Dérapage de la gauche: Dette, Fonction publique, Peuple

Bon l’année 2016 est commencée, par ou débuter ?
Je vais continuer à écrire sur mon blogue, même si je sais pertinemment rien ne changera tant aussi longtemps que le Québec pourra continuer à emprunter sur le marché avec facilité.
Quels sont les facteurs qui ont influencé la pauvreté du Québec et l’ensemble des États-Providence, elles sont multiples, j’ai aussi souvent expliqué sur mon blogue, que les causes sont multifactorielles, d’où le pourquoi des milliers de carnets.
Il très simpliste de croire qu’une simple cause à instaurer l’insolvabilité des pays occidentaux, d’où le pourquoi il est difficile d’avoir des discussions sérieuses et constructives si on refuse de regarder l’ensemble de la problématique, il y a eu autant de dérapage de la gauche que de la droite.
C’est aussi une des raisons que j’ai changé le nom de mon blogue, une droite ayant une morale, si on perd le sens de la moralité dans une société, elle peut facilement déraper et engendrer une sérieuse mauvaise distribution de richesse.
Constat :
Je vais initialement discuter de la gauche, car nos élus locaux (municipaux, provinciaux ou fédéraux) peuvent modifier la distribution de la richesse, cela nécessite du courage politique, denrée rare dans cette période où l’austérité n’est pas très populaire même si on sait que multiples privilèges accordés sont insolvables depuis des décennies.
Pour la droite c’est nettement plus difficile souvent cela demande un consensus du g8 ou du g20 et malheureusement c’est une vraie tour à Babel, car les premiers ministres des pays respectifs ont souvent des objectifs divergents selon la pression politique et économique. Nouriel Roubini a souvent dit que le G8 c’est un vrai G0 car personne ne s’entend, et je suis tout à fait d’accord avec lui, ce sujet sera consacré aux deuxièmes volets.
Donc, commençons par la gauche
Il y a plus de 30 à 40 ans, on a créé l’État providence, ce qui se résume assez simplement c’est l’art de vivre sur le dos des autres. Prenons l’exemple du Québec, il y a plus de 4 ans, j’avais mentionné, il n’y a seulement le 1/4 de la population qui fait plus de 30 000 $ dans le privé et qui tente de faire vivre le reste de la population, le reste se sont des fonctionnaires, des retraites dorées, les retraites du privé et plus de 50 % vis au seuil de pauvreté, les enfants, les gens n’ayant pas d’emplois, ainsi de suite. Il reste environ 2 millions véritables créateurs de richesses pour faire vivre 8 millions de personnes, ce qui donne environ 25 %, au secours.
1/4 de la population tente de faire vivre le reste de la population
Vous devez comprendre c’est le privé qui crée de la richesse, le reste ne sont que des dépenses, si nous prenons l’exemple dans l’absurde si tout le monde était fonctionnaires qui les paieraient.
Comme la richesse crée par le secteur privé n’était pas suffisante pour payés tous les jouets qu’on s’est accordés au cours des dernières décennies, particulièrement pour satisfaire les générations des papys et baby-boomers, il y a fallu utiliser le crédit de nos futurs enfants, c’est à ce moment que la société est devenue immorale, puisque les générations suivantes sont sacrifiées dans le but de rembourser la dette de leurs parents.
Dette immorale
Immorale, car plus de 2/3 de la dette publique du Québec a servi a payé des dépenses courantes, non pas pour payer des projets d’immobilisations, juste des caprices qu’on n’avait pas les moyens ou le coût réel a été transféré sur le dos de nos enfants.
Et ce phénomène a duré plus de 40 ans, d’où le pourquoi que l’ensemble des pays occidentaux sont rendus insolvables, ils ne sont plus capables de payer leurs capitales, on ne fait qu’emprunter de nouveau pour payer les obligations qui sont échues avec les intérêts cumulés.
Certains doivent même imprimer de l’argent ou générer du crédit virtuel pour racheter leurs propres obligations, car le marché est de plus en plus réticent à acheter des obligations qui ne rapportent rien et avec un remboursement douteux.
«Le problème avec le socialisme» , un mot resté célèbre de Margaret Thatcher, «c’est que, tôt ou tard vous êtes à court de l’argent des autres» . Cette observation est la clé pour comprendre l’insolvabilité des États-Providences.
Légitimité de l’austérité
En fait pour un programme d’austérité, soit légitimiste, il faut que tout le monde soit perdant, si vous oubliez un groupe d’intérêts vous êtres perdants.
Et c’est là le problème de Charest, Marois et Couillard ils ont assommé la population de 14 milliards de taxes additionnelles, mais n’a rien coupé dans la fonction publique.
Nos chers fonctionnaires font les mêmes salaires, les mêmes avantages sociaux possèdent les mêmes augmentations salaires dus à l’ancienneté et possèdent les mêmes retraites dorées et le fonctionnement de l’État est toujours imputable de rien et toujours inefficaces.
En fait, nos partis politiques toujours égaux à eux-mêmes ont préférés satisfaire ces groupes d’intérêts et d’ajouter 14 milliards de taxes au lieu de réduire véritablement les dépenses après on se demande pourquoi l’économie est à plat, normales, ils ne restent plus de marges manœuvres pour dépenser à moins d’utiliser le crédit à outrance.
Qui a profité particulièrement de ces dépenses excessives.
Les grands gagnants sont les employés du secteur public, car pendant plus de 40 ans, ils ont fait du chantage syndical sur le dos de la population. Un exemple simple : un chauffeur d’autobus de la ville de Montréal fait autant qu’un ingénieur, mais en plus, on lui a donné une retraite dorée insolvable.
Sachant qu’il y a plus de 890,000 personnes dans le secteur public (sens large) et environ 425,000 (sens large) qui reçoivent des retraites dorées, donc, plus de 1.4 million-personnes sont dans la colonne des dépenses, et n’ont jamais eu une baisse majeure depuis 20 ans, donc, il s’est constitué un système de classe privilégié.
Long term winners and losers

