Dérapage de la droite: La monnaie singe des banques centrales

La monnaie singe des banques centrales
Les perdants :
Le peuple en général incluant une dette souveraine
insoutenable sur le dos de nos enfants.
Pendant plus de trente ans, les pays occidentaux ont tenté de contourner le déclin de la qualité de vie en émettant de la dette.
Pour faire simple, disons que les nations souveraines ont dépensé bien plus que ce que leur permettaient leurs recettes fiscales, et qu’elles ont décidé d’émettre de la dette (ou d’emprunter de l’argent) pour financer leurs divers programmes sociaux pour satisfaire les papys babys boomers.
Dette USCette situation nous était autrefois présentée comme un problème temporaire. Mais comme les politiciens nous l’ont prouvé à maintes reprises, un excès de dépenses n’est jamais temporaire. Ex : Aujourd’hui, 47% des ménages américains bénéficient d’une forme ou d’une autre d’aides sociales émises par le gouvernement.
Une telle situation n’est pas temporaire… elle est endémique.
Toutes ces dépenses sont financées grâce à de la monnaie empruntée, d’où la bulle sur les obligations, la plus grosse bulle de l’histoire financière : un monstre de 200 trillions de dollars qui gonfle désormais de plusieurs trillions de dollars tous les quelques mois.
Et je n’écris pas ça pour donner de l’effet à ce que j’écris.
Au cours des sept années de l'Administration Obama, le gouvernement fédéral a accumulé plus de 8 trillions de dollars en dette supplémentaires. Dans la même période, la FED avait créé environ 4 trillions de dollars d'argent neuf dans le système bancaire.
En d'autres termes, la réserve fédérale a imprimé plus de 4 trillions de dollars provenant de nulle part, pour payer 50 % des nouvelles dettes.
currency warN’est-ce pas facile, pas besoin d’assumer nos responsabilités et gérer avec prudence, par contre, cette tendance à vouloir imprimer de la monnaie de singe a des conséquences, elle a tendance à sur évaluer les autres monnaies, alors les autres joueurs commencent à jouer le même jeu pour faire d’évaluer leurs monnaies par rapport aux dollars US, alors nous avons un cadeau additionnel une belle guerre monétaire.
Pourquoi, tant d’impression ? Parce qu’ils ne disposent pas de l’argent nécessaire au remboursement de leur dette passée qu’ils doivent aujourd’hui rembourser… alors ils émettent de la nouvelle dette pour obtenir l’argent nécessaire au remboursement de leur dette la plus ancienne, bien sûr, ce sont les banques qui profitent de la situation, car ils doivent emprunter sur le marché financier international.
Nous avons accumulé tellement de dettes qu’il faut masquer notre insolvabilité par la création de monnaie.
Modele Ponzi creation monétaireVoilà qui a tous les airs d’une combine à la Ponzi… mais les États-Unis ne sont pas les seuls à en faire ainsi. A l’échelle globale, la bulle sur la dette souveraine représente plus de 200 trillions de dollars. Toutes les grandes nations du monde enregistrent un ratio dette/PIB de plus de 100%, qui n’inclue que la dette présente sur leurs bilans… et ne prend pas en compte les passifs non capitalisés que sont par exemple retraite dorée, coût de la santé et la sécurité sociale tous d’ailleurs sous-évaluées.
C’est pourquoi la Fed et toutes les autres banques centrales du monde sont terrifiées à l’idée de voir grimper les taux d’intérêt : parce que tout ce qui ressemble de près ou de loin à une normalisation des taux d’intérêt est synonyme de banqueroute pour de nombreux pays.
Le QE n’a jamais eu pour objectif de créer des emplois et de générer la croissance… il n’a jamais été rien de plus qu’une tentative désespérée des banques centrales d’établir un palier sous le marché des actions pour que les taux ne grimpent pas, car si le marché constate que le risque est de plus en plus grand d’acheter des obligations souveraines, il va exiger un plus haut taux d’intérêt.
