Dérapage de la droite: Fiscalité, Évasion, Salaires, Subvention

Les gagnants et les perdants de la mondialisation

Les gagnants :

1.  Les multinationales

a)      Chantages fiscales

Une autre lacune des idéologies prônant la mondialisation, c'est leur grande difficulté à arrimer les régimes d'imposition à cette nouvelle réalité économique. Dans un monde fibre d'entraves économiques, les multinationales peuvent magasiner leur régime d'imposition et choisir le pays qui leur offre les taux d'imposition les plus avantageux.

Au fil des ans, cette dynamique a plongé les pays dans une concurrence féroce et a engendré une chute dramatique des taux d'imposition applicables aux multinationales.

Cette crise, c’est la classe moyenne – celle des contribuables particuliers – qui la subira, car elle doit compenser en impôts et en taxes le manque à gagner des impôts de société.

Au Canada

Les réductions d'impôt des sociétés étaient censés stimuler la croissance économique et la création d'emplois, mais une nouvelle étude portant sur ​​plus de 90 années de données soutient ces réductions n’ont rien fait pour aider la croissance fait - en fait, cela montre qu'ils ont peut-être ralenti l'économie vers le bas.

En effet, les entreprises ne font pas ce qu'ils devaient faire de leur manne fiscale, selon l'étude du Centre canadien de gauche de politiques alternatives.

Au lieu de tourner l'argent ainsi libéré dans des investissements qui créeraient de nouvelles activités économiques et de nouveaux emplois, les grandes entreprises ont commencé à stocker de plus grandes réserves de trésorerie - ou «argent mort», comme l'ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, appelé en 2012 .

Au cours des trois dernières décennies, les gouvernements du Parti progressiste-conservateur Brian Mulroney, libéral Jean Chrétien et conservateur Stephen Harper tous les impôts sur les sociétés réduits. Aujourd'hui, le taux fédéral est de 15 pour cent, en baisse d'un taux de 36 pour cent dans les années 1980.

Il est le plus faible taux a été depuis la Grande Dépression, et "trésor de trésorerie des entreprises" du pays est proche de tous les temps. les taux d'imposition sur les hauts revenus et les sociétés ont été coupées, tandis que l'utilisation des niches fiscales et les paradis fiscaux se sont multipliés. La conversion de la taxe de vente au détail aux taxes sur la valeur ajoutée tels que la TPS / TVH a changé les coûts de ces taxes aux consommateurs et à l'écart des entreprises. Et avec le téléchargement des responsabilités aux provinces et aux municipalités, ces paliers de gouvernement se sont appuyés sur l'augmentation des taxes plus régressives. Notre système fiscal est devenu si régressif que le top 1% paie un taux global d'imposition plus faible que les 10%.

Voilà qui est intéressant, parce que de nouveaux numéros de Statistique Canada indiquent que le tas de «argent mort» de Corporations Canada oscille maintenant à 680 milliards $  - encore plus  que la dette nationale du Canada.

Le calendrier plus large montre la horde de l'argent mort de Corporations Canada a plus que doublé depuis 2005, passant de 355 milliards $ au cours du temps de chef conservateur Stephen Harper dans le bureau à 680 milliards.

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Selon un  rapport de 2014  par le Fonds monétaire international, la taille de la cachette de l'argent mort de Corporations Canada est la plus forte croissance parmi les pays du G7 .

Laissant des tas d'argent inactif sur cette échelle signifie «les entreprises canadiennes peuvent être manquantes sur les possibilités d'investissement productifs", a déclaré le FMI.

Voilà un facteur qui contribue à la baisse de l'investissement des entreprises au Canada dans les machines et R & D, la faible croissance de l'emploi et la croissance économique stagnante.

Entreprises canadiennes fait maintenant  au dernier rang  parmi les pays pairs quand il vient à l'investissement dans la R & D selon le Conference Board du Canada, blesser notre capacité à construire une économie par l'innovation.

