Dérapage de la droite: Le capitalisme de copinage

Capitalisme de copinage (Crony capitalist)

Un vrai système basé sur le copinage

clip_image002L'expression "capitalisme de copinage" désigne une économie dans laquelle la réussite en affaires dépend de relations étroites entre le business et le pouvoir : favoritisme dans la distribution des autorisations légales, subventions gouvernementales, allègements fiscaux etc.  Plus le budget de l'État est grand, plus les occasions de copinage se multiplient.

Le capitalisme de copinage avec le pouvoir politique, est une perversion du capitalisme de laissez-faire ou de libre marché. Bastiat a montré que lorsqu’un gouvernement outrepasse sa fonction de protection des personnes et des biens, cela incite des groupes d’intérêt à rechercher des privilèges et à influer sur le gouvernement pour obtenir des avantages au détriment des contribuables et des consommateurs. Les revenus et les richesses sont alors redistribués et les ressources gaspillées.

Un vrai système basé sur le copinage

"Le système tout entier est corrompu"
"Le gouvernement. Les banques. Les banques centrales. Les grandes entreprises".

Les gens utilisent toujours leur richesse et leur pouvoir pour tenter de se protéger. Parfois, ils les utilisent aussi pour prendre de la richesse et du pouvoir aux autres. C’est de la corruption. C’est ce pour quoi le gouvernement a été conçu — permettre à un groupe d’en dépouiller un autre. Si l’élite ne pouvait pas en profiter, pourquoi se donneraient-ils la peine de gouverner ?

Ces 35 dernières années

Telles que les choses se sont déroulées, en tout cas, nous les baby-boomers, nous avons pris les choses en main dans les années 80. Nous sommes aux commandes depuis. Ces 35 dernières années, nous avons corrompu l’économie, les marchés et le gouvernement lui-même.

Bien entendu, dans les années 70, une partie du sale boulot avait déjà été faite. L’administration Nixon s’était débarrassée de la devise honnête. L’horizon était dégagé. Nous pouvions utiliser cette nouvelle devise basée sur le crédit pour pervertir toute l’affaire.

Le gouvernement des États-Unis était limité, autrefois. C’était toute l’idée de la constitution : restreindre le pouvoir des autorités. Une bonne partie des contraintes était financière. La monnaie elle-même était limitée à "l’or et l’argent seulement".

La nouvelle devise, avec l’attitude insouciante qui l’accompagnait, a tout changé.

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Les autorités peuvent faire tout ce qu’elles veulent — y compris tuer des gens — tant qu’elles trouvent le bon angle de communication. Prétendez que vous êtes en train de lutter contre le terrorisme, les drogues, le racisme, le réchauffement climatique, le manque de consommation ou le tabagisme et personne ne pose de questions. Chacun des combats coûtait de l’argent… et chacun était perdant. Mais pas pour tout le monde.

A présent, le capitalisme n’est plus. C’est désormais le copinage qui règne, où les entreprises cherchent à s’attirer les faveurs des autorités. Pourquoi un tel changement ? C’est plus profitable.

Aux États-Unis pour chaque dollar dépensé afin d’influencer la politique, les entreprises les plus politiquement actives du pays ont reçu 760 $ du gouvernement. Le total de 4 400 milliards de dollars représente deux tiers des 6 500 milliards de dollars que les contribuables individuels versent aux Trésor fédéral".

Cela revient à un retour sur investissement de 75 900%, précise.

Return of investment of Lobbying

Le vrai capitalisme signifiait autrefois prendre des risques… travailler dur… avoir de la chance… et découvrir l’avenir. Le copinage est plus sûr. Il privilégie de vieilles entreprises bien établies — celles qui peuvent se permettre des lobbyistes coûteux. Il ne mène pas à la création de richesse ou au progrès, mais il facilite la tâche des politiciens et des planificateurs centraux. Ils savent où est l’argent !


Crony Capitalism: Unhealthy Relations Between Business and Government

clip_image006The remarkable success of capitalism in the United States has been made possible by widespread public support for that system. Sadly, in recent years, and especially since the September 2008 financial crisis, that support has seriously eroded.

Increasingly the public is coming to view the system as unfairly benefitting the few and as favoring Wall Street over Main Street.

To some critics, one reason for the perceived recent shortcomings of economic performance — and allegedly capitalism itself — is the rise of so-called “crony capitalism:” deals between some private interests (business, anti-business interests, professions, social groups) and government that “pick winners” and thereby also pick losers, on the basis of political influence rather than merit.

