Les perdants : La classe moyenne des pays occidentaux

Les gagnants et les perdants de la mondialisation

4.    Les perdants : La classe moyenne des pays occidentaux

En réalité, la libre circulation des marchandises et des capitaux a creusé des déséquilibres intolérables, entretenant l'illusion que des pays pouvaient vivre de l'épargne accumulée par d'autres, tout en se vidant de leur industrie.

En plein marasme, l'Occident réalise qu'il n'est plus le centre du monde. Les pays émergents sont devenus d'avides consommateurs de matières premières, de redoutables concurrents industriels, des puissances financières. Comment l'échange avec ces nouveaux géants peut-il devenir mutuellement avantageux ?

« Une économie délocalisée n’est pas une économie »

Les revenus des occidentaux n’ont pas augmenté, à l’exception du fameux 1% de la population (les plus riches).

Dans une économie basée sur la consommation, l’absence de croissance des revenus et du crédit signifie aucune croissance économique.

L’économie des pays occidentaux ne peut pas croître parce que les grandes entreprises, poussées par un néolibéralisme effréné ont délocalisé l’économie.

Les produits manufacturés sont fabriqués à l’étranger avec tous le savoir et les grappes industrielles qui y sont associés.

Regardez les étiquettes sur vos vêtements, vos chaussures, votre vaisselle et vos casseroles, vos ordinateurs, etc. ! Les emplois qualifiés se dirigent à l’étranger vers le cout de la main d’œuvre le moins chers, comme dans l’ingénierie informatique ou le milieu pharmaceutique.

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Tout cela s’est déroulé à la vue de tous, tandis que les comparses grassement payés du libéralisme déclaraient que les Occidentaux étaient bénéficiaires de ce système, un système qui donne les emplois de la classe moyenne aux Chinois ou aux Indiens.

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60 % de la population font moins que 36,859 $ par année essayer de vivre avec cela, même si l’information date de 2011, la situation est encore pire actuellement, car nos gouvernements vous ont taxé à tour de bras, ex :  le Québec à taxer de 14 milliards de taxes additionnelles le peuple depuis ces dernières années pour tenter de résoudre le déficit.

Toujours la solution simple, on taxe au lieu de réduire sérieusement la masse salariale de sa fonction publique et augmenter sa productivité pour ne pas traumatiser les groupes d’intérêts, entre temps, ayant de moins en moins de marge de manœuvre, vous consommez moins et l’économie s’écrase.

Les économistes adorent l’argent qu’ils reçoivent pour mentir. Ils ne veulent surtout pas parmi eux d’une personne qui dit la vérité.

Ils ont réduit la classe ouvrière des pays occidentaux à un niveau d'une existence de plus en plus minable. Il raconte aux travailleurs, qu'ils doivent être compétitifs sur le marché mondial, ce qui signifie qu'ils doivent être compétitifs avec le travailleurs du Bangladesh, de la Chine ou du Mexique.

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Donc, c'est une reconfiguration de sociétés d'une économie mondiale où la classe moyenne de travail est plus en plus prise dans l'étau dans lequel il n'y a pas d'échappatoire. Le système de la mondialisation du capitalisme débridé de sociétés non réglementée ne fonctionne pas pour le citoyen ordinaire, ce n’est que l’exploitation optimale du bétail humain à l’échelle mondiale.

À MOYEN ET LONG TERME, NOUS ALLONS À LA CATASTROPHE, CAR :

·       Aucune famille de peut vivre et se développer harmonieusement en vivant en permanence en situation de chômage ou de précarité et de pauvreté.

·       Le chômage ou la précarité interdisent de fait une élévation des compétences.

·       Ils permettent la montée d’inégalités abusives.

·       Ils ne permettent pas de préparer une retraite pour les vieux jours, etc.

Enfin, les inégalités commencent à paraître comme un vrai problème de la planète !   Pour l’édition 2012 du Forum de Davos, un rapport basé sur une enquête auprès de 469 experts mondiaux soulignait ce point ajoutant qu’il risque de "faire dérailler la mondialisation et menace la planète" !


L'ALERTE DU FMI

Dans son « Agenda mondial 2014 » publié en novembre 2013, le Forum avait classé la disparité grandissante des revenus au deuxième rang des risques les plus graves pour la stabilité sociale et pour la sécurité de la planète.

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Interrogée, Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), invite les « maîtres du monde » réunis à Davos à s'inquiéter que,  « dans de trop nombreux pays, les bénéfices de la croissance ont profité à trop peu de gens,ce qui n'est pas la bonne recette pour la stabilité et la durabilité » de la croissance mondiale.

L'ONG Oxfam profite de cette prise de conscience pour rendre public, un rapport intitulé En finir avec les inégalités extrêmes qui fournira matière à réflexion aux congressistes de Davos.

