Rémunérations 41 % supérieures pour les employés municipaux et pour le peuple ?

Un des rares journalistes qui fait encore des analyses sur les dépenses d’État.

Cette fois-ci, il fait une analyse sur la rémunération du secteur public.

On constate que l’employé municipal a une rémunération supérieure de 41 % par rapport aux deux autres paliers gouvernementaux.

Par contre, il y a deux failles, dans cet article.

Car les dommages sont beaucoup plus élevés qu’on le laisse présager.

1.      Les chiffres proviennent de l’institut des Statiques du Québec, le problème avec cette étude, elle possède une faille majeure d’échantillonnage, elle limite l’échantillonnage seulement aux employeurs qui possèdent 200 employés et plus.

Malheureusement, au Québec seulement .5% des entreprises sont 200 employés et plus, donc, pour ne pas traumatiser le peuple (secteur privé) devant l’abus de la rémunération du secteur, on vient juste d’éliminer 99,5 % des entreprises pour fin comparatif.

2.      La deuxième faille est plus subtile, on inclut les avantages des régimes de retraite, je regrette, mais tous les calculs actuariels des fonds de pension pour les régimes à prestations déterminés (retraites dorées) sont bidon.

 

Ils sont basés avec un rendement de 4 à 7 %, ce qui est totalement loufoque, on a juste à examiner le marché obligataire, si on a 1 à 2 % c’est encore beau, ajouter les problèmes démographiques, les croissances anémiques des pays occidentaux, des taux d’intérêt négatifs et vos rendements sont plus de la science-fiction que de la réalité et nous le peuple doivent garantir leurs prestations peu importe le rendement.

Donc, chers peuples vous vous faites arnaqués par votre noblesse (secteur public) et par la royauté (politiciens) depuis des décennies, et vous ne le savez même pas, car nos journalistes font de plus en plus de la propagande que de l’information de fonds.

Prenons l’exemple du conflit des policiers de Laval, face à leurs régimes de retraite.

Conflit sur les régimes de retraite: la bataille de l'image.

clip_image002Ils portent des pantalons à motifs de camouflage, des t-shirts à slogans ou des jupes en guise d'uniformes: les moyens de pression utilisés par les employés municipaux altèrent les vêtements de travail, mais aussi la perception du public. La stratégie des employés opposés au projet de loi sur les régimes de retraite est-elle efficace? Trois experts se prononcent sur la question.

On vous parle comment ils sont habillés, mais, jamais on ne vous parle : comment peut-on justifier encore des retraites dorées en 2016?

Ils sont traumatisés parce qu’ils vont payer théoriquement jusqu’à 50 % de leur retraite, même à 50% c’est encore insolvable.

Comment peut-on justifier des retraites dorées à sa noblesse, quand le peuple (privé) qui est le véritable créateur de richesse où 50 % d’entre eux sont obligés de demander le supplément de revenus garantit, car ils sont trop pauvres.

Alors, quand le ministère du Revenu vous dit à nous chers peuples : de payer vos impôts à cause de l’équité, alors cher royauté (politiciens), il est juste de vous demander que la distribution de richesse soit aussi équitable !

Mais, ce n’est pas avec le type de journaliste que nous avons, qu’on va avoir des vrais débats de fonds, ils sont plus occupés à faire du ‘copie coller’ et à se gargariser entre eux.

Après, ils se demandent pourquoi leurs torchons se vendent de moins en moins, et les gens vont vers des sources alternatives pour trouver la vraie information.


Extrait de : L’employé municipal: le champion de la rémunération au Québec, Michel Girard, Jeudi, 8 décembre 2016

Coup d'oeil sur cet article

Des trois paliers de gouvernement, fédéral, provincial et municipal, ce sont les employés municipaux qui gagnent, et de loin, la rémunération la plus élevée.

Quand on combine le salaire, le régime de retraite et les autres avantages sociaux, l’employé municipal gagne en moyenne cette année 41,5 % de plus que le fonctionnaire employé par le gouvernement du Québec. Vous avez bien lu un incroyable écart de 41,5 %.

Comparativement au fonctionnaire fédéral qui travaille au Québec, l’écart est moins grand. Mais le salarié municipal devance tout de même «son» collègue fédéral de 22,8 % au chapitre de sa rémunération globale.

DILEMME

Convenons qu’il y a de l’illogisme dans la rémunération des fonctionnaires. Non, mais quel dilemme salarial! Est-ce l’employé municipal qui gagne une rémunération nettement trop élevée? Ou est-ce le fonctionnaire provincial ou le fonctionnaire fédéral qui est «sous-payé» pour effectuer un travail similaire?

La question mérite d’être posée puisqu’on parle bien ici de rémunération pour un travail comparable. Les données sur la rémunération des salariés compilées par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) portent sur des postes comparables dans les catégories d’emplois suivantes: professionnels, techniciens, employés de bureau, employés de service, ouvriers.

SECTEUR PRIVÉ

Dans son étude «Rémunération des salariés: état et évolution comparés 2016», l’ISQ compare des pommes avec des pommes. Ont donc été écartés de l’étude les emplois spécifiques de certains secteurs gouvernementaux, comme les enseignants et les infirmières. De tous les salariés œuvrant au Québec, le champion de la rémunération c’est le fonctionnaire municipal. Car là aussi, il devance de beaucoup les salariés du secteur privé.

En analysant les données de l’ISQ, je constate que la rémunération globale de l’employé municipal dépasse en moyenne de 21 % la rémunération versée au salarié syndiqué de l’entreprise privée. On fait quand même référence ici à un grand nombre de syndiqués travaillant pour des entreprises importantes.

Cet écart de rémunération «municipal/privé syndiqué» se compare à l’écart «municipal/fédéral» rapporté plus haut.

Mais lorsqu’on compare la rémunération de l’employé municipal à celle du salarié non syndiqué du secteur privé, là ça dépasse l’entendement.

Pour un travail comparable, le fonctionnaire municipal gagne 47,6 % de plus que le travailleur du secteur privé.

Un tel écart se passe de commentaires, les chiffres parlant d’eux-mêmes.

ÇA EMPIRE

Autre constat pas piqué des vers. Depuis 2009, l’année de la récession, l’écart entre la rémunération globale des employés municipaux et celle des autres salariés s’est nettement creusé.

À l’avantage des employés municipaux, bien entendu. De 2009 à 2016, l’écart avec les fonctionnaires provinciaux est passé de 24,7 % à 41,5 %.

Par rapport aux employés syndiqués du secteur privé, l’écart en faveur des salariés municipaux est passé de 14,7 % (en 2009) à 21 % cette année.

Si vous vous demandez pourquoi votre compte de taxes municipales s’est fortement apprécié depuis 2009, vous saurez que la rémunération de «vos» employés compte pour beaucoup dans la hausse