8,25$ pour le programme «Accès Direct». La tenue de compte au moyen d'un livret va disparaître, à l'exception des comptes déjà ouverts. N'empêche, il en coûtera 25 cents de plus par mois à 2,50$. Recevoir un relevé par la poste passera de 2$ à 2,50$ et transférer un certificat de placement garanti vers une autre institution financière coûtera deux fois plus cher: 100$ au lieu de 50$.

À la BMO, la plupart des programmes mensuels grimperont de 1$ par mois. C'est le cas du programme «Plus» qui autorise 30 transactions par mois; son coût augmentera à 10,95$, et ce, à partir du 1er mai. De plus, ceux qui effectuent jusqu'à 12 transactions à partir de multiple comptes ne pourront plus bénéficier du programme «Pratique» à 4$ puisqu'il ne couvrira plus que 2 comptes plutôt que 20.

À la RBC, les changements surviendront le 1er juin. La plus grande banque au pays repousse l'âge d'admissibilité des personnes âgés pour l'obtention de rabais sur certains comptes: 65 ans plutôt que 60 ans. Et émettre un chèque certifié coûtera désormais 20$, soit 5$ de plus.

Une aberration, selon le président du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC), Daniel Thouin.

Banque canadienne«À partir du moment où le frais représentent plus de 40% des profits des institutions financières, augmenter les frais est un gain immédiat pour eux.

Et cela ne coûte rien aux banques. Cela ne leur demande pas d'effort, cela ne leur demande pas de repositionner leur main d'oeuvre ou leur salaire. C'est encore le consommateur qui va être pénalisé. » Même les changements technologiques, comme le dépôt d'un chèque grâce à une photo, ne peuvent expliquer ces hausses.

«Si le chèque est envoyé par courrier électronique, ils n'ont pas à le manipuler physiquement. Tout ce qu'ils font, c'est d'économiser sur notre dos.»

Pour l'organisme Option Consommateurs, il faudrait que le gouvernement fédéral impose des plafonds. «Le problème en matière bancaire, c'est qu'il y a très peu de compétition entre institutions financières. Ça bouge rapidement et les consommateurs se sentent peut-être pris au piège», explique l'avocate Sylvie De Bellefeuille.

Bon Dieu !, cela fait longtemps que nos politiciens sont achetés par Bay Street

Il se réjouit toutefois de l'ouverture et de l'écoute démontrées jusqu'à présent par les autorités canadiennes à l'égard de son secteur bancaire.

Il se félicite, par exemple, de l'opposition «farouche» et «courageuse» du gouvernement Harper contre le projet européen de taxe sur les transactions financières. (1)

Desjardins se prépare aussi à une série de modifications qui seront en vigueur le 1er juillet prochain.  Pour le moment, la coopérative refuse de transmettre ces changements, préférant d'abord aviser ses membres le mois prochain.

À la Banque TD, des changements sont survenu le 2 mars dernier. Le solde mensuel minimal requis pour l'exonération des frais mensuels ou d'opération de certains comptes a été relevé. Autre exemple: les frais d'insuffisance de fonds sont également passés de 45 $ à 48 $.

À la Banque Laurentienne, il n'y a pas eu de changements aux frais de base depuis 2013 et aucun changement n'est prévu pour le moment.


Extrait de : Banques : Les profits records ne suffisent pas, Léo-Paul Lauzon, 17 décembre 2013

Coup d'oeil sur cet article

Encore des profits records Notre confortable oligopole bancaire canadien (c’est la revue The Economist qui le dit) vient de réaliser une fois de plus des profits records pour réaliser une fois de plus des profits records pour l’année 2012-2013. 4,2 milliards$ pour la Banque de Montréal, 6,7 milliards$ pour la Scotia, 8,4 milliards$ pour la Royale, 3,4 milliards$ pour la CIBC et 6,7 milliards$ pour la TD. Well done! Qui paie ces gros profits sinon vous et moi?

Gros profits records sans prendre pratiquement aucun risque, puisque les prêts problématiques sont effectués par les institutions financières d’État, comme la Banque de développement du Canada, la Société canadienne d’hypothèque et de logement, la Banque de développement du Québec et par tous les ministères. Si les banques, toujours assoiffées d’argent vite fait, perdent du fric en misant sur des instruments dérivés et des papiers commerciaux pourris, n’ayez crainte, Québec et Ottawa vont s’empresser de les secourir avec l’argent du public, comme ce fut le cas lors de la crise financières de 2008 : «Les banques canadiennes ont reçu des milliards en aide» (La Presse, 1er mai 2012).

Pour de plus gros profits records, les banques exigent des baisses d’impôts et plus d’abris fiscaux Même si tout le monde sait que le Canada est un paradis fiscal pour les banques et les entreprises et en débit de profits records engrangés à chaque année, elles exigent quand même des baisses d’impôts tout le temps : «Les banques canadiennes veulent un assouplissement du régime fiscal» (Le Devoir, 16 août 2011). Assouplissement (quel joli nom) du régime fiscal même si : «Entreprises canadiennes : des taux d’imposition parmi les plus bas au monde» (La Presse, 5 mars 2010). Il y a aussi : «Le Canada, champion de la compétitivité fiscale» (25 septembre 2012). Voulez-vous vraiment d’autres preuves?