Petit problèmes si les pays occidentaux subiraient une hausse de 4 % pour financer leurs dettes, l’ensemble de ces pays seraient en faillites, une déresponsabilisation de l’États Providences depuis 30 ans.
C’est aussi pourquoi les banques centrales ont maintenu les taux d’intérêts à ou sous zéro. Elles ne peuvent pas se permettre de laisser les taux grimper.
Since the financial crisis in 2008, global debt has increased by $57 trillion. By the end of 2014 the amount of world debt reached $199 trillion. Experts warn that additional steps and new approaches must be taken to avoid economic collapses around the world.
The only countries that were able to cut their debt were Argentina, Romania, Egypt, Saudi Arabia, and Israel. Of those countries, who had the highest debt-to-GDP ratio increase (the ratio between a country’s government debt and its gross domestic product):
“The greatest danger is central bankers—they’re going to bankrupt the world. That’s for sure. It’s only a question of when and how it will occur.” (1)
C’est aussi pourquoi les banques centrales ont maintenu les taux d’intérêts à ou sous zéro. Elles ne peuvent pas se permettre de laisser les taux grimper.
Aux États-Unis, chaque pourcentage de hausse des taux d’intérêt est synonyme de 150 à 175 milliards de dollars de paiements d’intérêts supplémentaires par an.
Oubliez les actions, oubliez les systèmes d’évaluation, le vrai problème est ce qui se passera quand la bulle sur les obligations aura éclaté.
Quand cela se produira :
Ce ne seront pas des banques qui feront faillite,
mais des nations entières.
Entre temps, elle crée des dommages collatéraux, elle permet aux 1% de devenir plus en plus riches, car ils contrôlent le capital en spéculant et le peuplent de devenir de plus en plus pauvres, car ils se créent de l’inflation à l’échelle mondiale en imprimant de la monnaie singe.
InflationCette inflation qui ne dit pas son nom sert d’unique politique monétaire depuis plus d’une décennie. Les indices officiels de prix à la consommation la sous-estiment grossièrement. Mais surtout, ces statistiques ne tiennent aucun compte de l’inflation la plus dangereuse, celle boursière et immobilière.
En maintenant les taux d’intérêts si bas, on a créé deux bulles majeures,
1.      La bulle immobilière, en baissant les taux d’intérêts pour créer une économie par endettement, les gens avaient la possibilité de faire un plus gros paiement par mois, par contre, malheureusement les valeur des maisons ont augmentés en conséquence.
Ex : une maison à 8 % d’intérêts se vendait à 150,000 $, la même maison maintenant se vend à 300,000 $ avec un 3%.
Les gagnants :
·       Les banques, car ils vous passent de l’argent virtuel en vous demandant de rembourser du vrai capital avec des vrais intérêts
·       Et les papys et baby-boomers qui ont acheté leurs maisons avant la baisse des intérêts.
Les perdants :
·       Tous les 45 ans et moins qui ont acquis une dette 2 à 3 fois trop élevée auprès de vos institutions financières pour une maison 2 à 3 trop chers, avec des conditions de travails précaires pour pouvoir les rembourser.
        La remontée en flèche de l’immobilier est bien un type d’inflation, qui n’est pas défini comme tel par les mesures de l’inflation. Demander à jeune couple canadien d’acheter une première maison à 300,000 $ avec des salaires minables accompagnés d’une précarité d’emploi, ils en savent quelques choses.
Most overvalued housing
2.      L’autre bulle est la bulle boursière, avec de l’argent si peu cher, ceux qui avaient du capital ont spéculé sur le marché boursier.
·       Cette même bulle des prix qui avait causé le krach de 2008, et qui sera la cause inévitable du prochain krach, ces mesures excluent les prix des actifs afin de mieux nous convaincre qu’il n’existe nulle inflation, trop résolue à maintenir l’illusion d’un «effet de richesse».
Les banques centrales créent une illusion
de croissance par endettement.

