47 % de hausse pour les retraites dorées illégales et immorales, 3,1 milliards.

Québec Droite a été un des premiers blogues à parler de l’insolvabilité des régimes de retraite de la fonction publique.

"La promesse d’hier n’est que l’illusion d’aujourd’hui, 
l’illusion d’aujourd’hui n’est que la frustration de demain, 
alors mieux vaut avoir conscience aujourd’hui des réalités de demain"

clip_image002INSOLVABILITÉ DES RETRAITES DORÉES

Le vrai problème de fond de la pension par répartition, c’est la charge insupportable que la pyramide des âges fait peser sur le système. Pour faire court, le vieillissement de la population prend en tenaille le système de pension par répartition :

1.      L’augmentation du nombre de pensionnés, accéléré par les papys et baby-boomers, augmente de façon exponentielle le coût global du système ;

2.      La forte dénatalité des dernières décennies, conjuguée à la crise, diminue le nombre d’actifs dans la population, et donc la base de prélèvement des cotisations.

3.      Reculer l’âge de la retraite et augmenter les cotisations des employés ne résout rien au problème. Tout au plus recule-t-elle de quelques années l’inévitable faillite.

clip_image004Mais les gouvernants ont choisi de ne rien faire et de laisser le poids politique des décisions à prendre à leurs successeurs.

Mais au lieu de corriger le système de répartition, il vaudrait mieux le supprimer, tout simplement parce qu’il est fondamentalement mauvais. Il consiste en effet à promettre une retraite à ceux qui travaillent grâce aux prélèvements obligatoires qui seront imposés aux générations futures.

La répartition y est exposée pour ce qu’elle est : une escroquerie pure et simple basée sur le vol des épargnants et ne profitant, au final, qu’à une poignée de privilégiés.

Les politiciens, toujours très maladroits lorsqu'il s'agit des finances publiques, sont de fins renards lorsqu'il s'agit des leurs ; les pensions des députés, des sénateurs, des ministres et de l'ensemble des fonctionnaires.

Comment peut-on dire avec conviction que le Québec est une province égalitaire quand la moitié des retraités du secteur privé à leurs retraites se retrouvent au seuil de pauvreté, d’autant plus, ce sont eux les véritables créateurs de richesse.

Si on avait une vraie démocratie, au lieu d’avoir une démocratie de groupe d’intérêts, il y a belle lurette cette mauvaise distribution de richesse aurait cessé.

·       80 % des Canadiens travaillent dans le secteur privé et les deux tiers d’entre eux ne bénéficient pas de régimes de retraite agréés offerts par l’employeur.

·       20 % des Canadiens travaillent dans le secteur public et 87 % d’entre eux disposent d’un régime de retraite offert par l’employeur. La plupart de ces régimes versent des prestations garanties, peu importe leur rendement.

·       50 % des retraités du secteur privé reçoivent le supplément de revenu garanti, car ils sont trop pauvres.

Des promesses inéquitables pour le reste du peuple

Avec une retraite dorée on garantit une prestation peu importe le rendement du marché, expliquer cela au secteur privé ?

Les gens de 61 ans, où 76% d’entre eux reconnaissent qu'ils disposent de moins de 100 000 $ d'actifs financiers. Plus troublant encore : près du quart, soit 23%, avouent n'avoir rien mis de côté pour leurs vieux jours.

Avec un rendement nul actuellement sur le marché, donc, il mange rapidement leur capital pour survivre, on risque de s’approcher à plus de 80 % de pauvreté pour le secteur privé si rien ne rapporte d’ici quelques années.

L’IMMORALITÉ DES RETRAITES DORÉES

1.      Une iniquité inacceptable pour le secteur privé, plus de 50 % d’entre eux sont au seuil de pauvreté à leur retraite, en demandant le supplément de Revenu garanti, d’autant plus ironique que ce sont eux les vrais pourvoyeurs de fonds

2.      Et une arnaque INTERGÉNÉRATIONNELLE totalement IMMORALE en empruntant sur le crédit de leurs enfants, pour se permettre des retraites dorées qui n’ont à toute fin que payé le 1/3, 1/4 ou le 1/5 selon leurs conventions collectives.

3.      Les jeunes fonctionnaires, car il ne restera plus d’argent, quand viendra leur tour.

L’ILLÉGITIMITÉ DES RETRAITES DORÉES

« Puisqu’un contrat suppose un engagement réciproque de deux parties, qui suppose que chacune des parties tiendra sa parole par ses propres moyens.