Et, évidemment, afin de remplir davantage leur gros cochon, elles exigent la privatisation des pensions de retraite et de la santé publique et demandent plus d’abris fiscaux comme les REER, les CELI, les REEE, etc., qu’elles vont administrer et s’opposent dans à l’encadrement de leur évasion fiscale dans les paradis fiscaux.

Prenons le cas de la Banque de Montréal Comme je vous l’ai mentionné, la Montreal Bank a réalisé un énième profit record en 2013 de 4,2 milliards$. Incroyable mais vrai, les détenteurs de capitaux furent franchement déçus et même vexés d’un si «petit» profit. Le marché s’attendait à beaucoup plus. Ça fait que la journée de l’annonce de ces «maigrichons» bénéfices, l’action de la Banque de Montréal a perdu 3,28$, soit 4,5% de sa valeur. Cé ben pour dire. C’est comme si un employé serait insulté de recevoir une hausse de salaire record. C’est carrément pas seulement indécent, mais criminel de vouloir à tout prix et par tous les moyens d’en vouloir plus que les profits records «décevants».

Flusher d’autres employés et recourir à la venue d’étrangers au Canada même Afin d’améliorer «l’efficacité de leurs activités», mots propres de la Banque de Montréal qui vient d’annoncer l’élimination de 1000 postes de plus afin de ne plus décevoir à l’avenir les détenteurs de capitaux avec d’aussi «petits» profits. Au diable le sort de ces employés passés au moulinet. Ils n’auront qu’à aller se faire voir ailleurs. L’important est de satisfaire le bien-être des actionnaires et des dirigeants : «Banques canadiennes : 10 milliards en bonis salariaux» (11 décembre 2012). Bonis salariaux aux boss s’entend. Et, bonnes nouvelles pour les actionnaires : «Banques. De meilleurs dividendes en vue» (27 août 2012). Et des gros en plus de ça : «Banques : un dividende extraordinaire? (18 avril 2013). Gros dividendes et aussi gros rachats d’actions comme vient de le faire la Banque de Montréal.

Et pour faire plus de «cold cash» sur le dos de la population et comme les banques canadiennes ne peuvent pas déménager leurs installations et succursales à l’étranger, comme le font les autres entreprises, pourquoi ne pas faire venir ici même au Canada des travailleurs étrangers payés moins chers avec la bénédiction et l’aide des gouvernements. Fallait juste y penser et embaucher de bons lobbyistes comme les anciens ministres conservateurs Michael Fortier et Jim Prentice, devenus hauts dirigeants à la Banque Royale et à la Banque CIBC : «La Royale s’excuse, mais persiste. Tout au plus, la banque s’engage-t-elle à trouver un nouveau poste aux 45 employés licenciés au profit de travailleurs étrangers» (Le Devoir, 12 avril 2013). Et il y a aussi : «BMO aussi recourt à des travailleurs étrangers. La banque dit toutefois respecter l’esprit de la loi» (Le Devoir, 11 avril 2013). C’est comme pour l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux, les frais bancaires abusifs et les taux d’intérêt quasi-shylockiens sur leurs cartes de crédit, elles respectent en tout temps la loi et son «esprit». C’est pour ça qu’elles font toujours des profits records à chaque exercice. Des activités américaines décevantes pour la Montreal Bank Ah ben, aux États-Unis, les activités de la Banque de Montréal ont été nettement décevantes. Vous m’en direz tant. Au Canada, il est si facile de réaliser des profits records pour nos banques canadiennes qui opèrent dans un cadre oligopolistique. La collaboration plutôt que la concurrence entre banques a bien meilleur goût.

Même un singe bien programmé pourrait diriger une banque canadienne.

Mais aux States, c’est pas pen toute le même environnement, là où nos très chères banques canadiennes qui s’y aventurent ont à se frotter à des centaines de concurrents dans l’industrie bancaire, contre six au Canada, et à affronter des gros joueurs comme Bank of America, JP Morgan Chase, Citigroup, etc. Voilà pourquoi elles délaissent parfois les États-Unis : trop de concurrence «belliqueuse» et agressive. Vous vous demandez toujours pourquoi les frais bancaires de toutes sortes sont plus élevés au Canada qu’ailleurs en général et chez l’Oncle Sam en particulier? Le cas des banques canadiennes illustre bien la vraie nature du capitalisme dans lequel préséance est toujours donnée aux actionnaires et aux dirigeants. Les employés ne sont que des ustensiles jetables et compressibles en tout temps.

Et la Banque Nationale maintenant En gros titres le 5 décembre 2013 : «Banque Nationale. Résultats en baisse; effectif réduit». Imaginez le profit net de 2012 de 1,63 milliards$ a chuté «dramatiquement» à 1,55 milliards$ en 2013. Qu’à cela ne tienne, il a fallu couper dans le gras des employés ordinaires mais surtout pas dans les parachutes dorés des patrons et des vaches sacrées des actionnaires : «La Banque Nationale hausse son dividende (Hourra!). Le bénéfice net a régressé (1) à 1,55 milliards$ pour l’ensemble de l’exercice 2013» (Le Devoir, 5 décembre 2013).