Lectures supplémentaires :

1. Dérapage de la gauche: Dette, Fonction publique, Peuple

2. Dérapage de la droite: Libéralisation et CDS

3. Dérapage de la droite: Mondialisation

4. Dérapage de la droite: Fiscalité, Évasion, Salaires, Subvention

5. Dérapage de la droite : Finance: cupidité excessive

6. Les gagnants : La classe moyenne des pays émergents

7. Les perdants : La classe moyenne des pays occidentaux

8. Dérapage de la droite: Banques : Trillions de profits, Peuple : Trillions de dettes

9. Dérapage de la droite: Le capitalisme de copinage

10. Dérapage de la droite : La monnaie singe des banques centrales

11. Dérapage : QE (pour maintenir son train de vie)

12. Dérapage : les taux d’intérêts à zéro sinon négatif

13. Dérapage : Les économistes scélérats

14. Dérapage : Les politiciens sont-ils ignorants ou incompétents ?

15. Dérape : Profits sans prospérité

16. Dérape : Des démocraties déresponsabilisantes

17. Dérapage Harper : Baisser les impôt de société, le Canada un désastre économique (1)

18. Dérapage Harper : Un $ cdn surévalué trop longtemps, le Canada un désastre économique (2)

19. Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

20. Dérapage Harper : D’avoir créé une économie asymétrique (4)

21. Dérape Harper: multiples signatures d’accords de libre-échange totalement inefficace (5)

22. Conclusions des dérapages


Dérapage de la droite: Le capitalisme de copinage

Capitalisme de copinage (Crony capitalist)

Un vrai système basé sur le copinage

clip_image002L'expression "capitalisme de copinage" désigne une économie dans laquelle la réussite en affaires dépend de relations étroites entre le business et le pouvoir : favoritisme dans la distribution des autorisations légales, subventions gouvernementales, allègements fiscaux etc.  Plus le budget de l'État est grand, plus les occasions de copinage se multiplient.

Le capitalisme de copinage avec le pouvoir politique, est une perversion du capitalisme de laissez-faire ou de libre marché. Bastiat a montré que lorsqu’un gouvernement outrepasse sa fonction de protection des personnes et des biens, cela incite des groupes d’intérêt à rechercher des privilèges et à influer sur le gouvernement pour obtenir des avantages au détriment des contribuables et des consommateurs. Les revenus et les richesses sont alors redistribués et les ressources gaspillées.

Un vrai système basé sur le copinage

"Le système tout entier est corrompu"
"Le gouvernement. Les banques. Les banques centrales. Les grandes entreprises".

Les gens utilisent toujours leur richesse et leur pouvoir pour tenter de se protéger. Parfois, ils les utilisent aussi pour prendre de la richesse et du pouvoir aux autres. C’est de la corruption. C’est ce pour quoi le gouvernement a été conçu — permettre à un groupe d’en dépouiller un autre. Si l’élite ne pouvait pas en profiter, pourquoi se donneraient-ils la peine de gouverner ?

Ces 35 dernières années

Telles que les choses se sont déroulées, en tout cas, nous les baby-boomers, nous avons pris les choses en main dans les années 80. Nous sommes aux commandes depuis. Ces 35 dernières années, nous avons corrompu l’économie, les marchés et le gouvernement lui-même.

Bien entendu, dans les années 70, une partie du sale boulot avait déjà été faite. L’administration Nixon s’était débarrassée de la devise honnête. L’horizon était dégagé. Nous pouvions utiliser cette nouvelle devise basée sur le crédit pour pervertir toute l’affaire.

Le gouvernement des États-Unis était limité, autrefois. C’était toute l’idée de la constitution : restreindre le pouvoir des autorités. Une bonne partie des contraintes était financière. La monnaie elle-même était limitée à "l’or et l’argent seulement".

La nouvelle devise, avec l’attitude insouciante qui l’accompagnait, a tout changé.

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Les autorités peuvent faire tout ce qu’elles veulent — y compris tuer des gens — tant qu’elles trouvent le bon angle de communication. Prétendez que vous êtes en train de lutter contre le terrorisme, les drogues, le racisme, le réchauffement climatique, le manque de consommation ou le tabagisme et personne ne pose de questions. Chacun des combats coûtait de l’argent… et chacun était perdant. Mais pas pour tout le monde.

A présent, le capitalisme n’est plus. C’est désormais le copinage qui règne, où les entreprises cherchent à s’attirer les faveurs des autorités. Pourquoi un tel changement ? C’est plus profitable.

Aux États-Unis pour chaque dollar dépensé afin d’influencer la politique, les entreprises les plus politiquement actives du pays ont reçu 760 $ du gouvernement. Le total de 4 400 milliards de dollars représente deux tiers des 6 500 milliards de dollars que les contribuables individuels versent aux Trésor fédéral".

Cela revient à un retour sur investissement de 75 900%, précise.

