Les gagnants : La classe moyenne des pays émergents

Les gagnants et les perdants de la mondialisation

3.  Les gagnants : La classe moyenne des pays émergents

En fait, je ne suis pas contre la mondialisation, par contre, elle a été imposée par une oligarchie américaine de façon sauvage au pays occidental, sans tenir compte des gains sociaux et des règles environnementales que nous avons cumulées au cours des siècles.

Quant seul le coût du salaire compte, aucuns pays occidentaux ne pourra rivaliser avec les pays émergents quand l’individu producteur dans les pays émergents fait un salaire 3 à 5 inférieure, n’ayant peu d’avantages sociaux sinon nuls et ne possédant aucune contrainte : environnementale, de plus, il est aussi productif et intelligent que nous, jamais notre coût de production sera inférieur à eux, car tous nos gains cumulés au cours des siècles pour créer une société plus égalitaire se retrouvent dans le coût final du produit.

Pendant des siècles les pays occidentaux ont exploité les pays émergents, un juste équilibre s’imposait, par contre, prescrire une mondialisation sans discernement a détruit la classe moyenne des pays occidentaux, car la mondialisation détruit beaucoup plus d’emplois qu’elle en crée pour les Occidentaux.

A.      BRICS dans une perspective comparative

Les cinq pays qui forment les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) se singularisent, dans les années 2000, à la fois par une forte croissance économique – liée au processus de transformation économique et plus précisément d’ouverture commerciale et financière – ainsi que par une diminution de la pauvreté.

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Commerces des marchandises en 2014

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Déjà en 2014, les pays émergents produisaient plus de 41 % de la production mondiale, évidemment la production qui a été transférée dans les pays émergents ne se retrouve plus dans les pays occidentaux, donc, chômage anémique et qualité d’emploi en pleine régression dans les pays occidentaux.


Commerce des services commerciaux, 2014

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Rappelez-vous quand nos politiciens incompétents et nos économistes charlatans vous clamaient que nous allons compenser la diminution de la production occidentale par le commerce du service, eh bien non !

Déjà en 2014, plus de 34 % du commerce du service se fais dans les pays émergents.

·       Appelé pour un service pour réparer un produit d’une multinationale, vous avez de grandes chances, qu’il vous baragouine avec un français discutable, mais, soyez assuré, il est payé 5 à 10 fois moins cher, si vous le faisiez.

·       Demandé à un programmeur de Montréal, qui a de plus en plus de difficulté à trouver des emplois payants, car, il compétitionne contre les salaires des programmeurs Indiens, comptabilité, avis juridique, tout y passe.


clip_image008La chine

En introduisant la Chine à l’OMC (2001) sans contrainte sociale et environnementale (imposer par les oligarques américains), on a délocalisé la production des pays occidentaux vers la Chine, tout en perdant le savoir-faire.

Nos banques, nos multinationales et le peuple chinois sont gagnants, le perdant : pauvres petits peuples occidentaux.

Si vous examinez ces statistiques, la Chine avait une balance commerciale équilibrée avant 2001.

Ajouter 3 ans (2004) pour construire les usines vous constater que la balance commerciale commence à avantager sérieusement la Chine.

Évidemment nos multinationales voyant qu’il y avait 1,3 milliard de petit Chinois à affamer ont exploité le filon au maximum.

Réf : China's Exports & Imports, 1952-2014

Entre temps, nos américains voulant toujours maintenir leur train de vie même s’il était déficitaire à commencer à imprimer de la dette à outrance (US Bonds).

Pas grave, puisque le dollar US est la monnaie du commerce international, personne ne va nous en tenir rigueur, en plus, ils n’ont aucun souci de se faire taper par les agences de notations, car, ils sont tous américaines

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Alors, les Chinois produisaient des biens réels et se faisaient payer par la dette américaine, sauf, les Chinois n’étaient pas fous, acheter des bonds fraîchement imprimer n’était pas leurs principaux objectifs, c’était de continuer la délocalisation et le transférer le savoir-faire et ils ont très bien réussis.

Essayer de produire une simple I-Phone dans les pays occidentaux vous y en être tout à fait incapable.

Tim Cook (Président d’apple) as suggested that China's vocational schools actually produce more of the kinds of skilled workers needed for high-tech products. "I mean, you can take every tool and die maker in the United States and probably put them in a room that we're currently sitting in,"In China, you would have to have multiple football fields."

Et c’est cela que les Chinois voulaient obtenir : les usines de production et le savoir-faire, il se foutait totalement s’il était payé par des obligations américaines bidons, maintenant essayer de délocaliser ces mêmes usines sans le savoir-faire, bonne chance !


B.     PIB par habitant

La convergence des BRICS vers les pays riches n’est pas mécanique et ces pays émergents sont encore loin des niveaux des pays riches de l’OCDE en termes de PIB par habitant. Nous pouvons néanmoins signaler la dynamique vigoureuse des BRICS vers un rattrapage économique, notamment à partir des années 2000.

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C.     Diminution de la pauvreté

La Banque mondiale retient deux seuils de pauvreté : un seuil supérieur, connu sous le nom de « 2 dollars par jour », et le seuil de « $ 1,25 dollar par jour » qui mesure la pauvreté extrême. Le choix de l’un ou l’autre de ces seuils dépend du niveau de développement des pays.

Le graphique 7 montre que les cinq pays considérés présentent des progrès dans la diminution de la pauvreté, avec notamment une diminution impressionnante en Chine. Il faut également souligner qu’avant de diminuer dans les années 2000, la pauvreté avait augmenté en Russie et en Afrique du Sud pendant la décennie 1990.