Nos élus à Québec et à Ottawa voient passer ces profits records indécents réalisés par les banques canadiennes. Mais pas question pour eux d’augmenter un tant soi peu leurs impôts. Au contraire, ils préfèrent les baisser et les subventionner davantage. Ils sont plus courageux pour taxer les travailleurs qui s’appauvrissent, d’augmenter les taxes régressives à la consommation et la tarification des services publics. En plus, ils annoncent continuellement des coupures dans nos services publics qu’ils qualifient de «dépenses d’épicerie».


Peer-To-Peer Lending Expands To Canada

Voyons donc, je suis une grosse banque canadienne avec un oligopole.

Nettement plus rentable de spéculer sur le marché que de m’occuper d’une pauvre petite PME.

Mr Schäuble and Angela Merkel, the German chancellor, have been campaigning for a financial transaction tax for more than a year, convinced that it would discourage the most extreme forms of speculative trading in the financial markets.

“I believe that it is in the interest of the financial sector itself that it should concentrate more on its proper role of financing the real economy, and ensuring that capital is allocated in the most intelligent way, instead of banks conducting the bulk of their trading on their own account,” said Mr Schäuble. “That is in the long-term interest of the financial sector.” (1)

Donc, à des défaut d’avoir des banques canadiennes pour supporter l’économie réelle du petit peuple, nous avons ‘peer-to-peer lending’ provenant des États-Unis.


Extrait de: OnDeck Peer-To-Peer Lending Expands To Canada, Alexandra Posadzki, The Canadian Press, 04/28/2015

TORONTO - OnDeck Capital, a U.S.-based online marketplace where small businesses can secure loans, is expanding its offerings in Canada, joining a growing number of technology-oriented lenders that promise to transform the financial services landscape.

Experts say Canada has been slow to embrace peer-to-peer lending, a burgeoning industry that provides consumers and small business owners an alternative to the banks by pairing them with institutional investors and wealthy individuals willing to lend them cash.

The concept is gaining popularity south of the border, as well as in parts of Europe and in China.

"Innovations often take longer to arrive here," says Andrew Graham, the chief executive of Toronto-based Borrowell, an online platform launched a month ago that allows consumers to borrow money at rates ranging from 5.9 to 18 per cent.

In the U.S., two large peer-to-peer lenders made initial public offerings last December:

1.      LendingClub, which loans money to consumers, and

2.      OnDeck, which serves small businesses.

Peer to peer landingNow, after an initial trial period where it offered small loans — $50,000 or less — to Canadian firms, OnDeck has set its sights on expanding north of the border, joining a handful of homegrown startups including Fundthrough, which lends to small businesses, and Grouplend and Borrowell, serving consumers.

OnDeck, which has delivered over $2 billion in loans since 2007, will now be offering loans of up to $150,000 to Canadian companies.

"We're really excited about the Canadian marketplace," said Rob Young, the company's senior vice-president of international operations. "It's our first international foray."

For consumers, peer-to-peer loans are cheaper than typical credit card rates and less cumbersome than borrowing from a bank.

"Our algorithms are available 24-7," says Kevin Sandhu, CEO of Vancouver-based Grouplend. "They don't take vacation, they don't take sick days. You can come in the middle of the night, Saturday afternoon, they're there."

For small businesses, borrowing from marketplace lenders may cost more than going through a bank. However, many small business owners don't have a choice.

Steven Uster, the Toronto-based founder of FundThrough, says small businesses are underserved by Canadian banks.

"Loans that are under $250,000 just aren't profitable for the banks," said Uster. "It takes a lot more work and a lot more time, and they'd rather do the larger-sized loans."

Surtout pour les nôtres, ils ont réussi à faire plus de profits dans une seule année que tous les déficits des provinces incluant le fédéral, pas un seul politicien fédéral ayant assez de couilles pour dire, cela suffit .

Facile d’acheter des politiciens, ne trouver pas ?

Because they offer their services exclusively online and don't have to maintain large, costly branch networks, marketplace lenders like FundThrough have lower operating costs and can turn a profit on smaller loan amounts, said Uster.

While lending money to strangers could seem like a risky investment proposition, peer-to-peer lenders say they analyze mountains of data to determine a borrower's credit worthiness.

"There is an immense amount of technology and data available that traditional lenders like banks and credit card companies really don't take advantage of," said Sandhu.

"At the end of the day, they really rely on things like a three-digit credit score and maybe some simple metrics around employment. We look at hundreds, and in some cases thousands, of data points around all of our users."

A number of banks have expressed concerns about tech companies challenging their business models and eating into their profits. In a recent letter to shareholders, JPMorgan Chase CEO Jamie Dimon cautioned that "Silicon Valley is coming."

Several Canadian bank CEOs have made similar comments during their annual shareholder meetings over the past few months. TD Bank (TSX:TD) chief executive Bharat Masrani said technology companies, including alternative lenders, are creating heightened competition in the financial services space and enjoy advantages because they are smaller and more nimble.

RBC (TSX:RY) CEO Dave McKay said the bank will need to work with financial technology startups in order to thrive in what is becoming an increasingly digital world.

Graham says that although it's a "scary time" for banks, particularly those who fail to adapt quickly enough to technological innovation, there is also ample opportunity for traditional lenders and financial technology startups to collaborate.

"We think there's an opportunity to partner with banks and provide the kinds of products we're providing to their customers," said Graham.


China is moving faster on full convertibility of the renminbi

Panique sur le pétrodollar ?