Return of investment of Lobbying

Le vrai capitalisme signifiait autrefois prendre des risques… travailler dur… avoir de la chance… et découvrir l’avenir. Le copinage est plus sûr. Il privilégie de vieilles entreprises bien établies — celles qui peuvent se permettre des lobbyistes coûteux. Il ne mène pas à la création de richesse ou au progrès, mais il facilite la tâche des politiciens et des planificateurs centraux. Ils savent où est l’argent !


Crony Capitalism: Unhealthy Relations Between Business and Government

clip_image006The remarkable success of capitalism in the United States has been made possible by widespread public support for that system. Sadly, in recent years, and especially since the September 2008 financial crisis, that support has seriously eroded.

Increasingly the public is coming to view the system as unfairly benefitting the few and as favoring Wall Street over Main Street.

To some critics, one reason for the perceived recent shortcomings of economic performance — and allegedly capitalism itself — is the rise of so-called “crony capitalism:” deals between some private interests (business, anti-business interests, professions, social groups) and government that “pick winners” and thereby also pick losers, on the basis of political influence rather than merit.

Total lobbying expenses in the United States in 2014, by sector (in million U.S. dollars)

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1.      Crony capitalism reduces the overall degree of competitiveness of the U.S. economy. Those measures favor incumbents at the expense of new entrants, and contribute to increased market concentration that makes for a less competitive economy

2.      Crony capitalism results in rent-seeking through subsidies or taxes that benefit vested interests at the expense of others, rather than the pursuit of profit through socially and economically productive behavior.

3.      Crony capitalism impedes fundamental economic reforms which might be expected to yield substantial efficiency and equity gains to the economy and for which there might be widespread bipartisan public support. An egregious case is tax reform, where special interest groups oppose the simplification of the tax code and the elimination of tax expenditures that might make possible a simpler tax system with substantially lower marginal tax rates on all taxpayers.

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What the Canadians bankers did not reveal

The above chart illustrates the history of Canada’s federal debt; obviously something went terribly wrong after 1974. Over a 108 year period (1867-1974) the accumulated debt shows as nearly a flat line growing to only $21.6 billion. But around 1974, the debt began to grow exponentially and, over a mere 39 years, it reached over $600 billion in 2013.

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So, what happened around 1974? In that year

The presumption was that borrowing from a central bank with the power to create money on its books would inflate the money supply and prices. Borrowing from private creditors, on the other hand, was considered not to be inflationary, since it involved the recycling of pre-existing money.

What the bankers did not reveal,

although they had long known it themselves, was that private banks create the money they lend just as public banks do.

The difference is simply that a:

1. Publicly-owned bank returns the interest to the government and the community,

2. While a privately-owned bank siphons the interest into its capital account, to be re-invested at further interest, progressively drawing money out of the productive economy.

Paul Hellyer,2 also notes that lobbying by the banks and adoption of monetarism — the idea that “markets know best” and should be without regulation, and that public services should be privatized — took hold.

Esclave des banquesSo, around 1974, the Government of Canada began to borrow all of the monies to cover its shortfalls from the private sector at interest rather than creating money through the Bank of Canada interest-free.

In other words, since 1974, the Bank of Canada has not been acting in the best interest of its shareholders: the people of Canada.

According to Paul Hellyer, from 1974–1975 to 2010

Canadian taxpayers have paid
1,1 trillion, ($1,100,000,000,000)
in interest on the federal debt to private lenders.

And consider this: from confederation to 1974, Canada fought two world wars, went through a major depression, constructed major infrastructures such as the St. Lawrence Seaway, Trans-Canada Highway, International airports, Canadian National Railway, and brought in social welfare programs such as Family Allowance, Old Age Security pensions, Canada Pension Plan, Universal Health Care and wound up with a total accumulated debt of only $21.6 billion.

Today our federal debt is approaching $600 billion and the government is continually cutting services while our infrastructure is not being maintained. Meanwhile, the private banks keep increasing their already obscene profits. This “subsidy” to the private banks must end.

The solution to this problem is simply

1.      For the government to stop borrowing money from the private banks at interest and borrow from the Bank of Canada at no interest.

2.      The private banks should also be prevented from creating money.

That right should be returned to the People of Canada through the Bank of Canada.

