Dérapage Harper : Un $ cdn surévalué trop longtemps, le Canada un désastre économique (2)

La Pax americana

Pax americaLa guerre du change, ou guerre de l’avilissement du change, masque une guerre beaucoup plus fondamentale, la vraie guerre est celle des monnaies, celle du système monétaire international dissymétrique, conçu et imposé au seul bénéfice du dollar.

Le système monétaire international donne aux États-Unis la possibilité de créer autant de monnaie et de crédit qu’ils le veulent.

 Le système monétaire international donne aux États-Unis la possibilité de créer autant de monnaie et de crédit qu’ils le veulent. C’est-à-dire de dépenser sans compter et de drainer à leur profit les richesses réelles mondiales. Ils accumulent les déficits, paient leurs factures internationales en monnaie de singe, en jetons, en billes inconvertibles dont les créanciers, ils le savent maintenant, ne verront jamais la contre-valeur.

 Ce système leur permet de financer le beurre et les drones. Pas besoin d’équilibrer les budgets et de se priver pour payer sa suprématie militaire, c’est le reste du monde qui est mis à contribution. C’est le tribut de la Pax americana.

Les États-Unis traînent une dette gigantesque, qu’ils ne rembourseront jamais. Mais pourquoi faire faillite ? Ils n’ont qu’à réduire la valeur du dollar américain en imprimant des billets à la tonne – ce que les médias appellent des « assouplissements quantitatifs » –, et une partie de leur dette s’effacera comme par magie. Quand vous réduisez la valeur de ce que vous devez, vous réduisez votre dette.

Depuis 15 ans, les dés sont pipés, un yuan sous-évalué

Le yuan est la monnaie de la seconde puissance mondiale, du premier pays en termes de détention de réserves de change. Or cette monnaie n'est pas convertible: la Chine exerce un contrôle des changes pour en contrôler strictement la valeur. Le yuan est considérablement sous-évalué. De plus, depuis trente ans, la stratégie de Pékin est d'indexer le yuan sur le dollar, pour que les évolutions de ces deux monnaies soient synchronisées.

Les avantages de cette stratégie monétaire?

Elle permet d'attirer les multinationales sur le sol chinois. Garder la monnaie sous-évaluée permet de produire moins cher. Les Chinois se souviennent qu'en 1985, Washington avait forcé les Japonais à réévaluer le yen, tordant le cou à l'industrie japonaise. Ils ne laisseront pas la même chose leur arriver.

Par ailleurs, indexer le yuan sur le dollar, c'est garantir aux multinationales qu'elles ne prennent pas de risques de change. En retour, la Chine demande à celles-ci de produire pour l'exportation, pas pour le marché local.

L’oligarchie américaine a créé une stratégie géniale,
un pacte gagnant-gagnant

Les multinationales engrangent les bénéfices et
la Chine les excédents commerciaux

Aux dépens de l'industrie et des balances commerciales de l'Europe et des États-Unis, qui perdent des emplois et des capitaux.

China US debtEn permettant de cumuler autant d’excédents, elle permet à la Chine de racheter des actifs. Par exemple des bons du Trésor américain, c'est-à-dire la dette publique des États-Unis pour qu’elle maintienne son train de vie tout en délocalisant graduellement le secteur manufacturier américain incluant leurs écosystèmes et leurs savoir-faire.

De plus, Pékin se tourne aussi de plus en plus vers des actifs tangibles: telle ou telle entreprise qui dispose d'une technologie convoitée, telle autre, point d'entrée pour un marché particulier.

Des déficits commerciaux considérables

US trade deficit chinaL’oligarchie américaine en créant cette stratégie géniale a entraîné pour l'Europe et les États-Unis des déficits commerciaux considérables. Non seulement les emplois, mais aussi les capitaux sont délocalisés en Asie.

Les multinationales n'investissent plus en Occident. Qu'est-ce qu'il reste? Des emplois publics, avec lesquels on espère masquer l'hémorragie avec des emplois du secteur privé en subventionnant à outrance les grandes entreprises pour maintenir des emplois décents.

Durant la négociation du GATT, l’oligarchie américaine n’a pas imposé à la Chine de renoncer au contrôle des changes empêchant nos propres industries d’êtres compétitives.

L'erreur a été de l'admettre à l'OMC, en 2001, sans lui demander de renoncer au contrôle des changes, évidemment une erreur préméditée par l’oligarchie américaine durant les négociations du GATT, en fait les dés ont toujours été pipés d’avance.

C'est un minimum que l'on aurait dû demander, mais nos oligarques principalement américains se sont assurés que cette condition ne soit jamais requise pour profiter de la main-d'œuvre chinoise bon marché tout en rendant nos industries non compétitives.

Mais pour mettre le yuan à son niveau réel, il faudrait le réévaluer de 30 ou 40%. D'un autre côté, on peut comprendre les Chinois, qui ne veulent pas alimenter l'inflation par une hausse importante.

