Dérapage de la droite: La monnaie singe des banques centrales

La monnaie singe des banques centrales
Les perdants :
Le peuple en général incluant une dette souveraine
insoutenable sur le dos de nos enfants.
Pendant plus de trente ans, les pays occidentaux ont tenté de contourner le déclin de la qualité de vie en émettant de la dette.
Pour faire simple, disons que les nations souveraines ont dépensé bien plus que ce que leur permettaient leurs recettes fiscales, et qu’elles ont décidé d’émettre de la dette (ou d’emprunter de l’argent) pour financer leurs divers programmes sociaux pour satisfaire les papys babys boomers.
Dette USCette situation nous était autrefois présentée comme un problème temporaire. Mais comme les politiciens nous l’ont prouvé à maintes reprises, un excès de dépenses n’est jamais temporaire. Ex : Aujourd’hui, 47% des ménages américains bénéficient d’une forme ou d’une autre d’aides sociales émises par le gouvernement.
Une telle situation n’est pas temporaire… elle est endémique.
Toutes ces dépenses sont financées grâce à de la monnaie empruntée, d’où la bulle sur les obligations, la plus grosse bulle de l’histoire financière : un monstre de 200 trillions de dollars qui gonfle désormais de plusieurs trillions de dollars tous les quelques mois.
Et je n’écris pas ça pour donner de l’effet à ce que j’écris.
Au cours des sept années de l'Administration Obama, le gouvernement fédéral a accumulé plus de 8 trillions de dollars en dette supplémentaires. Dans la même période, la FED avait créé environ 4 trillions de dollars d'argent neuf dans le système bancaire.
En d'autres termes, la réserve fédérale a imprimé plus de 4 trillions de dollars provenant de nulle part, pour payer 50 % des nouvelles dettes.
currency warN’est-ce pas facile, pas besoin d’assumer nos responsabilités et gérer avec prudence, par contre, cette tendance à vouloir imprimer de la monnaie de singe a des conséquences, elle a tendance à sur évaluer les autres monnaies, alors les autres joueurs commencent à jouer le même jeu pour faire d’évaluer leurs monnaies par rapport aux dollars US, alors nous avons un cadeau additionnel une belle guerre monétaire.
Pourquoi, tant d’impression ? Parce qu’ils ne disposent pas de l’argent nécessaire au remboursement de leur dette passée qu’ils doivent aujourd’hui rembourser… alors ils émettent de la nouvelle dette pour obtenir l’argent nécessaire au remboursement de leur dette la plus ancienne, bien sûr, ce sont les banques qui profitent de la situation, car ils doivent emprunter sur le marché financier international.
Nous avons accumulé tellement de dettes qu’il faut masquer notre insolvabilité par la création de monnaie.
Modele Ponzi creation monétaireVoilà qui a tous les airs d’une combine à la Ponzi… mais les États-Unis ne sont pas les seuls à en faire ainsi. A l’échelle globale, la bulle sur la dette souveraine représente plus de 200 trillions de dollars. Toutes les grandes nations du monde enregistrent un ratio dette/PIB de plus de 100%, qui n’inclue que la dette présente sur leurs bilans… et ne prend pas en compte les passifs non capitalisés que sont par exemple retraite dorée, coût de la santé et la sécurité sociale tous d’ailleurs sous-évaluées.
C’est pourquoi la Fed et toutes les autres banques centrales du monde sont terrifiées à l’idée de voir grimper les taux d’intérêt : parce que tout ce qui ressemble de près ou de loin à une normalisation des taux d’intérêt est synonyme de banqueroute pour de nombreux pays.
Le QE n’a jamais eu pour objectif de créer des emplois et de générer la croissance… il n’a jamais été rien de plus qu’une tentative désespérée des banques centrales d’établir un palier sous le marché des actions pour que les taux ne grimpent pas, car si le marché constate que le risque est de plus en plus grand d’acheter des obligations souveraines, il va exiger un plus haut taux d’intérêt.
Petit problèmes si les pays occidentaux subiraient une hausse de 4 % pour financer leurs dettes, l’ensemble de ces pays seraient en faillites, une déresponsabilisation de l’États Providences depuis 30 ans.
C’est aussi pourquoi les banques centrales ont maintenu les taux d’intérêts à ou sous zéro. Elles ne peuvent pas se permettre de laisser les taux grimper.
Since the financial crisis in 2008, global debt has increased by $57 trillion. By the end of 2014 the amount of world debt reached $199 trillion. Experts warn that additional steps and new approaches must be taken to avoid economic collapses around the world.
The only countries that were able to cut their debt were Argentina, Romania, Egypt, Saudi Arabia, and Israel. Of those countries, who had the highest debt-to-GDP ratio increase (the ratio between a country’s government debt and its gross domestic product):
“The greatest danger is central bankers—they’re going to bankrupt the world. That’s for sure. It’s only a question of when and how it will occur.” (1)
C’est aussi pourquoi les banques centrales ont maintenu les taux d’intérêts à ou sous zéro. Elles ne peuvent pas se permettre de laisser les taux grimper.
Aux États-Unis, chaque pourcentage de hausse des taux d’intérêt est synonyme de 150 à 175 milliards de dollars de paiements d’intérêts supplémentaires par an.
Oubliez les actions, oubliez les systèmes d’évaluation, le vrai problème est ce qui se passera quand la bulle sur les obligations aura éclaté.
Quand cela se produira :
Ce ne seront pas des banques qui feront faillite,
mais des nations entières.
Entre temps, elle crée des dommages collatéraux, elle permet aux 1% de devenir plus en plus riches, car ils contrôlent le capital en spéculant et le peuplent de devenir de plus en plus pauvres, car ils se créent de l’inflation à l’échelle mondiale en imprimant de la monnaie singe.
InflationCette inflation qui ne dit pas son nom sert d’unique politique monétaire depuis plus d’une décennie. Les indices officiels de prix à la consommation la sous-estiment grossièrement. Mais surtout, ces statistiques ne tiennent aucun compte de l’inflation la plus dangereuse, celle boursière et immobilière.
En maintenant les taux d’intérêts si bas, on a créé deux bulles majeures,
1.      La bulle immobilière, en baissant les taux d’intérêts pour créer une économie par endettement, les gens avaient la possibilité de faire un plus gros paiement par mois, par contre, malheureusement les valeur des maisons ont augmentés en conséquence.
Ex : une maison à 8 % d’intérêts se vendait à 150,000 $, la même maison maintenant se vend à 300,000 $ avec un 3%.
Les gagnants :
·       Les banques, car ils vous passent de l’argent virtuel en vous demandant de rembourser du vrai capital avec des vrais intérêts
·       Et les papys et baby-boomers qui ont acheté leurs maisons avant la baisse des intérêts.
Les perdants :
·       Tous les 45 ans et moins qui ont acquis une dette 2 à 3 fois trop élevée auprès de vos institutions financières pour une maison 2 à 3 trop chers, avec des conditions de travails précaires pour pouvoir les rembourser.
        La remontée en flèche de l’immobilier est bien un type d’inflation, qui n’est pas défini comme tel par les mesures de l’inflation. Demander à jeune couple canadien d’acheter une première maison à 300,000 $ avec des salaires minables accompagnés d’une précarité d’emploi, ils en savent quelques choses.
Most overvalued housing
2.      L’autre bulle est la bulle boursière, avec de l’argent si peu cher, ceux qui avaient du capital ont spéculé sur le marché boursier.
·       Cette même bulle des prix qui avait causé le krach de 2008, et qui sera la cause inévitable du prochain krach, ces mesures excluent les prix des actifs afin de mieux nous convaincre qu’il n’existe nulle inflation, trop résolue à maintenir l’illusion d’un «effet de richesse».
Les banques centrales créent une illusion
de croissance par endettement.