Si vous examinez ce graphique, quels sont les gagnants :

1.       Les présidents des compagnies surtout quand tu es assis sur des milliards de profits.

2.       Le monde financier fait des milliards de profits grâce à la virtualité de la monnaie et la libéralisation des flux financiers.

3.       La fonction publique maintenant leurs avantages dus au chantage syndical depuis des décennies sur le peuple du secteur privé.

4.       Tandis que le peuple du secteur privé lui souffre, pourtant c’est lui qui est le véritable créateur de richesse.

Exemple : Au Québec plus de 50 % des gens à la retraite dans le secteur privé reçoivent le supplément garanti (15,000 $ par année), donc, il vivre tout simplement dans la pauvreté, par contre on donne des retraites dorées au ex-secteur public, sans personne se sente offusqué, le système est tellement corrompu que s’en est pathétique.

Les nobles de l’État-providence
Il y a plus de six ans, j’avais écrit un carnet La royauté politique et la noblesse de la fonction publique, il est toujours d’actualité la seule différence le cas s’est aggravé.
Il s’est créé 3 classes :
1.       La royauté (les politiciens)
2.       La noblesse (fonction publique)
3.       Le peuple (secteur privé) où 2 millions d’entre eux tente de faire vivre les autres 6 millions.
Alors, quand nos chers politiciens vous parlent d’austérité, ils excluent bien sûr, la royauté et la noblesse, par contre c’est le peuple qui doit payer les pots cassés et les générations futures (par endettement) pour maintenir leurs privilèges, belle hypocrisie !
Public, privé : 8 différences
Quand il s’agit de comparer dans le détail les conditions de travail, de licenciement, de retraite, d’aides sociales… entre secteur public et secteur privé, on constate à quel point, que leurs chantages syndicaux ont drôlement fonctionné.

N’oubliez jamais, c’est le privé qui crée la richesse, la fonction publique n’est qu’une dépense.
 