En plus des problèmes politiques des Etats-Unis, le dollar américain a du souci à se faire. Le dollar est maintenu à flot par des marchés financiers manipulés et la pression que Washington exerce sur ses vassaux qui doivent faire tourner leurs propres planches à billets afin de soutenir la valeur de la devise américaine en achetant des dollars. Pour maintenir le dollar à flot, une grande partie du monde connaîtra l’inflation monétaire. Lorsque les gens finiront par piger et se rueront sur l’or, ils s’apercevront que les Chinois ont tout pris.

Sergueï Glazyev, un conseiller de Poutine, a dit au président russe que seule une alliance contre le dollar pour qu’il s’effondre pourrait arrêter l’agression de Washington. C’est mon opinion depuis longtemps. Il ne peut y avoir de paix tant que Washington pourra créer de la monnaie pour financer plus de guerres.

Ainsi que le gouvernement chinois l’a déclaré, il est temps de «désaméricaniser le monde». Le pouvoir à Washington a totalement déçu, ne produisant rien d’autre que des mensonges, de la violence, de la mort et la promesse de plus de violence. L’Amérique n’a d’exceptionnel que le fait que Washington a, sans aucun remords, détruit en tout ou partie sept pays depuis le début du XXIe siècle. A moins que le pouvoir à Washington ne soit remplacé par des dirigeants plus humains, la vie sur terre n’a aucun avenir. (1)


La Chine multiplie les accords d’échange de devises : Canada, Qatar, Corée du Sud...

Bas du formulaire

clip_image001Le phénomène de dé-dollarisation continue à s’étendre, et cela au profit de la monnaie chinoise, le renminbi (ou yuan, alias RMB). Les accords d’échanges de devises directs avec la Chine se multiplient partout dans le monde : Canada, Qatar, Corée du Sud, etc., précipitant la fin du dollar US comme monnaie de référence pour les échanges commerciaux. 

La Chine signe un accord avec le Canada…

Au cours des derniers jours, la Chine a signé des accords monétaires directs avec le Canada, qui devient ainsi le premier centre de Renminbi [alias yuan] offshore  en Amérique du Nord, comme le relatent les analystes de CBC, qui suggèrent que « cela pourrait doubler, voire tripler le niveau du commerce canadien avec la Chine », diminuant la nécessité d’utiliser le dollar.

Selon CBC,

« Autorisée par la Banque centrale de Chine, la transaction permettra de faire des affaires, directement, entre le dollar canadien et le renminbi chinois, court-circuitant l’élément intermédiaire (dans la plupart des cas, le dollar américain).

Les exportateurs canadiens, forcés d’utiliser la devise américaine pour faire des affaires en Chine, sont confrontés à la hausse des coûts de change et à des délais plus longs pour conclure des affaires.

“C’est quelque chose dont le Premier ministre a parlé. Il veut que les entreprises canadiennes, en particulier les petites et moyennes entreprises, fassent de plus en plus d’affaires en Chine, en y vendant des biens et des services”, a déclaré depuis Pékin Catherine Cullen de CBC. »

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Extrait de: Toronto becomes first renminbi trading hub in North America, By Pete Evans, CBC News Posted: Mar 23, 2015

Direct exchange hub could smooth way for businessess doing deals in China

After stock markets closed on Monday, Toronto became the first trading hub in North America for China's currency, known as the renminbi or yuan.

Chinese government dignitaries, Federal Finance Minister Joe Oliver and his Ontario compatriot Charles Sousa attended a ceremony in Toronto Monday evening to formally announce the first conversion from yuan to Canadian dollars.

The announcement makes Toronto the first such trading hub in the Americas that has permission to be a clearinghouse for Chinese renminbi (which means "people's money" in Chinese). There are currently only a handful of such hubs outside China, including Paris, London, Moscow, Singapore, Tokyo, Seoul and Sydney, Australia.

In practical terms, such hubs make it easier to do business with China because without one, Chinese money has to first be converted into a currency like the U.S. dollar before being again converted into loonies to make investments here, or even pay for supplies.

"What the hub does is it provides the potential to get a good price," says David Watt, the chief economist of HSBC. "It sets up a way for Canadian businesses to call their local banker and say "we've got a deal to import Chinese material and we'd like to pay for it in RMB not U.S. dollars."

Monday's announcement will make Toronto the only authorized trading hub for renminbi anywhere in the Americas. (The Associated Press)

The hub eventually will allow people on both sides to take out that middle man and convert renminbi directly into Canadian dollars and vice versa.

"It should give Canadian businesses the confidence to increase trade."

No need for middle man

Watt says China is moving faster on full convertibility of the renminbi and could loosen rules further by the end of the year.

The Canadian hub is likely to attract business from Central and South America, as well as the U.S. and Canada, he said in an interview with CBC’s The Exchange with Amanda Lang.

"It does create opportunities for Latin American companies to do some of their trading in renminbi through Toronto as well because it’s the same time zone, active pricing, so you no longer have to worry about market dead zones in trading [with] other countries," Watt said.

It's a huge market that Canadian businesses are eager to be more active in. And the hub could give them a leg up on the billions of dollars that are already flowing between the U.S. and China.

"Bilateral trade between China and the U.S. alone is worth more than $550 billion US per year," director Michael Burt with the Conference Board of Canada said recently. "If even a small share of these transactions pass through Canada, they could generate considerable transaction fees for Canadian financial institutions."