Total lobbying expenses in the United States in 2014, by sector (in million U.S. dollars)

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1.      Crony capitalism reduces the overall degree of competitiveness of the U.S. economy. Those measures favor incumbents at the expense of new entrants, and contribute to increased market concentration that makes for a less competitive economy

2.      Crony capitalism results in rent-seeking through subsidies or taxes that benefit vested interests at the expense of others, rather than the pursuit of profit through socially and economically productive behavior.

3.      Crony capitalism impedes fundamental economic reforms which might be expected to yield substantial efficiency and equity gains to the economy and for which there might be widespread bipartisan public support. An egregious case is tax reform, where special interest groups oppose the simplification of the tax code and the elimination of tax expenditures that might make possible a simpler tax system with substantially lower marginal tax rates on all taxpayers.

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What the Canadians bankers did not reveal

The above chart illustrates the history of Canada’s federal debt; obviously something went terribly wrong after 1974. Over a 108 year period (1867-1974) the accumulated debt shows as nearly a flat line growing to only $21.6 billion. But around 1974, the debt began to grow exponentially and, over a mere 39 years, it reached over $600 billion in 2013.

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So, what happened around 1974? In that year

The presumption was that borrowing from a central bank with the power to create money on its books would inflate the money supply and prices. Borrowing from private creditors, on the other hand, was considered not to be inflationary, since it involved the recycling of pre-existing money.

What the bankers did not reveal,

although they had long known it themselves, was that private banks create the money they lend just as public banks do.

The difference is simply that a:

1. Publicly-owned bank returns the interest to the government and the community,

2. While a privately-owned bank siphons the interest into its capital account, to be re-invested at further interest, progressively drawing money out of the productive economy.

Paul Hellyer,2 also notes that lobbying by the banks and adoption of monetarism — the idea that “markets know best” and should be without regulation, and that public services should be privatized — took hold.

Esclave des banquesSo, around 1974, the Government of Canada began to borrow all of the monies to cover its shortfalls from the private sector at interest rather than creating money through the Bank of Canada interest-free.

In other words, since 1974, the Bank of Canada has not been acting in the best interest of its shareholders: the people of Canada.

According to Paul Hellyer, from 1974–1975 to 2010

Canadian taxpayers have paid
1,1 trillion, ($1,100,000,000,000)
in interest on the federal debt to private lenders.

And consider this: from confederation to 1974, Canada fought two world wars, went through a major depression, constructed major infrastructures such as the St. Lawrence Seaway, Trans-Canada Highway, International airports, Canadian National Railway, and brought in social welfare programs such as Family Allowance, Old Age Security pensions, Canada Pension Plan, Universal Health Care and wound up with a total accumulated debt of only $21.6 billion.

Today our federal debt is approaching $600 billion and the government is continually cutting services while our infrastructure is not being maintained. Meanwhile, the private banks keep increasing their already obscene profits. This “subsidy” to the private banks must end.

The solution to this problem is simply

1.      For the government to stop borrowing money from the private banks at interest and borrow from the Bank of Canada at no interest.

2.      The private banks should also be prevented from creating money.

That right should be returned to the People of Canada through the Bank of Canada.

Réf: Canada’s federal debt


Lectures supplémentaires :

1. Dérapage de la gauche: Dette, Fonction publique, Peuple

2. Dérapage de la droite: Libéralisation et CDS

3. Dérapage de la droite: Mondialisation

4. Dérapage de la droite: Fiscalité, Évasion, Salaires, Subvention

5. Dérapage de la droite : Finance: cupidité excessive

6. Les gagnants : La classe moyenne des pays émergents

7. Les perdants : La classe moyenne des pays occidentaux

8. Dérapage de la droite: Banques : Trillions de profits, Peuple : Trillions de dettes

9. Dérapage de la droite: Le capitalisme de copinage

10. Dérapage de la droite : La monnaie singe des banques centrales

11. Dérapage : QE (pour maintenir son train de vie)

12. Dérapage : les taux d’intérêts à zéro sinon négatif

13. Dérapage : Les économistes scélérats

14. Dérapage : Les politiciens sont-ils ignorants ou incompétents ?

15. Dérape : Profits sans prospérité

16. Dérape : Des démocraties déresponsabilisantes

17. Dérapage Harper : Baisser les impôt de société, le Canada un désastre économique (1)

18. Dérapage Harper : Un $ cdn surévalué trop longtemps, le Canada un désastre économique (2)

19. Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

20. Dérapage Harper : D’avoir créé une économie asymétrique (4)

21. Dérape Harper: multiples signatures d’accords de libre-échange totalement inefficace (5)

22. Conclusions des dérapages