Et même si les Canadiens ont été enseigné à maintes reprises que la réduction des impôts des entreprises stimulera l'investissement des entreprises et de stimuler la croissance économique, tous les éléments de preuve à la conclusion contraire.

les taux d'imposition des sociétés ont été presque réduit de moitié, passant de 28% en 2000 à seulement 15% aujourd'hui.

Réductions de l'impôt des sociétés entre 2006 et 2015 ont coûté au Trésor fédéral d'environ  12 milliards $ par année  selon le Bureau parlementaire du budget.

b)      L’évasions fiscales

En raison de la cadence et l'intensité de la clip_image004mondialisation et de la numérisation croissante des processus de plus en plus économiques ont une dimension internationale. En conséquence, un nombre croissant d'entreprises adaptent leurs structures aux systèmes juridiques nationaux et étrangers et les lois fiscales. En l'absence de règles réalistes, les Etats perdent des revenus dont ils ont besoin de toute urgence afin d'assumer leurs responsabilités. Dans le même temps, la question de la justice fiscale est de plus en plus pressant, parce que le nombre de contribuables qui font une contribution adéquate au financement des biens et services publics est en baisse.

La lutte contre les paradis fiscaux est au point mort. Le G20 est incapable de combattre efficacement ces centres financiers opaques car trop d’États membres sont concernés.

clip_image006De façon poli, trop de premier ministre et de président sont élus grâce à la finance, ex :  (Obama – Wall Street, David Cameroun – Centre financier de Londres, Trudeau -Bay Street) pensez-vous qu’ils vont voter pour une transparence fiscale, quand leurs postes ont été financés par de généreux donateurs.

La déclaration du sommet du G20 était pourtant sans appel. « L’ère du secret bancaire est terminé », avait déclaré dans leur communiqué final les chefs d’Etat des vingt pays les plus riches du monde s’engageant à prendre des sanctions contre « ces trous noirs de la finance mondiale » par lesquels transitent près de 800 milliards chaque année.

Une évasion qui entraîne des pertes considérables pour les États entre 350 et 500 milliards dans le monde, selon la Banque mondiale.

Shining light into dark places

An estimated $21 to $32 trillion of private financial wealth is located, untaxed or lightly taxed, in secrecy jurisdictions around the world. Secrecy jurisdictions - a term we often useas an alternative to the more widely used term tax havens - use secrecy to attract illicit and illegitimate or abusive financial flows

 

Pour l’ONG, même si des progrès ont été enregistrés avec notamment les traités bilatéraux, les paradis fiscaux n’ont pas disparu contrairement à ce que laisserait penser la liste publiée par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

Échange d’informations fiscales

clip_image008Enfin l’ONG révèle dans son rapport une liste de l'ONG Tax Justice Network, un réseau de spécialistes engagés dans la lutte contre les paradis fiscaux, qui pointe du doigt 73 territoires dans le monde.

Le score d’opacité est mesuré à partir de 15 critères dont notamment le secret bancaire, la coopération judicaire, la coopération fiscale mais aussi les activités criminelles. Parmi les pays qui cultivent un fort degré d’opacité, on trouve notamment le Luxembourg, la Suisse, les Iles Caïmans, Hong-Kong, le Liberia et le Ghana. Mais aussi des membres du G20 comme le Royaume-Uni (21), les États-Unis (6), le Canada (17) ou le Japon (10).

Shadow Banking

Évidemment nos multinationales et le 1 % a déjà trouvé une parade, si le G20 veut tenter de savoir ce que nous avons cumulés dans les paradis fiscaux, bye, bye !,.

Nous avons déjà transféré notre argent vers les banques non régularisées et évidemment les politiciens le savent très bien, juste une façade pour faire croire au peuple foncièrement naïf que nous travaillons TRÈS TRÈS fort pour que tout le monde paye une juste part des impôts.

Nouveaux chiffres montrent que l'industrie du shadows banking a augmenté d'un bond de $ 5 trillions en 2013 à 75 $ trillions de dollars en 2015.