Financial institutions benefit

"Canadian financial institutions may benefit by providing associated services, such as yuan-denominated accounts, and the issuing of yuan-denominated securities."

​Australia signed a similar deal to become a yuan trading hub in 2013. The two countries have since signed a free trade deal.

Next to the U.S., China is Canada's second-largest trading partner, but Canada is only China's 21st-largest, with $77 billion in bilateral trade between the two countries last year. Ottawa says trade between Canada and China supports more than 470,000 jobs in Canada a year, which was about 2.67 per cent of total Canadian jobs.

The renminbi has become a major world currency relatively quickly. Roughly a decade ago, it was not widely held outside of China due to strict regulations Beijing imposed on where it could be used. From there, it has grown to be one of the most-traded currencies in the world along with the U.S. dollar, the euro, the yen, the British pound, the Canadian dollar and the Swiss franc.


 

 

 

L’addiction


L'addiction vue par un court métrage glaçant par konbini

Ukraine : Un carnage sur la place Maïdan pour gagner la bienveillance de Washington

J’avais publié un carnet, Conflit ukrainien, pétrole, le gaz et l’OTAN dans toute sa splendeur, l’auteur mentionnait :

Il est renversé en février 2014. Et maintenant, on en vient au nœud du débat, c’est-à-dire à l’aggravation des protestations par les tireurs d’élite de Maïdan. Il est intéressant de constater: les tireurs d’élite – selon les informations en ma possession – tiraient aussi bien sur les manifestants que sur les policiers. Cela est très inhabituel. Ici, on peut très bien penser que c’était une action des services secrets pour précipiter l’Ukraine dans le chaos.

S’il s’avère que Poroschenko est venu au pouvoir grâce aux tireurs d’élite, alors nous avons donc affaire avec un putsch du gouvernement sans nous en apercevoir. 


Extrait de : Eurodéputé polonais: "les snipers du Maïdan, c'est notre opération", Andrei Stenin, Sputnik, 20.04.2015

La vérité sur les snipers qui ont tiré sur la place Maïdan à Kiev en février 2014 éclate au grand jour grâce aux révélations d'un eurodéputé.

Le député au Parlement européen et candidat à l’élection présidentielle polonaise du 11 mai prochain Janusz Korwin-Mikke a déclaré que les snipers qui ont tiré sur la place Maïdan à Kiev en février 2014 avaient été entraînés en Pologne, rapporte Wiadomosci.

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"Maïdan, c'est notre opération. Je siégeais au Parlement européen à côté du ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Paet. Dans un entretien avec la chef de la diplomatie européenne de l'époque Catherine Ashton, ce dernier a reconnu que c'étaient nos hommes qui en réalité ont tiré sur la place Maïdan, et non ceux du président russe Vladimir Poutine ou de l'ancien chef de l'Etat ukrainien Viktor Ianoukovitch", a raconté l'eurodéputé.

Et d'ajouter que 40 manifestants et 20 policiers avaient alors été tués pour provoquer les désordres.

"Nous le faisons pour gagner la bienveillance de Washington", a répondu le politicien, interrogé sur les mobiles de Varsovie.

Par ailleurs, M.Korwin-Mikke a dit qu'il voudrait voir une Ukraine indépendante, mais la plus faible possible.

Selon lui, les événements en cours en Ukraine sont une agression des Etats-Unis contre la Russie.

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Dans son interview à Wirtualna Polska, le candidat à la présidence polonaise a reconnu: "Oui, c'était aussi notre opération. On entraînait les snipers en Pologne également (…) Enfin la vérité éclate au grand jour".

Les troubles massifs en Ukraine de novembre 2013 à février 2014 ont fait des dizaines de morts parmi les protestataires et les policiers, ce qui s'est soldé par un changement de pouvoir et la destitution du président Viktor Ianoukovitch. L'opposition s'est emparée du pouvoir dans le pays


The start of a wealth tax : Mansion tax

Comme les États Providence sont tous sur le bord de l’insolvabilité. Des taxes sur le patrimoine vont apparaître, dans ce cas-ci ce sont les maisons qui sont au-dessus de 3 millions.

Londres au cours des deux dernières décennies a reçu d’énormes investissements dans l’immobilier par les étrangers (Arabe, Chinois, Russes), évidemment, comme à Vancouver les résidents n’ont plus les moyens d’acheter une résidence dans leur propre ville.

Cette taxe rapportera presque de 1.8 milliards de revenus supplémentaires par année, peut-être cela calmera les ardeurs aux étrangers d’acheter des résidences au Royaume-Unis et de donner la chance au peuple de reprendre possession de leurs villes.


Extrait de: Who would pay a “mansion tax, BY H.C. & THE DATA TEAM, The Economist, Apr 26th 2015

 

BRITAIN FEATURE PACKAGE LONDON SOHO

AN ENGLISHMAN’S home, it is said, is his castle. Little surprise then that the prospect of a mansion tax” on British property worth over £2 million ($3 million) has rich homeowners up in arms. Even celebrities are voicing their opposition; stars like Sol Campbell, an ex-footballer, and Myleene Klass, a singer, have lambasted the proposal. But they could not deter both the Labour Party and the Liberal Democrats from including the tax in their election manifestos. Labour says the tax (which they reckon would raise about £1.2 billion a year) will be progressive. Those with homes just over the threshold would only pay about £3,000 per year, and owners of affected homes with low incomes would be able to defer the tax payments until their property was sold. The threshold would also rise over time in line with the average increase in high-value property prices. But opponents of the tax object that it will primarily hit residents of modest homes in pricey London, rather than “mansions”. That, they say, is unfair to long-term residents who, though paper millionaires, did not ask for their homes to soar in value. Who will pay the mansion tax?

