Justification des 500 emplois perdus à l’usine de biscuits Christie

Je ne suis pas toujours d’accord avec Nathalie Elgrably-Lévy surtout quand elle prône la mondialisation sauvage.

Par contre, cette fois-ci, je suis d’accord avec elle.

Près de 500 emplois perdus à l’usine de biscuits Christie

L’entreprise a souligné que «plus de 95 % de la fabrication actuelle des produits de l’usine de Montréal restera dans le réseau de fabrication canadien». Pour le reste, la production sera transférée aux États-Unis.

Lors d’un entretien avec TVA Nouvelles, Stephanie Cass, la porte-parole de la compagnie, a soutenu que l’usine de Montréal était «l’une des plus coûteuses» à opérer en Amérique du Nord. D’ailleurs, Mondelez Canada ne prévoit «absolument pas» fermer d’autres usines ailleurs au pays, a-t-elle assuré. La direction de l’entreprise a annoncé la mauvaise nouvelle à ses employés mercredi après-midi.

Après la fermeture de sa biscuiterie de Montréal, la société conservera cinq usines, deux centres de distribution et un siège social dans le pays, indique-t-on. (2).

Je ferai des commentaires à l’intérieur de l’article.


Extrait de : Un emplâtre sur unUn emplâtre sur une jambe de boise jambe de bois, Nathalie Elgrably-Lévy, Journal de Montréal, Vendredi, 9 décembre 2016

Pour éviter la fermeture d’usines manufacturières comme celle annoncée par les biscuits Mondelez, Jean-François Lisée a suggéré trois mesures: soutenir financièrement et fiscalement les employés qui souhaitent racheter leur entreprise, obliger l’entreprise qui ferme à rembourser les subventions reçues, et instaurer une politique d’achats québécois.

En fait si l’usine avait été délocalisée dans un pays émergent, j’aurais eu un autre discours, les propositions de Sanders pourraient s’appliquer. Mais le problème que nous avons au Québec et cela fait des décennies que cela dure, notre niveau de compétitivité est trop faible.

Il est naturel que le nouveau chef du PQ souhaite faire sa marque. Il devrait toutefois savoir que ce n’est pas en s’appropriant des mesures inappropriées issues directement du programme de Québec Solidaire qu’il y parviendra.

L’environnement d’affaires

Pour stopper l’exode d’entreprises, M. Lisée devrait plutôt s’interroger sur les raisons qui les motivent à se délocaliser. Cet exercice, qui n’exigerait de lui que peu d’efforts tant les études sur le sujet sont nombreuses, lui serait particulièrement instructif. Il apprendrait notamment que c’est l’environnement d’affaires qui attire ou rebute les entreprises. La bureaucratie, la réglementation, le coût de la main-d’œuvre et le régime fiscal sont donc autant de coupables potentiels.

En matière de bureaucratie, c’est au Québec que le nombre moyen de documents produits par entreprise est le plus important. Il est 16 % plus élevé que dans l’ensemble du Canada, et 26 % plus élevé qu’en Ontario.

Quant au coût de la main-d’œuvre, les taxes sur la masse salariale, lesquelles touchent particulièrement les industries à forte intensité de travail, sont nettement plus élevées au Québec qu’en Ontario, en Colombie-Britannique ou en Alberta.

68 taxes !

Finalement, selon le sondage de PwC, en plus de l’impôt sur les profits, les grandes entreprises canadiennes doivent payer et percevoir pas moins de 68 taxes et frais divers. Au total, elles envoient plus d’argent aux gouvernements en taxes et autres paiements que ce qu’elles génèrent comme profits après impôt.

Comment est-on arrivé à cette situation ?

clip_image002Tous simplement dû à la nonchalance de nos dirigeants, ou leur priorité n’est pas la pérennité du pays, mais, tous simplement rester au pouvoir.

Cela fait des décennies que le Québec est au dernier ou avant-dernier rang sur la liberté économique en Amérique du Nord, un des pires endroits à investir.

Un exemple, nous avons une masse salariale beaucoup trop élevée par rapport aux provinces et encore pire face aux états américains.

Prenons, un cas type: les beaux congés parentaux qui sont les plus généreux en Amérique du Nord, sauf elle est incluse dans la masse salariale de l’employeur, donc, elle se retrouve dans le coût final du produit.

Pensez-vous que l’ancien premier ministre M.  Charest ou M. Couillard actuellement voudrait réduire les congés parentaux, qu’elle malheur je risque de perdre des votes.

Ce sont des carriéristes, il préfère emprunter sur le dos de leurs enfants que d’assumer la réalité et de réduire toutes les bébelles qu’on fait subir aux entrepreneurs.

La liberté économique est basée sur 10 critères, et le Québec est en queue du peloton.

In Canada, the most economically free province was Alberta with 8.4, followed by British Columbia with 6.9 and Saskatchewan at 6.5. The least free by far was Quebec at 3.6, followed by Manitoba, Nova Scotia, and Newfoundland & Labrador tied at 5.8. (2)

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La situation risque sérieusement de s’aggraver.

Depuis l’élection présidentielle de M. Trump, il a clairement indiqué qu’il allait baisser les impôts des entreprises et de baisser la régulation, le Québec et le Canada risque d’être encore moins compétitifs, ajouter un petit soupçons de protectionniste, on n’est pas sortis du bois.

M. Lisée est assurément bien intentionné. Mais ce qu’il propose est l’équivalent d’un emplâtre sur une jambe de bois. Le Québec attend de lui plus de rigueur et de sérieux!


 

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