Les acteurs de ce marché en pleine expansion (fonds d'investissements, fonds monétaires, sociétés de financement, assureurs...) agissent «comme les banques» en prêtant de l'argent collecté auprès d'investisseurs, mais ne sont soumis à aucune régulation, indique le Fonds monétaire international dans un rapport, on spécule, mais les profits restent cachés.

Note : C’est pour cette raison qu’il est très difficile d’avoir un débat économique sérieux si on ne connaît pas les ficelles internationales de la finance, alors, quand le peuple demande que les multinationales payent leurs justes parts d’impôts.

Ce n’est pas le ministre du Québec ou du Canada qui va changer grand-chose, c’est une décision du G20 et le G20 malheureusement est constitué par multiples ministres ou présidents qui sont en poste grâce à l’appui des financiers, le président américain en est un exemple. Alors, ils vont tenter de maintenir la tour à Babel le plus longtemps possible, pour que le 1 % et les multinationales fassent le maximum de profits en s’abottant la régularisation.

c)       Chantages salariales

Évidemment, les multinationales vous disent que vos salaires sont trop élevés, si on éliminerait tous les couts sociaux, vous auriez encore un salaire de 3 à 5 fois trop élevés par rapport aux pays émergents, et comme le QI et la production du Chinois, de l’Indien ou du Mexicain est aussi élevée que vous, votre chat est mort, c’est une situation est sans issue.

Vous allez devenir de plus en plus pauvre pour atteindre le salaire équivalent à un pays émergent, et comme il y a plus de 3 milliards de personnes dans les pays émergents à satisfaire, cela risque d’être long, longtemps, avant qu’on atteigne un équilibre salarial entre les pays émergents et les pays occidentaux.

Et comme, les multinationales n’ont pas le temps à perdre à renégocier les contrats de travail, puisqu’il n’y a plus de barrière tarifaire, il délocalise tout simplement.

Les partisans du libre-échange mondialiste soulignent que grâce aux délocalisations et aux importations en provenance des pays à bas salaires, jamais les prix dans les hypermarchés n’ont été aussi bas.

Mais c’est oublier que les consommateurs ne sont pas seulement des acheteurs.

·       Ils sont également des producteurs qui gagnent leur vie et qui paient des impôts

En tant que consommateurs ils peuvent acheter des produits meilleur marché. Mais pour ces consommateurs la contrepartie de ces importations à bas prix :

·       est finalement la perte de leur emploi ou

·       la baisse de leurs salaires, ou

·       des impôts accrus pour couvrir les déficits, dû à un manque de revenus, réduisant ainsi la marge de manœuvre aux peuples pour consommer, réduisant encore plus les revenus de l’États, on se retrouve dans un cercle vicieux, ou le serpent mange sa queue pour survivre.

Dès lors les avantages apparents des produits bon marché sont plus que contrebalancés par leurs coûts économiques et sociaux réels de toutes sortes »

À quoi ça sert d’avoir un TV Samsung 40" 1080p à 497,98 $,
si tu n’as plus de JOB.

The global competitive landscape does not have borders.”

 

Pourtant, lorsque le processus de mondialisation a commencé, les économistes ont projeté que le nouveau contexte allait être plus favorable aux pays en développement et le monde serait meilleur. Or il s'avère aujourd'hui que ce n'est pas le cas. Les plus riches se sont enrichis davantage et les plus pauvres se sont compliqués la vie, on le constate avec le salaire median dans les pays occidentaux.

The recession & Job recession

La «reprise» en termes d'emplois peut se résumer comme suit: des tonnes de salaires mal rémunérés, une diminution des emplois de la classe moyenne, et peu d'emplois en haut.

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Les États-Unis ont maintenant une grande partie de sa population active dans des emplois à bas salaires. Cette situation est problématique lorsque le coût du logement, la santé, l'automobile, l'énergie, et de l'université tout semble être à la hausse à une vitesse vertigineuse.