 

Bienvenue d’avoir laissé les étrangers conquérir le marché immobilier, ou vous payez les taxes ou vous vendez avec un majestueux gain de capital, vous ne pouvez pas avoir le beurre et l’argent, vous êtres devenus millionnaires sans effort à cause de décision politique, maintenant vous devez contribuer.

The Economist crunched the numbers on all property sales in England and Wales between 2009 and 2014 to estimate the number of “mansions” in each constituency. In total, around 91,000 English and Welsh properties would incur the levy if the threshold were set at £2m. About 74,000 (81%) of these are in London, with a further 11,000 elsewhere in the south-east. By contrast, we estimate that fewer than 100 properties in the north-east, and just 12 in Wales, are worth more than £2m.

Who would pay a “mansion tax

It comes as no surprise that the constituency with the highest number of mansions is Kensington, home to bankers and oligarchs, where almost one-third of households would have to pay the tax. Outside London, Beaconsfield in Buckinghamshire—just outside the capital—has the most mansions. Over half of English and Welsh constituencies—317 of 573—have no mansions at all. Our map shows our estimates of how many properties are worth more than £2 million in each constituency.

The uneven distribution of the tax hardly comes as a surprise. Incomes and hence income tax revenues are highest in the south-east; few label this an injustice. Similarly, the high price of London properties is down to their desirability and scarcity; economists measure wealth with prices, not floorspace. An occupant of a London house—whenever they bought it—is making use of one of society’s prized assets. However, geographical transfers are a sensitive issue in Britain. The rise of the Scottish Nationalist Party means that after May’s election, a Labour minority government might only be able to introduce the mansion tax with the support of the SNP. Residents of England, which leans toward the Conservative Party, would almost certainly resent the Scottish nationalists introducing a tax with such a disproportionate impact. Location, after all, is everything.


La démocratie une vaste plaisanterie !

Il a tout dit, je n’ai rien à ajouter.

Extrait de : « La démocratie en Europe, une vaste plaisanterie… ! », Charles Sannat, Le Contrarien,  27 avril 2015


« La démocratie en Europe, une vaste plaisanterie… ! »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Je vous dis régulièrement que nous faisons face à un mouvement mondial de réduction des libertés individuelles, que nous assistons à un recul sans précédent de la démocratie.

Vous le voyez en France où, sous couvert de lutte légitime contre le terrorisme, on cherche en réalité à encadrer et à terroriser le citoyen un peu pétochard qui « n’a rien à se reprocher ou si peu » plus qu’à nous protéger des méchants vilains. Pourquoi peut-on affirmer cela ? Pour une raison très simple. Si les paiements en espèces sont prohibés au-delà de 1 000 euros pour un résident fiscal français, ils restent autorisés jusqu’à 10 000 euros par transaction pour un non-résident fiscal. On se fiche donc ostensiblement aussi bien du financement des filières terroristes que de notre protection. Non, ce qui compte c’est bien évidemment la répression financière, la répression fiscale. Le fait que personne ne puisse échapper à l’État.

Ne soyons pas naïfs, c’est évidemment pour notre bien. Aucune politique de réduction des libertés ne saurait être acceptée par les populations si c’était pour réduire leur liberté. Alors on vous explique que c’est pour votre bien, que c’est pour lutter contre les vilains terroristes ou encore contre les très vilains fraudeurs fiscaux sans doute comme Thévenoud – dont plus personne ne parle mais qui siège toujours sur les bancs bien socialos et bien-pensants de notre gôche moralisatrice pour les autres et nettement moins pour elle-même.

Une justification idéologique évidente : construire l’Europe, augmenter la productivité, globaliser l’économie

Vous devez comprendre, mes chers amis, que lorsque l’on veut construire une Europe des multinationales qui n’a rien à voir avec l’Europe de la paix et de l’amour universel entre les peuples, la démocratie comme l’a si bien dit le ministre allemand de l’Économie c’est assez pénible.

Lorsque l’on veut avancer dans une mondialisation qui n’arrange que les multinationales et les méga-riches et dont personne ne veut, les libertés individuelles ce n’est pas très pratique.

Lorsque l’on veut vous réduire vos « acquis sociaux », vos 35 heures, vos machins formation, ou encore votre sécu ou augmenter le prix des soins, vous laisser protester c’est assez difficile à supporter.

Lorsque l’on veut vous rendre compétitif face à un petit Chinois des champs ou même des villes payé au mieux 500 euros par mois pour les plus chers mais généralement 90 dollars et 10 bols de riz pour la grande masse, enrégimenté et qui n’a pas le droit de grève mais le droit de crève, ce qui n’est pas du tout pareil, les syndicats européens, le droit du travail ou le code du même travail sera toujours trop épais pour un capitaliste exploiteur ne voulant au mieux que vous donner ce que Marx appelait déjà un salaire de « subsistance ».

