De quels moyens disposons-nous pour ralentir le marché de l’habitation (Desjardins)

Document publié par Desjardins, ce mois-ci.

clip_image002Évidemment, cette situation a été créée par des politiciens irresponsables en créant une fausse économie par endettement.

Nettement plus facile de donner du crédit facile à tour de bras et d’appliquer un laxisme lamentable en garantissant les prêts immobiliers par l’entremise de la SCHL, où les banques ne prennent aucun risque, sauf pour le peuple, que de créer une vraie économie: innover, produire et exporter.

On a créé une belle bulle immobilière et cela va faire mal quand elle va éclater, car les bébés boomers commencent à prendre leur retraite et l’ensemble de ceux-ci, la seule équité qu’ils possèdent est leur maison, et même s’ils ont cumulé un peu d’argent, l’épargne ne rapporte plus.

Vivre nos politiciens totalement incompétent !


Extrait de : De quels moyens disposons-nous pour ralentir le marché de l’habitation dans certaines régions canadiennes?, 22 juin 2016

SCHL mesure

Une hausse des taux d’intérêt est à exclure

De façon classique, le moyen le plus utilisé pour freiner l’évolution du marché de l’habitation est d’accroître le coût de financement par une augmentation des taux d’intérêt.

Dans le contexte actuel, cette solution comporte toute fois deux désavantages majeurs. D’une part, les modifications aux taux d’intérêt s’appliquent à l’ensemble du pays. Difficile donc de cibler le marché immobilier de la

ColombieBritannique et de lOntario. Dautre part, une modification des taux d’intérêt n’affecte pas seulement le marché immobilier, mais aussi l’ensemble des autres composantes de la demande intérieure, comme les dépenses de consommation et les investissements des entreprises.

Or, considérant les difficultés encore observées au sein de l’économie canadienne, une remontée des taux d’intérêt est à proscrire pour l’instant.

Belle hypocrisie comme commentaire, si on augmentait les taux d’intérêts seulement de 2 %, l’ensemble des pays développés seraient en faillite, les pays, les entreprises et les peuples se sont sûr endettés à cause du crédit facile.

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Une taxation ciblant davantage les étrangers

1.      Une taxe sur les gains de capitaux

Une autre option serait une taxe sur les gains de capitaux obtenus par les étrangers lors de la vente de leur propriété canadienne. Cette mesure limiterait ainsi les transactions immobilières de nature spéculative. C’est notamment la solution mise de l’avant au RoyaumeUni afin de freiner l’euphorie du marché immobilier de Londres. Depuis le 6 avril 2015, le RoyaumeUni impose une taxe allant jusqu’à 28 % du gain de capital lors de la vente d’une propriété détenue par un étranger.

2.      Accroître les coûts d’acquisition pour les étrangers

D’autres pays ont plutôt décidé de mettre en place des mesures qui augmentent le coût d’acquisition pour les étrangers. Par exemple, l’Australie impose aux étrangers un tarif de 5 000 $ AU simplement pour obtenir le droit de déposer une offre d’achat sur les propriétés dont le prix va jusqu’à 1 M$ AU. Ce tarif peut monter jusqu’à 10 000 $ AU pour les propriétés dont le prix dépasse le million de dollars. À Hong Kong, une taxe de 15 % est notamment imposée aux résidents non permanents lors de l’achat d’une propriété.

3.      Taxer les logements inoccupés

Plusieurs acheteurs procèdent à l’acquisition d’une propriété à l’étranger à titre d’investissement. Il s’agit notamment d’un moyen de diversifier les actifs, en complémentarité avec les valeurs mobilières et les autres outils d’investissement. Il s’agit aussi d’un moyen additionnel d’obtenir une diversification géographique de son portefeuille. Pour ces investisseurs, les réels besoins de se loger sont très secondaires dans leur décision d’achat. Ainsi, plusieurs propriétaires habitent leurs résidences étrangères que très rarement dans l’année, si ne n’est pas du tout. Même si certains d’entre eux se tournent vers la location pour occuper leurs logements, plusieurs propriétés se retrouvent inoccupées une partie de l’année. Selon des informations fragmentaires, cela sera notamment le cas de plusieurs copropriétés à Vancouver.

Dans ces conditions, une taxe sur les logements inoccupés est proposée par plusieurs. La grande difficulté de cette mesure est toutefois d’identifier correctement les logements inoccupés, ce qui rend difficile son application.

4.      Restreindre l’entrée des capitaux étrangers

Plusieurs pays ont opté pour un contrôle plus direct des achats immobiliers effectués par des étrangers. En Australie, les étrangers ne sont habituellement autorisés à acheter que des propriétés neuves. De plus, les non résidents qui procèdent à l’achat d’un terrain résidentiel doivent y construire une habitation dans un délai de deux ans. En Suisse, le gouvernement impose des quotas dans chacune de ses régions afin de limiter le nombre de résidences pouvant être acquises par des étrangers. Le Mexique, aux prises notamment par une vague d’achats en provenance des ÉtatsUnis, nautorise les étrangers à acquérir des propriétés qu’à l’intérieur des terres alors qu’une interdiction a été introduite sur les achats étrangers dans des zones restreintes, soit aux alentours de la capitale et à moins de 50 kilomètres des côtes. À Hong Kong, des zones ont été établies où les nouveaux logements ne peuvent être vendus qu’à des résidents permanents.


Lectures complémentaires :

1. Dérapage de la droite: Banques : Trillions de profits, Peuple : Trillions de dettes

2. Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

3. Trop de crédit : la destruction de l’économie réel, les gens se ruinent !

4. House-Rich, but Cash-Poor