Selon ce document, le degré d'inégalité économique a dépassé ce qui était « nécessaire pour le progrès et la croissance ». La concentration extrême des richesses « menace de priver des centaines de millions de personnes des fruits de leur talent et de leur travail ».


UNE MENACE POUR LA DÉMOCRATIE

Predicted probabilityLa fortune du 1 % de l'humanité le plus riche s'élève à 110 000 milliards de dollars (81 126 milliards d'euros), c'est-à-dire autant que celle possédée par les 99 % restants. Ou encore 1 % des Américains les plus fortunés se sont appropriés 95 % de la croissance postérieure à la crise financière depuis 2009 et les 90% les moins riches se sont appauvris. Sept personnes sur dix vivent dans un pays où l'inégalité économique a augmenté au cours des trente dernières années.

Oxfam affirme que ces évolutions sont « moralement contestables » et qu'elles permettent aux plus riches de « biaiser les règles en leur faveur », ce qui ébranle la cohésion sociale et les fondements de la démocratie.

The U.S. government now represents the rich and powerful, not the average citizen.

In the study, “Testing Theories of American Politics: Elites, Interest Groups and Average Citizens,” researchers compared 1,800 different U.S. policies that were put in place by politicians between 1981 and 2002 to the type of policies preferred by the average and wealthy American, or special interest groups.

“The central point that emerges from our research is that economic elites and organized groups representing business interests have substantial independent impacts on U.S. government policy, while mass-based interest groups and average citizens have little or no independent influence,” the study found.


Un idéal menacé au Canada

Le Canada est le produit d'une idée bien simple: celle d'un pays où il est possible pour tous ses citoyens de croire en une meilleure qualité de vie. Nous avons bâti une société dans laquelle la compassion, la diversité et les libertés individuelles sont au coeur de notre citoyenneté. L'une des manifestations de cette citoyenneté est d'offrir à tous les Canadiens des opportunités d'améliorer leurs conditions économiques. Cela est au coeur de l'idéal canadien. Mais il se trouve que cet idéal est maintenant menacé.

L'affaiblissement de la classe moyenne est un phénomène bien réel qui repose sur un fait indéniable: les revenus individuels des gens qui font partie de la classe moyenne stagnent depuis les dernières décennies. Cela nous amène à nous poser une question que nous devons confronter au plus vite: d'où viendra la prochaine vague de croissance économique?

Il nous faut aussi composer avec des inégalités grandissantes quant à l'écart des revenus. La taille de l'économie canadienne a certes doublé au cours des 30 dernières années, mais nous savons que les bénéfices de cette croissance n'ont pas été partagés également: les plus riches en ont bénéficié davantage. Au même moment, les gens de la classe moyenne ont continué à s'endetter à des taux record et à faire face à un marché immobilier de plus en plus inaccessible, surtout dans les grandes villes telles que Vancouver, Toronto, Calgary et Montréal.

L'État a un rôle important à jouer dans la création de la richesse. Mais le succès économique doit être partagé équitablement, sans quoi il ne faudra pas s'étonner si les gens qui font partie de la classe moyenne remettent en question le système et les valeurs qui sous-tendent cette croissance.

JUSTIN TRUDEAU
Premier ministre du Canada


Lectures supplémentaires :

1. Dérapage de la gauche: Dette, Fonction publique, Peuple

2. Dérapage de la droite: Libéralisation et CDS

3. Dérapage de la droite: Mondialisation

4. Dérapage de la droite: Fiscalité, Évasion, Salaires, Subvention

5. Dérapage de la droite : Finance: cupidité excessive

6. Les gagnants : La classe moyenne des pays émergents

7. Les perdants : La classe moyenne des pays occidentaux

8. Dérapage de la droite: Banques : Trillions de profits, Peuple : Trillions de dettes

9. Dérapage de la droite: Le capitalisme de copinage

10. Dérapage de la droite : La monnaie singe des banques centrales

11. Dérapage : QE (pour maintenir son train de vie)

12. Dérapage : les taux d’intérêts à zéro sinon négatif

13. Dérapage : Les économistes scélérats

14. Dérapage : Les politiciens sont-ils ignorants ou incompétents ?

15. Dérape : Profits sans prospérité

16. Dérape : Des démocraties déresponsabilisantes

17. Dérapage Harper : Baisser les impôt de société, le Canada un désastre économique (1)

18. Dérapage Harper : Un $ cdn surévalué trop longtemps, le Canada un désastre économique (2)

19. Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

20. Dérapage Harper : D’avoir créé une économie asymétrique (4)

21. Dérape Harper: multiples signatures d’accords de libre-échange totalement inefficace (5)

22. Conclusions des dérapages