L’excellence du modèle chinois

Alors face à tout cela, face à cette compétition mondiale, c’est la Chine qui a prouvé l’excellence de son modèle. D’ailleurs, la conclusion intellectuelle c’est qu’il n’y a aucune façon de lutter contre l’efficacité du modèle chinois dans une économie mondiale globale et ouverte sans adopter les mêmes techniques ou sans changer les règles, c’est-à-dire sans fermer l’économie.

Le modèle chinois c’est une dictature politique, avec un parti unique qui n’a rien d’une démocratie, avec la peine de mort pour les vilains y compris ceux qui sont juste pas d’accord avec les mamamouchis de là-bas. C’est l’absence presque totale de droit social ou de droit de grève ou même de droit tout court puisque l’une des plus jeunes professions en Chine c’est… avocat !

Bon, le temps de travail on s’en fiche, le salaire minimum aussi, les normes de sécurité… itou, bref, un paradis pour capitaliste la dictature communiste et c’est ainsi que la boucle fut bouclée et que de l’affrontement entre le capitalisme et le communisme sortit vainqueur non pas le capitalisme, comme tout le monde le pense depuis la chute de l’URSS et l’effondrement du mur de Berlin, mais un nouveau système à l’efficience redoutable, l’hybride mis au point par la Chine que j’appelle le « Co-capitalisme ». Tous les attributs de la dictature communiste mis à la disposition du capital pour produire au meilleur coût et avec la plus grande des efficacités. La seule liberté laissée au peuple étant la liberté de consommer, qui était d’ailleurs absente du monde communiste et qui fut l’une des principales causes de l’échec du système communiste.

Les peuples se fichent pas mal de leur propre liberté. Il leur faut simplement, depuis l’antiquité, du pain et des jeux. La version moderne c’est la télé-réalité et la consommation. L’hyper-consommation. Celle qui abrutit et lobotomise les masses laborieuses.

Alors pour nous adapter à ce nouveau monde, nous devons non pas refuser ce nouveau monde, protéger nos valeurs ou encore nos libertés, nous n’avons pas le droit de penser ou d’imaginer d’autres chemins (sans être taxés de tous les termes euthanasiant la pensée).

Non il n’y a « pas d’alternative », vous dira Macron. « Il faut bien accepter de réduire vos libertés », a ainsi déclaré il y a quelques jours Nicolas Sarkozy dans une confession d’une rare honnêteté et laissant apparaître au grand jour le grand mobile des « réformes » en cours qui, loin d’être uniquement économiques, concernent également chaque jour vos libertés futures et celles que vous laisserez à vos enfants.

Comme je vous le disais, ce mouvement est mondial, il est aussi européen.

Tollé au Portugal face au retour de la censure

Ainsi cet article d’Euronews, qui est loin d’être un organe de presse fasciste, explique que c’est la « bronca des médias au Portugal face au spectre du retour de la censure ».

Un nouveau texte de loi est en discussion pour que les médias soumettent leur plan de couverture du scrutin à la commission électorale et à l’entité de régulation des médias portugais.

Il est également demandé aux journalistes de s’abstenir « de tout commentaire ou jugement de valeur »… ce qui revient à dire qu’en période électorale, le droit à la liberté d’expression qui est l’un des attributs d’un régime dit démocratique – serait suspendu le temps de la campagne puisqu’il ne pourrait plus y avoir aussi bien commentaires que jugements de valeur…

Vous imaginez à quel point les peuples honnissent désormais leurs dirigeants pour que ces derniers passent ce type de lois, ou encore à quel point ils veulent vous faire avaler de futures couleuvres pour vous empêcher ainsi tout droit de protestation ?

Inutile de vous dire qu’avec une telle loi, il serait impossible d’écrire ce simple billet, oui ce simple article que vous êtes en train de lire. Il est rempli de commentaires et de jugements de valeurs que vous avez d’ailleurs parfaitement le droit de rejeter, de combattre ou d’approuver. D’ailleurs, cela porte le nom d’ »édito ».

Uniquement le droit de dire oui, uniquement le droit de dépenser, uniquement le droit d’acheter des actions…

Je ne sais pas combien de temps durera le crépuscule de ce monde. Ce que je sais c’est qu’il est condamné comme l’était l’URSS car ces systèmes sont devenus fous.

Si vous regardez avec objectivité, la politique des banques centrales n’amène qu’à une obligation d’acheter des actions… puisque cela ne baisse jamais.

Cela est une obligation à utiliser votre épargne et donc à consommer puisque les taux d’intérêt sont à zéro et seront bientôt négatifs, ce qui est la négation de la définition d’une monnaie qui doit être capable de conserver de la valeur dans le temps.

Politiquement, vous n’aurez prochainement que le droit de dire oui. Pour le reste, si vous dites non, vous serez au choix un terroriste, un fasciste, un anarchiste, un criminel, un délinquant ou un individu relevant de la psychiatrie. C’est génial la psychiatrie. Un simple préfet peut vous enfermer sans procès directement en institution sans recours, sans tambour ni trompette. D’ailleurs, l’ex-URSS affectionnait particulièrement ses psychiatres.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT


 

Boom Bust Boom reveals our unstable economic system

Mes éternels souffrent douleurs :

Une vidéo satirique sur les prétentieux économistes qui ne connaissent pas grand-chose sur l’économie réelle en pensant tout connaître.