Réf: Canada’s federal debt


Lectures supplémentaires :

1. Dérapage de la gauche: Dette, Fonction publique, Peuple

2. Dérapage de la droite: Libéralisation et CDS

3. Dérapage de la droite: Mondialisation

4. Dérapage de la droite: Fiscalité, Évasion, Salaires, Subvention

5. Dérapage de la droite : Finance: cupidité excessive

6. Les gagnants : La classe moyenne des pays émergents

7. Les perdants : La classe moyenne des pays occidentaux

8. Dérapage de la droite: Banques : Trillions de profits, Peuple : Trillions de dettes

9. Dérapage de la droite: Le capitalisme de copinage

10. Dérapage de la droite : La monnaie singe des banques centrales

11. Dérapage : QE (pour maintenir son train de vie)

12. Dérapage : les taux d’intérêts à zéro sinon négatif

13. Dérapage : Les économistes scélérats

14. Dérapage : Les politiciens sont-ils ignorants ou incompétents ?

15. Dérape : Profits sans prospérité

16. Dérape : Des démocraties déresponsabilisantes

17. Dérapage Harper : Baisser les impôt de société, le Canada un désastre économique (1)

18. Dérapage Harper : Un $ cdn surévalué trop longtemps, le Canada un désastre économique (2)

19. Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

20. Dérapage Harper : D’avoir créé une économie asymétrique (4)

21. Dérape Harper: multiples signatures d’accords de libre-échange totalement inefficace (5)

22. Conclusions des dérapages


 

Dérapage de la droite: Banques : Trillions de profits, Peuple : Trillions de dettes

La finance moderne : faire du profit avec de l’argent virtuel

L’industrie bancaire a pris une place très importante dans l’économie depuis la deuxième moitié du 20e siècle. Cette industrie a trouvé une martingale gagnante : elle encaisse des intérêts sur de l’argent qui ne correspond à aucune richesse déjà créée. Plus elle crée de l’argent qui n’existe pas, plus elle gagne de l’argent.

Quand les banques étaient honnêtes…

Autrefois, le métier de la banque consistait à transformer des dépôts de court terme (épargne) en prêts à long terme (investissement).

C’était un métier empirique et la banque a toujours eu deux problèmes : elle ne pouvait rembourser tous les déposants de court terme s’ils venaient simultanément réclamer leur argent puisque celui-ci travaillait dans des prêts à long terme ; elle devait bien jauger ses emprunteurs.

Deux risques à couvrir, donc :

1.      La perte de confiance de ses déposants et

2.      Le risque de défaut sur un prêt accordé.

Pour ces deux risques, les banquiers étaient le plus souvent responsables sur leurs biens et avaient aussi des fonds propres (de l’argent mis de côté dans leur propre banque) pour payer la casse éventuelle.

Quand la banque coulait, le banquier se suicidait.

… et puis tout a changé

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La finance moderne a bouleversé la donne. Aujourd’hui, un banquier prête bien plus que les dépôts de ses clients ; avec un 5000 $ de fonds propres, il peut prêter jusqu’à 100,000 $ .

Dans ce système :

Les crédits font les dépôts. Un prêt accordé à quelqu’un se transforme en dépôt dans la banque puis dans d’autres banques au fur et à mesure des dépenses de l’emprunteur.

Dans notre système bancaire actuel,
quand la banque coule, les contribuables payent.

Vous voyez tout de suite l’avantage d’être banquier au 21e siècle :

Vous percevez des intérêts sur de la fausse monnaie
et vous n’avez plus besoin de vous suicider.

Ceci vous explique comment le rendement sur fonds propres de l’industrie bancaire tourne autour de 10% à 15% même avec les taux d’intérêt anormalement bas que nous connaissons.

L’exemple le plus lamentable, ce sont nos banques canadiennes :

clip_image006Avec seulement 6 banques canadiennes maintenues artificiellement dans un oligopole, ils ont réussi à faire plus de 36 milliards de profit en 2015 surpassant les déficits des provinces et fédéral réunis sans aucun politicien n’en soit choqué, cela vous démontre à quel point comment le système est corrompu.

 

L'argent qu’on vous prête est créé à partir de rien. Mais l'argent que vous rembourser avec les intérêts n'a pas été créé à partir de rien. Il y a fallu le gagner avec votre dur labeur et le temps. L'argent que vous les payez de retour est de l'argent bien réel, il a été gagné par vous.