Mais si un des contractants s'engage à pratiquer l'extorsion de fonds sur des tiers qui n'y sont pour rien pour tenir sa promesse, alors le contrat est frauduleux,
c'est une COERCITION

En bon québécois, ce que ça veut dire :

Nos chers politiciens ont copiné avec les syndicats pour se donner belles retraites dorées, ils ont juste oublié de dire au peuple et aux futures générations que ce sont des retraites pyramidales.

Affirmer que l'état (ou la collectivité locale) a obligation d'augmenter les impôts pour tenir un engagement dont les termes initiaux ont été mal calculés en termes de recettes et de dépense est un racket pur et simple.

Donc, M. le peuple, vous devez considérer ce privilège tout à fait ILLÉGITIME.

 

 

 

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Comme la génération millénium commence à prendre de plus en plus de pouvoir, il est grand temps que cette arnaque intergénérationnelle doit cesser, c’est peut-être dans ce changement d’attitude et de mentalité de la jeune génération que réside la meilleure des raisons d’espérer.


Extrait de : Explosion de la contribution aux régimes de retraite, MICHEL GIRARD, Journal de Montréal, 12 mai 2016

Au cours du présent exercice financier de 2016-2017, le gouvernement Couillard consacrera 40,1 milliards de dollars aux dépenses de rémunération de la fonction publique et parapublique, soit 58,8 % du budget total consacré aux programmes. C’est un montant de 5,4 milliards de plus qu’il y a cinq ans, ce qui représente une augmentation de 15,6 % par rapport aux dépenses de rémunération de l’exercice 2011-2012, sous l’ancien gouvernement libéral de Jean Charest.

Cette augmentation de la facture globale de la rémunération de l’administration publique québécoise est plus de deux fois supérieure à la hausse cumulative de l’inflation, laquelle totalise 6,9 % pour cette période de cinq ans.

Décortiquons maintenant l’augmentation de la rémunération.

Qui en a le plus profité?

MÉDECINS

Sans surprise, vous aurez deviné que ce sont les professionnels de la santé (dont les 21 200 médecins omnipraticiens et médecins spécialistes, etc.) qui ont bénéficié de la plus forte hausse de rémunération en pourcentage: 37,5 %.

Ils vont se partager cette année la somme de 7,98 milliards de dollars, soit une hausse de revenus de 2,18 milliards en cinq ans.

Du côté des quelque 550 000 employés travaillant dans les ministères, les établissements de santé et de services sociaux (excluant les professionnels de la santé), les institutions d’enseignement et autres organismes publics à la charge du gouvernement du Québec, l’augmentation de la rémunération est nettement plus modeste.

Leur rémunération globale a grimpé de 3,24 milliards, soit de 11,2 % en cinq ans. Ce n’est évidemment pas la mer à boire.

Mais, au moins, les employés de l’État québécois ne se sont pas appauvris, la hausse dépassant de 4,3 points de pourcentage l’inflation au Québec.

Quand on parle de rémunération globale pour les employés de l’État, cela comprend les salaires, les contributions du gouvernement aux régimes de retraite et autres avantages sociaux.

SALAIRES VS AVANTAGES

L’augmentation des salaires? Elle affiche une hausse d’à peine 8 % sur cinq ans. On comprend pourquoi les employés de l’État ont l’impression d’être sous-payés et même de s’appauvrir quand ils regardent leurs chèques de paye, une fois les impôts et cotisations sociales retenus.

Cette faiblarde hausse de salaire cache cependant une forte augmentation des contributions du gouvernement du Québec au chapitre de l’ensemble des avantages sociaux offerts aux employés de la fonction publique et parapublique.

Cette année, le gouvernement Couillard prévoit verser à titre de contribution d’employeur quelque 6,1 milliards, soit 27,7 % de plus que lors de l’exercice financier 2011-2012.

·       Sa contribution aux régimes de retraite s’élèvera à 3,1 milliards.

·       Celle concernant les autres avantages sociaux atteindra 3 milliards. Par «autres avantages sociaux», on entend les vacances, les congés payés et les assurances collectives.

Par rapport à l’exercice 2011-2012, la contribution de Québec au chapitre des «autres avantages sociaux» a grimpé de 12,7 %.

Et sa contribution aux régimes de retraite? Rien de moins qu’une fabuleuse hausse de 47 %

La hausse est directement liée à l’insolvabilité de ces retraites dorées, ce n’est pas aux peuples et aux futures générations de supporter des promesses insolvables. Q.D.