Graphique 7. Évolution des niveaux de pauvreté (1990-2010) - Pourcentage de la population se trouvant sous le seuil de 2 $ par jour.

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Nul doute n’existe sur la croissance rapide des BRICS (notamment durant la décennie des années 2000) et son effet sur la réduction de la pauvreté, en particulier de la pauvreté extrême. Cette diminution a été particulièrement impressionnante en Chine. Toutefois, la croissance n’a pas également profité à tous. Au contraire, les inégalités n’ont cessé de se creuser dans la plupart des pays, à l’exception du Brésil.

D.    Une relation complexe entre mondialisation et inégalités

Au début de cet article, nous avons signalé les deux caractéristiques partagées par les économies dites émergentes : ce sont des pays qui depuis vingt ans connaissent une croissance économique importante (voire très forte en Chine et en l’Inde), ainsi qu’une transformation du mode de financement de leur développement. Les BRICS sont caractérisés par un accroissement de leurs parts de marché dans le commerce mondial de biens et de services, ainsi que par l’ouverture mondiale de ces marchés financiers. Toutefois, l’étude de la dynamique de ces économies en termes de croissance et d’inégalités nous a montré qu’il n’existait pas de relation univoque entre les deux phénomènes.

De la même manière, l’analyse de ces économies montre que la relation entre mondialisation et inégalités est loin d’être un phénomène simple. Encore au début des années 1990, des institutions financières internationales telles que la Banque mondiale, à partir de certains tests économétriques menés notamment dans les pays asiatiques, défendait l’idée selon laquelle il était toujours bénéfique pour un pays de s’ouvrir au commerce international : le libre-échange devait augmenter le taux de croissance (à condition que le pays « pauvre » en travail qualifié et en capital, mais « riche » en travail non qualifié se spécialise selon ses dotations relatives en facteurs de production), tout en diminuant les inégalités, la demande de travail non qualifié devant croître et celle de travail qualifié diminuer (Salama, 2006).

Pourtant, nous avons observé que l’ouverture n’a pas diminué les inégalités, mais qu’au contraire, dans la plupart des cas étudiés, celles-ci ont augmenté de manière vigoureuse.

Seul le Brésil a pu diminuer l’inégalité (bien qu’il demeure l’un des pays les plus inégaux au niveau mondial). Certains éléments évoqués dans cet article montrent qu’un pays peut s’ouvrir de manière très différente aux marchés mondiaux. Et que la politique d’ouverture ne peut expliquer à elle seule la montée ou la diminution des inégalités. Le rôle de l’État, les politiques économiques (monétaire, budgétaire, industrielle, sociale, etc.), ainsi que les conditions initiales (économiques, sociales et institutionnelles) de chaque pays se combinent et donnent comme résultat une configuration singulière de la distribution des revenus dans un moment donné de leur histoire.

En résumé

La mondialisation a permis aux pays émergents de sortir de la pauvreté extrême, par contre, elle a créé des dommages collatéraux dans les pays occidentaux. Tel que mentionné au début de mon carnet, je ne suis pas contre la mondialisation, mais elle aurait dû être implantée avec beaucoup plus de finesse.

Car en tant qu’occidentaux, on va certainement sacrifier 3 à 4 générations pour tenter une meilleure distribution de la richesse mondiale, entre temps, nos multinationales et nos banques se gavent en trillions de profits pour exploiter la nature humaine à l’échelle mondiale.

Je ne suis pas sûr que les jeunes générations des pays occidentaux vont vouloir jouer ce jeu de rôle, car un jeune qui n’a plus d’espoir est un extrémiste en attente.

Attendez-vous d’avoir de sérieux conflits sociaux si on ne règle pas les inégalités de richesse et comme les pays occidentaux ont de plus en plus de difficulté à se faire refinancer, vous ne pourrez pas toujours vous dérober de vos obligations à régler les vrais problèmes par l’échappatoire de l’endettement, car vous devenez de plus en plus insolvables.

Avis aux intéressés …


Référence :

1.       Le texte en italique provient du document : Revue de la régulation Capitalisme, institutions, pouvoirs

2.       Certains graphiques : Statistiques du commerce international 2015, OMC.


Lectures supplémentaires :

1. Dérapage de la gauche: Dette, Fonction publique, Peuple

2. Dérapage de la droite: Libéralisation et CDS

3. Dérapage de la droite: Mondialisation

4. Dérapage de la droite: Fiscalité, Évasion, Salaires, Subvention

5. Dérapage de la droite : Finance: cupidité excessive

6. Les gagnants : La classe moyenne des pays émergents

7. Les perdants : La classe moyenne des pays occidentaux

8. Dérapage de la droite: Banques : Trillions de profits, Peuple : Trillions de dettes

9. Dérapage de la droite: Le capitalisme de copinage

10. Dérapage de la droite : La monnaie singe des banques centrales

11. Dérapage : QE (pour maintenir son train de vie)

12. Dérapage : les taux d’intérêts à zéro sinon négatif

13. Dérapage : Les économistes scélérats

14. Dérapage : Les politiciens sont-ils ignorants ou incompétents ?

15. Dérape : Profits sans prospérité

16. Dérape : Des démocraties déresponsabilisantes

17. Dérapage Harper : Baisser les impôt de société, le Canada un désastre économique (1)

18. Dérapage Harper : Un $ cdn surévalué trop longtemps, le Canada un désastre économique (2)

19. Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

20. Dérapage Harper : D’avoir créé une économie asymétrique (4)

21. Dérape Harper: multiples signatures d’accords de libre-échange totalement inefficace (5)

22. Conclusions des dérapages