On vous passe de l’argent sorti de nulle part, une simple illusion informatique par contre vous les remboursez avec le vrai argent.

Nous sommes tous devenus esclaves de travail
pour les rendre plus riches.


Ratio de solvabilité

Il ne faudrait plus s’inquiéter pour nos économies, nous expliquent les banques, la crise est passée et les ratios de solvabilité se sont nettement améliorés. Les banques se plaisent en effet à souligner que les risques sont sous contrôle, que leur matelas de liquidité s’avère suffisant.

Le problème est que cette réduction des risques ne provient pas uniquement d’un comportement plus vertueux, mais également en partie de dissimulations.

En effet, "Selon certains analystes, les banques auraient révisé leurs modèles de risque de façon à abaisser leurs niveaux de fonds propres requis, en sous-estimant le risque et en présentant une valorisation optimiste des actifs." Et où lit-on cela ? Dans une obscure publication complotiste ?  

Pas du tout, et bien au contraire puisqu’il s’agit de rien de moins que du 84e rapport annuel de la Banque des règlements internationaux (BRI), "la banque centrale des banques centrales", notamment chargée d’édicter les normes prudentielles des banques commerciales dans le monde (Bâle III).

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Si tous explosent, c’est encore le peuple qui paie les pots cassés.

Pensez-vous que nos banques canadiennes vont survivre une crise systémique avec 5% de fonds propres ?

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Les taux d’intérêt sont actuellement voisins de zéro. Cela signifie que tous les actifs financiers sont surévalués ; un jour ou l’autre, il faudra remonter les taux. Une hausse des taux jusqu’au niveau normal, compris entre 4 et 6%, balaierait les valeurs boursières, et ce faisant, provoquerait la fameuse crise systémique qui est évoquée dans le mécanisme. En clair, nous soutenons que les gouvernements et les Banques Centrales se donnent la possibilité de ratisser l’argent du public le jour où ils devront monter les taux d’intérêt. C’est une opération complexe, mais qui, en dernier ressort, se résume comme suit.

1.      on met les taux à zéro,

2.      on surévalue les actions et les obligations ;

3.      on met en place un mécanisme pour ratisser l’argent du public en cas de baisse de la bourse,

4.      puis on monte les taux et on ramasse les épargnes du peuple dans leurs banques respectives, actuellement si vous avez plus de 100,000 $ et plus, pouf !, mais, cela peut changer à tous moments selon le niveau de la crise.

So if the banks take extreme risks with their money and lose, “certain bank liabilities” (i.e. deposits) will rapidly be converted into “regulatory capital” and the banks will be saved.

Cyprus-Style Bank Account Confiscation Is In The New Canadian Government Budget

In other words, the banks will just be allowed to grab money directly out of your bank accounts to recapitalize themselves.

That may sound completely and utterly insane to us, but this is how things will now be done all over the western world. (3)


Paradis fiscaux

Comme l'atteste la récente fuite de données sur les placements extraterritoriaux, les paradis fiscaux ne pourraient pas exister sans l'infrastructure financière des pays riches. Ces documents contiennent de nombreux exemples de la circulation d'argent dans les paradis fiscaux par l'entremise des banques occidentales.

On y voit aussi comment ces mêmes grandes banques ouvrent des comptes pour des entreprises extraterritoriales, ou fournissent une aide essentielle pour le faire.

Now, a quarter of all direct Canadian foreign investment going abroad is going to tax haven countries. That’s about $170 billion sitting in tax havens, so it’s become a huge problem.

He reveals that according to Bloomberg LP, few multinationals even pay that low rate. Of the TSX 60 – the top 60 companies trading on the Toronto Stock Exchange – only four paid 25 per cent tax or more between 2007 and 2011.

Thirteen per cent of these corporations paid less than 5 per cent in taxes and more than half paid less than 10 per cent. Much of this tax evasion is done secretly. (1)

Les banques canadiennes et leurs filiales

Les grandes banques canadiennes ne sont pas en reste. Elles possèdent 75 filiales dans des paradis fiscaux, de la Suisse à Singapour. On trouve, par exemple, des succursales de CIBC et de Scotiabank dans les îles Vierges britanniques, des filiales de la Banque Royale sur l'île Jersey, une succursale de la Banque de Montréal au Luxembourg et la présence de TD aux Bermudes et à la Barbade.

