Québec trop taxé, trop de fonctionnaires, trop payés et un peuple de plus en plus pauvre

Une des raisons principales que j’écris peu sur le Québec, c’est toujours la même rengaine, je peux prendre un carnet écrit il y a plus de sept ans et il sera toujours d’actualité.

Le Québec taxe trop, il y a trop de fonctionnaires, ils sont surpayés par rapport au privé (qui eux doivent compétitionner contre les Américains, Chinois ou Mexicains) en plus ils sont totalement inefficaces à cause de la sécurité, permanence et ancienneté.

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C’est l’éternel histoire, en vous taxant trop, vous avez moins d’argent à dépenser pour la consommation, ce qui réduit les revenus d’états et comme ils ne veulent pas réduire la masse salariale globale du secteur public et leurs avantages sociaux et leurs retraites dorées insolvables et illégales, car acquis par coercition, ils vous retaxent de nouveau et vous devenez encore plus pauvres.

Et on ne tient même pas compte de notre sérieux problème démographique dans moins de 15 ans, 25 % de la population aura 65 ans, des gens qui ne génèrent plus aucune richesse et qui vivent aux dépens des bienfaits de l’État, donc, une province qui va dans le mur à pleine vitesse gérer par des politiciens ignorants et incompétents.

La tirelire de l’État providence risque sérieusement d’être cassée rapidement.

Une situation toujours aussi pathétique et lamentable de l’immobilisme du Québec !


Hausse salée des impôts, taxes, droits, permis...

Depuis l’arrivée au pouvoir de Philippe Couillard, en avril 2014, le gouvernement du Québec vient chercher dans nos poches beaucoup plus de taxes, d’impôts et de revenus de droits, de permis, etc.

Combien? Par rapport au dernier exercice financier du gouvernement péquiste de Pauline Marois, soit celui de 2013-2014, le gouvernement Couillard va percevoir au cours de l’exercice 2016-2017 quelque 8,3 milliards de plus en recettes fiscales et administratives tirées des poches des contribuables.

Il s’agit d’une hausse de 12 % sur trois ans, soit quatre points de pourcentage de plus que la croissance nominale du PIB québécois. Ouf!

En ce qui concerne le pourcentage d’augmentation sur trois ans (d’avril 2014 à mars 2017), ce sont les recettes tirées des revenus de «droits et permis» qui augmentent le plus, soit 27,1 %. Facture annuelle des droits et permis de tout acabit: 3,76 milliards, soit 802 millions de plus qu’en 2014.

Toujours en pourcentage, la deuxième hausse en importance va aux impôts fonciers scolaires. Le ministre des Finances, Carlos Leitao, prévoit des recettes de taxes scolaires de l’ordre de 2,14 milliards de dollars pour le nouvel exercice 2016-2017, soit une ponction supplémentaire de 349 millions par rapport à 2013-2014. Cette grosse augmentation de 19,5 % des taxes scolaires est surtout attribuable aux coupes imposées aux commissions scolaires.

En raison notamment des coupes de crédits d’impôt effectuées depuis avril 2014, les entreprises voient leur facture d’impôt grimper de 16,7 % de plus qu’en 2013, selon les prévisions du budget 2016-2017. Ce sont 940 millions d’impôt de plus qu’il y a trois ans, soit une ponction annuelle de 6,56 milliards.

Impôts et taxes

Au chapitre de l’impôt des particuliers, Québec va venir chercher lors de l’exercice 2016-2017 quelque 3,44 milliards de plus qu’au cours du dernier exercice du précédent gouvernement péquiste. La facture collective d’impôts des particuliers atteindra 29,6 milliards de dollars, soit une hausse de 13,1 % sur trois ans.

­Pour leur part, les taxes à la consommation (TVQ, carburant, produits du tabac et boissons alcoolisées) rapporteront dans les coffres de l’État québécois la rondelette somme de 18,9 milliards cette année, soit 1,8 milliard de plus qu’en 2013-2014, ce qui représente une hausse de 10,3 %.

Pour contrer les coupes budgétaires imposées par le gouvernement Couillard, toutes les institutions à la charge du gouvernement ont été contraintes d’augmenter leurs revenus divers (comme le stationnement et divers frais de service). La hausse à ce chapitre s’élève à 8,3 %. La catégorie «revenus divers» va rapporter à l’État en 2016-2017 quelque 10,1 milliards, soit 802 millions de plus qu’en 2013-2014.

Source : Hausse salée des impôts, taxes, droits, permis..., Michel Girard, Journal de Montréal, Samedi, 26 mars 2016


Fonctionnaires : QUÉBEC VS ONTARIO

Quand on regroupe tous les employés québécois œuvrant dans la fonction publique (provinciale et fédérale), la fonction parapublique (écoles, hôpitaux, CLSC, universités, etc.), les sociétés d’État, les municipalités, etc., on dénombre présentement 878 500 emplois qui dépendent de l’État.

Par rapport au nombre total d’emplois occupés au Québec au 30 avril dernier, les employés du secteur public (tout confondu) accaparaient 21,4 % de tous les emplois. En Ontario, les employés du secteur public accaparent 18,8 % de tous les emplois.

C’est 2,6 points de pourcentage de moins qu’au Québec.

Si on appliquait au Québec le même ratio «employés secteur public» versus «emploi total» qu’en Ontario, il y aurait 107 600 employés de moins au service de l’État.

Source : Plus de fonctionnaires, moins d’enseignants, Michel Girard, Journal de Montréal, 10 mai 2016


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REVENU

Qu’en est-il du revenu disponible? C’est-à-dire le revenu qui reste dans nos poches après l’impôt sur le revenu, les cotisations aux régimes d’assurance sociale (Régime de rentes du Québec, assurance emploi, assurance médicaments), les frais de garde d’enfant liés à l’occupation d’un emploi.

En 2009, le poids du revenu disponible des Québécois équivalait à 20,7 % du revenu disponible total des Canadiens. En 2015, son poids descendait à 20 %. Rien de dramatique en apparence. Mais en termes de croissance sur six ans, nous accusons un retard de 4 points de pourcentage alors que notre revenu disponible croissait de 11,8 % comparativement à 15,8 % pour le Canada.

En passant, le Québec consolide sa position de bon... dernier de classe au chapitre du revenu disponible par habitant au pays!

Source : Le Québec traîne de la patte, Michel Girard, Journal de Montréal, 7 mai 2016


Démographie

clip_image004Le vieillissement de la structure par âge de la population québécoise est inéluctable.

Déjà amorcé, il s’intensifie à compter de 2011, alors que les générations du baby-boom (1946-1966) commencent à quitter le groupe des 20-64 ans pour entrer dans celui des 65 ans et plus.

En 2031, 21 % de la population aura moins de 20 ans, 54 % aura entre 20 et 64 ans et 25 %, soit une personne sur quatre, aura 65 ans et plus.

Source : Le bilan démographique du Québec, Édition 2015