Lectures supplémentaires :

1. Dérapage de la gauche: Dette, Fonction publique, Peuple

2. Dérapage de la droite: Libéralisation et CDS

3. Dérapage de la droite: Mondialisation

4. Dérapage de la droite: Fiscalité, Évasion, Salaires, Subvention

5. Dérapage de la droite : Finance: cupidité excessive

6. Les gagnants : La classe moyenne des pays émergents

7. Les perdants : La classe moyenne des pays occidentaux

8. Dérapage de la droite: Banques : Trillions de profits, Peuple : Trillions de dettes

9. Dérapage de la droite: Le capitalisme de copinage

10. Dérapage de la droite : La monnaie singe des banques centrales

11. Dérapage : QE (pour maintenir son train de vie)

12. Dérapage : les taux d’intérêts à zéro sinon négatif

13. Dérapage : Les économistes scélérats

14. Dérapage : Les politiciens sont-ils ignorants ou incompétents ?

15. Dérape : Profits sans prospérité

16. Dérape : Des démocraties déresponsabilisantes

17. Dérapage Harper : Baisser les impôt de société, le Canada un désastre économique (1)

18. Dérapage Harper : Un $ cdn surévalué trop longtemps, le Canada un désastre économique (2)

19. Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

20. Dérapage Harper : D’avoir créé une économie asymétrique (4)

21. Dérape Harper: multiples signatures d’accords de libre-échange totalement inefficace (5)

22. Conclusions des dérapages