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Économie réel : ne connait pas ?
Spéculation : je vous écoute !

Le monde des capitaux libres et non régulés devait engendrer une prospérité continue, nous disaient les thuriféraires de la finance moderne et du libéralisme économique.

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Comme en 1929, il a pourtant conduit, 87 ans plus tard, l’économie mondiale au bord de la ruine.

A peine remis de la catastrophe grâce à l’intervention publique, le secteur financier a recommencé à distribuer bonus et stockoptions, alors même que le bilan de la crise financière reste, lui, catastrophique : 51 millions chômeurs de plus selon le Bureau international du travail (BIT) et une explosion des dettes et des déficits publics qui pèsera longtemps sur la croissance

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Le nouveau modèle de la finance a sérieusement changé, on n’investit plus pour stimuler l’économie réel, mais on investit pour connaître les tendances de marché, qui est de la pure spéculation.

·       Le volume des transactions financières a augmenté cinq fois plus vite que le PIB depuis 1950, creusant un fossé entre le monde de la finance et les besoins réels de l’économie.

·       En 1990, le montant des transactions financières représentait déjà 15 fois la valeur du PIB mondial.

·       A la veille de la crise, en 2007, ce montant atteignait 70 fois le PIB mondial.

En d’autres termes, les échanges de l’économie réelle représentent aujourd’hui une part dérisoire des transactions financières mondiale.

La Taxe Tobin aurait des conséquences sur le trading haute fréquence en particulier, ces opérations électroniques jouant sur les fluctuations à la milliseconde de la valeur des actifs – il arrive par exemple qu’un seul opérateur prenne plus de mille positions successives, dans la même journée, sur la même valeur mobilière. Sa rentabilité serait en effet fortement rognée, voire, dans certains cas, réduite à néant

 

Comme la taxe Tobin, une taxation générale des transactions financières pourrait engendrer un triple dividende : réduire les transactions spéculatives, contribuer à la régulation, fournir des ressources importante.

 

Le président de l'Association des banquiers canadiens (ABC), Terry Campbell félicite, par exemple, de l'opposition «farouche» et «courageuse» du gouvernement Harper contre le projet européen de taxe sur les transactions financières. (2) … (Sans commentaire Q.D.)

La spéculation financière excessive contribue à accroître la volatilité et l'enregistrement des produits alimentaires, ce qui aggrave la faim et la pauvreté.

On spécule sur le blé, pétrole, café … et tous les trillions de profits que font les banques se font au détriment de l’augmentation des coûts des denrées de bases et c’est vous qui payés en subissant une inflation constante.


Lectures supplémentaires :

1. Dérapage de la gauche: Dette, Fonction publique, Peuple

2. Dérapage de la droite: Libéralisation et CDS

3. Dérapage de la droite: Mondialisation

4. Dérapage de la droite: Fiscalité, Évasion, Salaires, Subvention

5. Dérapage de la droite : Finance: cupidité excessive

6. Les gagnants : La classe moyenne des pays émergents

7. Les perdants : La classe moyenne des pays occidentaux

8. Dérapage de la droite: Banques : Trillions de profits, Peuple : Trillions de dettes

9. Dérapage de la droite: Le capitalisme de copinage

10. Dérapage de la droite : La monnaie singe des banques centrales

11. Dérapage : QE (pour maintenir son train de vie)

12. Dérapage : les taux d’intérêts à zéro sinon négatif

13. Dérapage : Les économistes scélérats

14. Dérapage : Les politiciens sont-ils ignorants ou incompétents ?

15. Dérape : Profits sans prospérité

16. Dérape : Des démocraties déresponsabilisantes

17. Dérapage Harper : Baisser les impôt de société, le Canada un désastre économique (1)

18. Dérapage Harper : Un $ cdn surévalué trop longtemps, le Canada un désastre économique (2)

19. Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

20. Dérapage Harper : D’avoir créé une économie asymétrique (4)

21. Dérape Harper: multiples signatures d’accords de libre-échange totalement inefficace (5)

22. Conclusions des dérapages