Il y en a par contre qui excelle, mais ils ne sont pas publiés, car ils ne font partis de la clique.


Conclusion: Humble, competent people?

The Superiority of Economists“If economists could manage to get themselves thought of as humble, competent people, on a level with dentists, that would be splendid!,” Keynes famously wrote. Most modern economists have a strong practical bent. They believe in the ideal of an expert-advised democracy, in which their competence would be utilized and on display in high profile, non-elective positions in government and other institutions.

But democratic societies are deeply suspicious of (non-democratic) expertise, and economic advice, unlike dentistry, can never be humble. The fact is that – in some ways true to its philosophical origins – economics is a very moral science after all. Unlike atoms and molecules, the “objects” upon which economists seek to act have a perspective on the world, too.

Human life is messy, never to be grasped in its full complexity or shaped according to a plan: people act in unanticipated ways, politics makes its own demands, cultures (which economists do not understand well) resist. Thus the very real success of economists in establishing their professional dominion also inevitably throws them into the rough and tumble of democratic politics, forcing them to try to manage a hazardous intimacy with economic, political, and administrative power. It takes a lot of self-confidence to put forward decisive expert claims in that context. That confidence is perhaps the greatest achievement of the economics profession – but it is also its most vulnerable trait, its Achilles heel.


Les sept mauvaises idées des économistes.

clip_image004L’auteur analyse dans son livre sept idées associées à l’économie orthodoxe (ou néoclassique) qui, même si elles n’ont jamais été démontrées, sont toujours appuyées et appliquées dans les pays occidentaux. Il s’agit de :

  • La main invisible : l’auteur donne à la main invisible sa définition large, c’est-à-dire pas uniquement associée à «l’idée que des actions guidées uniquement par l’intérêt personnel de chacun peuvent contribuer à la richesse et au bien-être de tous», mais aussi au mécanisme qui permet l’équilibre entre l’offre et la demande (mécanisme que l’auteur considère une conséquence de la définition plus restreinte de la main invisible). Une belle idée, mais qui ne repose que sur du vent!
  • La loi de Say et l’austérité : il s’agit de la base théorique de l’économie de l’offre qui prétend que l’offre crée sa propre demande. Cette idée a été démontrée fausse à de nombreuses reprises, mais est encore aujourd’hui utilisée pour justifier les mesures d’austérité en Europe et même les prévisions de croissance des investissements des entreprises grâce à la baisse de leurs impôts, croissance qui ne s’observe pas dans la réalité.
  • Le rôle limité des gouvernements : Pour contrer l’idée des économistes néoclassiques (dont Milton Friedman) qui affirment que les gouvernements devraient se limiter à protéger la propriété privée et à corriger les imperfections des marchés (qui sont sensées être très rares…) et que seuls les marchés et le secteur privé peuvent créer de la richesse et des emplois. Madrick montre les nombreuses contributions essentielles de l’État, notamment dans les infrastructures, en éducation, en santé, en recherche et développement, en protection sociale, etc. Il ajoute qu’aucun lien n’a jamais pu être établi de façon claire entre l’amélioration du niveau de vie et la présence étatique dans l’économie.

Par contre, elle doit être bien gérée, les Suisses l’ont compris,
mais avec une vraie démocratie
.

  • La priorité à une inflation faible : sans nier qu’une inflation élevée puisse être nuisible (en rendant incertaines les conditions économiques à venir), l’auteur montre que la cible d’une inflation à 2 % visée par presque toutes les banques centrales ne repose sur aucune donnée empirique et est beaucoup trop faible. Il s’en prend aussi à la priorité accordée à cette cible par rapport aux autres mandats des banques centrales (maintenir le taux de chômage faible, assurer la stabilité de l’économie, etc.).
  • Les bulles spéculatives n’existent pas : ce chapitre s’en prend au concept de marché efficient qui prétend que les marchés financiers accordent toujours la valeur exacte aux actions négociées en bourse. C’est en se basant sur cette théorie (ridicule, quand on regarde les faits) que les représentants du secteur financier pressent les gouvernements de déréglementer leurs activités, car, affirment-ils, le marché s’autorégule de lui-même. Or, la dernière crise a apporté une preuve supplémentaire que oui, les bulles spéculatives existent et que ce marché ne peut pas s’autoréguler…
  • Les bénéfices de la mondialisation : sans nier certains bénéfices de la mondialisation, l’auteur s’en prend de façon véhémente à l’idéologie qui prétend qu’il faut déréglementer le commerce mondial et les mouvements des capitaux pour bénéficier pleinement des avantages du commerce international sur la croissance économique. Madrick montre que les solutions uniques, comme celles basées sur le consensus de Washington, ont détruit le tissu social et économique de bien des pays. Il favorise au contraire des solutions adaptées aux caractéristiques de chaque pays, y compris, lorsque nécessaire, des mesures protectionnistes pour défendre une industrie naissante ou essentielle à un pays (mesures qui ont d’ailleurs aidé l’économie des États-Unis au XIXème siècle, notamment face au concurrent britannique).
  • L’économie est une science : Sans difficulté, l’auteur démontre à quel point la prétention des économistes orthodoxes que l’économie est une science est erronée. Elle l’est autant en raison des hypothèses fausses des promoteurs de cette idée qu’en raison du caractère changeant de l’être humain.