Over the long term, the picture is pretty clear. Effectively, inflation-adjusted US median household incomes are still roughly where they were in 1989, when they hit $53,306.

That means the American middle class
 hasn’t made durable progress for
25 years
.

And median household incomes are still more than 6.5% below the peak back in 2007, when they were $57,357. (1)

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Nos politiciens incompétents et nos économistes apprentis sorciers nous ont promis une monde meilleure, meilleure pour qui ? pour vos petits amis !.

Il y a plus de 15 ans, on acceptait la Chine dans l’OMC (11 décembre 2001) et c’est à partir de ce moment que le bal à commencer, sauf, on n’était pas invité.

Belle fumisterie !

d)      Chantages subventions

·       Un autre effet pervers de la mondialisation, le chantage fiscal ou tous les cadeaux attitrés pour garder les compagnies en place.

 

·       Les subventions aux entreprises, et de façon plus large les politiques industrielles – l’idée d’encourager l’industrie X au lieu de l’industrie Y – sont inefficaces. En subventionnant une entreprise, l’État lui permet de consommer des ressources et de la main-d'oeuvre, qui deviennent indisponibles pour les autres entreprises. Et comme l’État ne peut «encourager» de cette façon toutes les industries, cette politique nuit aux nombreuses entreprises qui n’ont pas la chance – ou les bons contacts – d’obtenir la subvention.

 

·       Les gouvernements ont tendance à la diffusion irresponsable l'argent dans le paysage des entreprises, promettant toutes sortes de résultats admirables, comme l'innovation, la croissance économique et la création d'emplois. Mais après les annonces sensationnelles et les cérémonies d'inauguration sont terminées, les gouvernements font un travail lamentable d'assurer leurs objectifs ambitieux sont jamais rencontrés.

 

·       Les entreprises canadiennes ont un dossier détérioration de l'investissement dans la R & D et les nouvelles technologies, en dépit des généreuses incitations fiscales et autres subventions. Les dépenses des entreprises canadiennes en matière de R & D a continué de baisser au cours de la dernière décennie, de glisser en dessous de 1 pour cent du PIB, se classant 26e au Canada sur 41 pays rivaux , selon la science et la technologie de Conseil de l'innovation de l'Etat du rapport Nation 2014 .

 

·       Et trop souvent, les incitations pendaient par une province volent tout simplement des emplois d'une autre province, sans aucun gain net pour l'économie canadienne.


Lectures supplémentaires :

1. Dérapage de la gauche: Dette, Fonction publique, Peuple

2. Dérapage de la droite: Libéralisation et CDS

3. Dérapage de la droite: Mondialisation

4. Dérapage de la droite: Fiscalité, Évasion, Salaires, Subvention

5. Dérapage de la droite : Finance: cupidité excessive

6. Les gagnants : La classe moyenne des pays émergents

7. Les perdants : La classe moyenne des pays occidentaux

8. Dérapage de la droite: Banques : Trillions de profits, Peuple : Trillions de dettes

9. Dérapage de la droite: Le capitalisme de copinage

10. Dérapage de la droite : La monnaie singe des banques centrales

11. Dérapage : QE (pour maintenir son train de vie)

12. Dérapage : les taux d’intérêts à zéro sinon négatif

13. Dérapage : Les économistes scélérats

14. Dérapage : Les politiciens sont-ils ignorants ou incompétents ?

15. Dérape : Profits sans prospérité

16. Dérape : Des démocraties déresponsabilisantes

17. Dérapage Harper : Baisser les impôt de société, le Canada un désastre économique (1)

18. Dérapage Harper : Un $ cdn surévalué trop longtemps, le Canada un désastre économique (2)

19. Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

20. Dérapage Harper : D’avoir créé une économie asymétrique (4)

21. Dérape Harper: multiples signatures d’accords de libre-échange totalement inefficace (5)

22. Conclusions des dérapages