Trump Says: Will Renegotiate Debt

Puisque Trump est un homme foncièrement pragmatique, il attaque trois dérapages majeurs, la mondialisation débridée, les taux d’intérêt trop bas et le surendettement des États.

1.      Pour le 1 %, la mondialisation débridée se résume assez simplement, les peuples occidentaux doivent travailler au même niveau qu’un salaire d’un Chinois ou d’un Mexicain avec à peu près aucun bénéfice social.

2.      Malheureusement, les taux d’intérêt trop bas ont causé des problèmes majeurs, un surendettement des États et du peuple en créant une économie artificielle par endettement, une mauvaise allocation des ressources et une épargne qui ne rapporte plus.

3.      Le surendettement de l’État est dû à un copinage malsain entre le milieu financier et les politiciens avec la connivence des agences notations américaines, ou un État pouvait emprunter indéfiniment aussi longtemps qu’il payait ces intérêts sans considération pour le remboursement du capital, ce qui est un non-sens économique, par contre permettait au milieu financier de faire des trillions de profit et pour les politiciens de gagner des votes facilement grâce à une démocratie défaillante .

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La libéralisation des marchés financiers internationaux des années 1980, menée certes officiellement au nom du libéralisme, a paradoxalement été pilotée par les États afin de financer plus facilement des déficits étatiques massifs. Tout le mal est venu de là. Une fois ouvert le champ immense de la finance internationale, les États ont abusé des capitaux internationaux et du déficit comme d'une drogue. Ils pensaient que les capitaux internationaux leur seraient toujours acquis, car ils étaient de vieux pays industrialisés bien propres et bien riches ne représentant aucun risque.

Mais voilà, les vieux pays riches ont atteint
la limite supportable de leur endettement.

D’où le pourquoi, que les Chinois on crée leur propre agence de notation, l’agence Dagong qui avait bien identifié le problème.

Selon Guan Jianzhong, président de l’agence Dagong,

"la cause de la crise financière mondiale et de la crise de la dette en Europe provient de ce que le système actuel de notation international ne prend pas suffisamment en compte la capacité de remboursement des États".

"Le plus important pour un État est, à notre avis, sa capacité à créer de la richesse, car c’est cela qui lui permet de lever des fonds sur les marchés financiers et de faire face à ses échéances".

L’agence met en avant une « méthode [qui] a pris en compte les faiblesses des agences occidentales pour aboutir à une vision plus réaliste des forces en présence», c’est-à-dire exemptes de toute idéologie occidentale.

Puisque Trump n’est pas une marionnette du 1%, il vient de créer un véritable tsunami dans le monde financier, en disant qu’il voulait renégocier la dette, il n’y a pas d’autres solutions, car on a cumulé trop de dettes et si on veut augmenter les taux d’intérêt à cause des effets pervers qu’elle engendre, les États vont être obligé de renégocier leurs dettes sans cela, ils seront dans l’incapacité de rembourser, s’il y a une hausse d’intérêts.

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·       Pour le 1 %, il est inacceptable de négocier une dette, oui M. Trump le peut, même de façon unilatérale, il n’y a qu’à imprimer de l’argent, s’il faut compenser. Les États-Unis ont nettement plus de pouvoirs qu’un insignifiant petit pays comme la Grèce incapable de s’imposer aux revendications outrancières des financiers.

·       clip_image006Pour le 1 %, leur logique est fort simple, paye ta dette et souffre comme les Grecs, un pays dans un marasme économique ou le peuple souffre, car le milieu financier refuse de renégocier leur dette.

Pour les financiers : le peuple, vous êtres justes du bétail à deux pattes ayant seulement deux fonctions primaires : travailler pour des peanuts et consommer.

Je regrette, M. Les financiers vous êtres responsables de ce bordel économique vous avez donné du crédit à des États sans limites en faisant des trillions de profits, en auscultant une règle économique élémentaire : le remboursement du capital.

Je regrette, ce n’est pas seulement au peuple de souffrir, vous devez prendre une grande part de responsabilité due à votre avidité de faire du profit sans même considérer le remboursement du capital.

Jamais Clinton ne proposerait une telle solution, car elle perdrait ces petits amis du 1% qu’ils l’ont assigné comme future présidente des États-Unis.


Extrait de : Trump Says If Economy Crashes "Can Make A Deal", "Will Renegotiate Debt", Tyler Durden, Zero Hedge, on 05/05/2016

On a lengthy interview on CNBC this morning, Donald Trump, the now presumptive Republican nominee, looked back on his business history to lay the groundwork to what he would do as President. He came as close as any major presidential contender to saying that America's formula for economic recovery might involve repaying our creditors less than what we owe. This is a major development that should be rewriting the playbook on Wall Street and call into question the risk-free nature of U.S. Treasuries.

Despite his public image as a premiere pitchman, marketeer, and builder of some of the world's most heavily gilded residential properties, Donald Trump owes his business success to his ability to walk into a roomful of people to whom he owes money and, through the use of threats, promises, bluster, and hardball negotiations, convince them to accept less than what he owes. Time and again he has used competitors' prior lending mistakes as a lever to get what he wants. That's why he has said repeatedly that he is "the king of debt."

Now that he has dispensed with all Republican rivals, the Donald is free to stake out economic positions that are in fact to the left of his likely opponent, Hillary Clinton. He made it clear that his priorities would involve massive infrastructure spending on America's roads, bridges, and airports. He also proposes some vague replacement for Obamacare, which certainly would involve some government financing. Given that such moves could massively increase the Federal budget deficits, these are positions that the Republican Congress has refused to touch.

But Trump also acknowledged a hint of realism that other politicians can't. He said that the U.S. economy remains extremely dependent on ultra-low interest rates, and that even a 1% increase in rates could be devastating. As a serial borrower, Trump "loves low interest rates" and made it clear that he would replace Janet Yellen with a Republican Fed chairperson who feels the same (this is a bit like finding a vegetarian that loves cheeseburgers). But he also seems to understand that rates can't stay this low forever.

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But how can we borrow more, in an environment where rates are bound to rise, without making our debt service costs rise substantially? Simple, you renegotiate, and force your creditors to either take less than what they are owed, or to wait longer before we pay (i.e. extending maturities, turning 3-year notes into 30-year Treasuries bonds with the same coupon.) He seems to understand that such radical moves would convince international investors to seek greener pastures, which would then devastate the value of the dollar. But he seems to be just fine with that.

In the CNBC interview he said that a strong dollar sounds good "on paper" but that a weak currency offers much greater benefits in the real world. In fact, he credits weak currencies as the primary weapon used by China to engineer its own success. He wants to do the same for America. Will voters support a plan whereby we stiff the Chinese and use the money to build shiny new airports and to finance health care options? I think they will.

Of course the Achilles heel of such a plan is that a significantly weaker dollar is bound to usher in a wave of inflation that could rival that of the 1970s. If Trump and his new lackeys at the Fed are unwilling to raise rates to counter that trend, the poor especially will suffer as purchasing power evaporates and poverty rates could soar. Debt has been his friend his entire career. Why should the leopard change his spots now? Especially as he has been so successful in taking down all the prey in his path.


Lectures complémentaires:

1. Dérape : Profits sans prospérité

2. Dérapage de la droite: Libéralisation et CDS

3. Dérapage de la droite: Mondialisation

4. Dérapage : les taux d’intérêts à zéro sinon négatif