Trop de crédit : la destruction de l’économie réel, les gens se ruinent !

Cela peut vous sembler complètement fou mais supposez que le gouvernement décide que la bonne santé de la nation dépende de la production de crédit et qu’il en procure au plus grand nombre de personnes possibles.

·       Pour rendre cet objectif plus aisé, il commence par créer des usines de production de crédit partout dans le pays appelées Banques de Réserves Fédérales, Banques de Crédit Foncier, Fannie Mae, Sallie Mae et Freddie Mac, toutes subventionnées par des pouvoirs monopolistiques ou des garanties gouvernementales afin de canaliser le crédit des banques vers le public.

·       Pour la délectation de chacun, les banques réduisent leurs exigences de garanties et nantissements et offrent ainsi à la vente ainsi des crédits dont les taux sont en dessous des prix du marché. Les gens se précipitent vers les  banques et achètent.

Plus tard, les ventes se ralentissent et les banques baissent les prix une nouvelle fois. Davantage de gens se précipitent et en achètent. Les ventes se ralentissent encore une fois et les prêteurs baissent le prix du crédit à un pourcent et ne requièrent plus aucune garantie ni apport personnel. Les gens reviennent à la banque et achètent encore plus de crédit. Pourquoi pas ? Voyez donc comme il est bon marché !

Trop de crédit

Les emprunteurs utilisent leur crédit pour acheter des maisons, des bateaux et une Jaguar supplémentaire que l’on gare sur le gazon devant la maison.

Finalement le pays est inondé de crédits.

Malheureusement, les ventes baissent encore et le gouvernement et les banques commencent à paniquer. Ils doivent vendre davantage de crédit, ou bien,  selon leur propre théorie qui s’avère maintenant être un fait, l’économie va entrer en récession.

Les gens travaillent trois jours par semaine pour payer les intérêts de leur dette aux banques de manière à ce que ces dernières continuent à offrir toujours plus de crédit. Si le crédit cesse son expansion, l’économie va s’arrêter. Alors le gouvernement annonce des programmes de « stimulation » de l’économie et commence à distribuer du crédit pour rien, à taux zéro. Quelques crédits supplémentaires sont vendus mais ensuite, c’est terminé. Plus personne ne veut de crédit. Ils ne se soucient pas de savoir s’il est gratuit ou non. Ils n’en ont aucune utilité. La production de crédit cesse.

Il faut des années pour se débarrasser du surplus de l’offre de crédit. Les banques ferment, le chômage explose et les recettes fiscales chutent. L’économie est ruinée.

Les gens ne peuvent plus payer les intérêts de leurs dettes et de nombreuses reconnaissances de dettes se détériorent et sont sans valeur. La valeur du crédit – au mieux- retrouve son niveau d’avant le début du programme.

Comprenez vous comment ça marche ?

L’analogie est-elle parfaite ? Non. L’idée de pousser les gens au crédit est bien plus dangereuse que l’idée de pousser les gens à la consommation de Jaguars. Dans le scenario du crédit, certains débiteurs et même la plupart des débiteurs perdent tout à la fin. Dans le scénario des Jaguars au moins, tout le monde finit avec un garage rempli de voitures. Bien sûr le scénario des Jaguars est impossible parce que le gouvernement ne peut pas produire de valeur. Mais il peut en revanche réduire les valeurs.

Un gouvernement qui impose un monopole de banque centrale par exemple, peut réduire la valeur marginale du crédit. Un système de crédit monopolistique permet aussi l’escroquerie et le vol à bien plus grande échelle. Au lieu de s’approprier le travail des citoyens ouvertement en leur faisant produire des voitures, un gouvernement qui met en place un monopole de banques et des pompes à crédit le fait clandestinement en volant le travail épargné par ses citoyens sur leurs comptes d’épargne, en gonflant artificiellement l’offre de crédit et donc en réduisant la valeur de leur épargne.

La théorie macro-économique du vingtième siècle -tant la théorie Keynésienne que monétariste- a été la championne de l’idée qu’une économie en croissance a besoin d’un crédit facile. Mais ceci est une théorie fausse.

Le crédit devrait être fourni par le marché libre qui seul le fournit de manière intelligente et principalement aux producteurs et non pas aux consommateurs.

Le fait que le crédit soit moins disponible signifie-t-il que moins de personnes possèderaient une maison ou une voiture ? Bien au contraire. Ce n’est que le déroulement des évènements qui serait différent.

1.      Au départ, cela prendrait plus de temps pour un nombre équivalent de personnes d’épargner suffisamment pour acquérir des maisons ou des voitures.

2.      Mais en fait, ils en seraient véritablement propriétaires, et ne les loueraient pas à une banque.

3.      Les prix seraient plus bas car le crédit ne serait pas en compétition pour surenchérir sur ces biens.

4.      Et comme les banques ne s’approprieraient pas le travail et les richesses d’autant de personnes, l’économie, dans son ensemble, croîtrait plus vite.

5.      Finalement, le nombre de propriétaires de voitures ou de maisons –ayant une propriété véritable - éclipserait celle d’une société dans laquelle le crédit serait facilement accessible.

6.      Et en plus, les gens conserveraient leurs maisons et leurs voitures parce que les banques ne les en dépossèderaient pas.

7.      Et en prime, il n’y aurait pas d’effondrement complet dévastateur du système bancaire, qui –et l’histoire l’a montré de manière répétée- est inévitable dans un système de centralisme bancaire et autres fabriques de crédit créées par le gouvernement.

Quelqu’un veut-il des Jaguars? Plus de crédit? Voici une meilleure idée: revenons à l’utilisation de la vraie monnaie.

Extrait de : L’inflation des Jaguar, Robert Prêcher, 24hngold, 13/05/2013


Canadians are taking on debt more than ever before.

Canadians debtAt the end of our study period, the average Canadian owed more than $1.63 in total household debt for every after-tax dollar he earned. Many are able to handle this debt load; low mortgage rates combined with refinancing credit card debt with lower cost lines of credit have helped many manage their debt load.

However, for the insolvent debtor this just isn't the case. In contrast, his unsecured debt-to-income ratio (excluding his mortgage) stands at an overwhelming 194%. His cost to carry averages 19% and for those using payday loans, their monthly interest costs are even higher.

The Bank of Canada reported that 12% of families have debts greater than 250% of their disposable income. These are the at-risk debtors we see every day.

Here is what the average Joe Debtor looks like:

  • We discovered that Joe Debtor is a 44 year old male.
  • While Joe is more likely to be married (40% of all debtors were married or living common-law), he has a higher than average chance of being divorced or separated at the time of filing.
  • He has a family (57% percent of all debtors had families), with an average household of 3.1 people.
  • Joe is working (81% of all debtors were employed) with an average take-home pay of $2,427 per month.
  • Joe has a total unsecured debt of $56,545.
  • Joe Debtor is more likely to rent than own a home; if he does own a home, his average mortgage debt is $197,137.
  • Joe’s largest non-mortgage debt is credit card debt with a total outstanding balance of $20,776. He has an average of four credit cards in his wallet.

Our study shows that 37% of insolvent debtors stated that job loss or reduced income contributed to their financial problems. 19% stated that a relationship break-up was a primary cause, and 55% admitted that they were over-extended and had mismanaged their finances. Despite good health care in Canada, 15% listed health reasons (injury, disability, medical conditions) as a cause of their insolvency.

Source: Profile of the Average Joe Debtor


Lecture complémentaire :

1.      Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)


Debt americain