1.      Recrutement : entretiens dans le privé, concours dans le public
2.       Pas de licenciement pour les fonctionnaires titulaires, vivre la permanence et la sécurité d’emplois, on maintient l’incompétence et la NON-IMPUTABILITÉ.
3.       Salaires : 17 à 37 % plus élevés dans le public que dans le privé.
4.       Temps de travail : 3 à 6 heures de moins que dans le privé.
5.       Mobilité : bien plus forte dans le privé, évidemment dans le privé la compagnie peut cesser ces opérations, le public, c’est un service.
6.      Cotisations sociales : les avantages sociaux 15 à 20 % supérieurs aux secteurs privés.
7.       Retraites : des retraites dorées illégales et insolvables.
8.       Arrêts maladie et absentéisme, fléau de la fonction publique.
Le peuple
Même si la fonction publique joue une grosse part du gâteau de notre déficit, on doit aussi parler du dérapage du peuple.
Nous avons cumulé plus de 276 milliards de dettes ou le 2/3 n’est que pour payer des dépenses d’épiceries ajoutées plus de 253 milliards de péréquations, nous avons flambé plus 435 milliards qu’on n’avait pas pour se permettre des privilèges qu’on n’avait pas les moyens.
But of the $510 billion equalization shelled out since 1957 (in inflation-adjusted 2011 dollars) Quebec has received $253 billion.
Ne jamais oublier, qu’un politicien ne travaille jamais pour le bien commun, si le bien commun est un mot qui est nécessairement mal défini, par contre, il ne gère pas en bon père de famille pour satisfaire la pérennité, la seule morale qu’il possède c’est de rester un pouvoir, s’il doit arnaquer toutes futures générations, il s’en fout totalement aussi longtemps qu’il reste au pouvoir.
Le peuple a une morale très élastique, elles se résume simplement, coupe sauf dans ma cour, comme tout le monde se sont fait accordés des cadeaux sous financer, personne ne veut les perdre.
D’autant plus, seulement le ¼ de la population assume les vrais coûts, alors, la majorité va voter pour maintenir le statu quo, ou tout parti qu’ils leurs donnent encore des cadeaux.
·       C’est pour cette même raison, que j’avais mentionnée à l’ADQ, vous perdez votre temps pour rejoindre la CAQ, ce n’est pas votre message qui est mauvais, c’est le peuple qui veut ne rien savoir.
 
·       Le parti fédéral Libéral a gagné cette année, car c’est le seul parti qui parlait d’augmenter les dépenses au lieu de parler d’austérité, même si nous avons plus de 1,2 trillion de dettes pour 34 millions d’habitants.
C’est pourquoi, que je ne connais aucun parti réformiste dans le monde qui s’est fait élire tant aussi longtemps qu’ils n’ont pas frappé le mur pour se faire refinancer.
La démocratie représentative fonctionne, mais si le 3/4 de la population vit aux dépens du premier ¼, la démocratie devient un fiasco et inévitablement se dirige vers une faillite.
Évidemment, le peu de population qui paie réellement des impôts, explique l’immobilité de l’État Providence, ce n’est pas unique au Québec, mais typique des États-providence.
La démocratie a été achetée par des cadeaux empoisonnés (règle d’or non respectée), car aucun ne veut perdre leurs cadeaux (coupent, sauf dans ma cour !), les règles démocratiques sont ainsi faussées.
«La démocratie ne peut fonctionner adéquatement lorsqu’une majorité substantielle de personnes produisant une déclaration de revenus est exemptée du coût de ses décisions puisqu’elle verse une somme minime ou nulle à titre d’impôts directs»
 
Malheureusement, nous avons créé une société ayant une morale très élastique ayant un arrière-goût d’égocentrisme et de narcissisme.

Bienvenue à l’année 2016!


Lectures supplémentaires :

1. Dérapage de la gauche: Dette, Fonction publique, Peuple

2. Dérapage de la droite: Libéralisation et CDS

3. Dérapage de la droite: Mondialisation

4. Dérapage de la droite: Fiscalité, Évasion, Salaires, Subvention

5. Dérapage de la droite : Finance: cupidité excessive

6. Les gagnants : La classe moyenne des pays émergents

7. Les perdants : La classe moyenne des pays occidentaux

8. Dérapage de la droite: Banques : Trillions de profits, Peuple : Trillions de dettes

9. Dérapage de la droite: Le capitalisme de copinage

10. Dérapage de la droite : La monnaie singe des banques centrales

11. Dérapage : QE (pour maintenir son train de vie)

12. Dérapage : les taux d’intérêts à zéro sinon négatif

13. Dérapage : Les économistes scélérats

14. Dérapage : Les politiciens sont-ils ignorants ou incompétents ?

15. Dérape : Profits sans prospérité

16. Dérape : Des démocraties déresponsabilisantes

17. Dérapage Harper : Baisser les impôt de société, le Canada un désastre économique (1)

18. Dérapage Harper : Un $ cdn surévalué trop longtemps, le Canada un désastre économique (2)

19. Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

20. Dérapage Harper : D’avoir créé une économie asymétrique (4)

21. Dérape Harper: multiples signatures d’accords de libre-échange totalement inefficace (5)

22. Conclusions des dérapages