La machine est rendue hors contrôle

Mais, en l'absence d'une forte demande intérieure, la Chine se trouve coincée, car les pays occidentaux et leurs peuples sont tous sur le bord de la faillite, ils ne consomment plus.

Mais globalement, on est à un moment où la machine économique échappe à ses acteurs. Plus personne ne maîtrise plus rien, et Pékin ne peut pas racheter toutes les dettes américaines ou européennes pour maintenir leur train de vie.

Solution potentielle

La victoire de Sanders ou de Trumps qui pourraient remettre en cause son adhésion à l'OMC.

Free trade Sanders

Trump: Restrict free trade to keep jobs in US

TrumpQ: You would end NAFTA, kill the Pacific Trade Agreement, impose tariffs on some products like 35% on Ford cars made in Mexico.

TRUMP: I am all for free trade, but it's got to be fair. When Ford moves their massive plants to Mexico, we get nothing. I want them to stay in Michigan.

Q: But the American Enterprise Institute says, your Trump Collection clothing line, some of it is made in Mexico and China.

TRUMP: That's true. I want it to be made here.

Q: The point is you're doing just what Ford is--you're taking advantage of a global trading market.

TRUMP: I never dispute that. I just ordered 4,000 television sets from South Korea. I don't want to order them from South Korea. I don't think anybody makes television sets in the United States anymore. I talk about it all the time. We don't make anything anymore. Now you look at Boeing. Boeing's going over to China. They're going to build a massive plant because China's demanding it in order to order airplanes from Boeing

 

Bien sûr !, Sanders ou Trump ont raison, mais soyez assuré que le 1% va tout faire pour qu’ils ne deviennent jamais président.

On doit renégocier intégralement tous les traités de libre-échange avec les pays émergents pour obtenir une balance commerciale équilibrée sans cela l’Amérique du Nord et l’Europe va s’appauvrir vers un point de non-retour.

A la longue, si rien ne se passe, si on continue à accumuler les déséquilibres, comme au début du XXe siècle, l'issue sera la même: la guerre

Les politiciens sont en train de détruire les fondamentaux économiques du monde.

Fed thin airÀ nos chers politiciens devant autant d’incohérence depuis 20, 30 ans d’avoir dépensé de l’argent qu’il n’avait pas, la seule solution qui leur reste est l’art d’en imprimer.

Évidemment, ils détruisent les fondamentaux économiques, nos chers Américains en ne trouvant plus preneurs de leurs obligations pourrîtes, poursuivent allégrement l’achat de leurs propres émissions.

Currency wars - 1

Notre ministre japonais, considérant quel yen japonais est trop cher, décide de faire un QE infini, ou le Royaume Unis entre temps imprime allégrement pour rester concurrentiel et payer des obligations n’ayant plus les moyens de remboursées, ou la BCE crée des trillions de crédit provenant de nulle part pour empêcher certains pays de faire faillite.

Nous n’avons plus de prix de marché sur les taux de change tant tout un chacun est occupé à essayer de faire baisser sa monnaie (le Yen aujourd’hui, le Dollar hier) ou a tout le moins à l’empêcher de monter.

Nous n’avons pas de prix de marché sur les taux courts et encore moins sur les taux longs un peu partout dans le monde.

Aux É.-U. par exemple, 100% des obligations émises par le Trésor américain avec une duration supérieure à 5 ans ont été achetées par la banque centrale US en 2012…ce qui veut dire qu’à la place d’avoir un vendeur, le Trésor US et des millions d’acheteurs (les épargnants du monde entier) nous avons un vendeur et un acheteur , tous les deux parties prenantes de l’administration américaine, c’est  à dire que nous nous retrouvons en URSS ou la banque centrale locale achetait les bons du trésor locaux à  un prix déterminé autour d’une tasse de café ou d’une bouteille de vodka par les chefs de ces deux administrations

Bref, au moins la moitié des outils de marché cotés sur les places financières du monde entier n’ont strictement plus rien a voir avec leur valeur « fondamentale » tant leur prix est devenu le résultat d’une décision « politique ».

Comment voulez-vous que le capitalisme fonctionne sans coût du capital
 et comment voulez-vous que j’alloue mon capital rationnellement
 dans un tel monde ?

Qu’a-t-il fait, M. Harper quand nos voisins du Sud
faisaient du QE ?

RIEN !

En ce moment, les gouvernements de la planète se livrent une « guerre des devises ». Ils impriment des tonnes de billets dans l’espoir que ceux-ci perdent de la valeur par rapport à la monnaie de leurs voisins.

Pourquoi ? Les gouvernements veulent aider leurs entreprises exportatrices. Quand vous vendez en Américains, et vous d’évaluer votre monnaie votre produit devient moins cher – et plus attrayant – pour les acheteurs étrangers.

Currency wars

Au Canada, M. Harper s’en est foutu totalement, préférant favoriser ces petits amis de la finance et du milieu pétrolifère. En maintenant cette surévaluation pendant si longtemps ajoutée à la mondialisation débridée, les industriels canadiens ont commencé à se délocaliser ou à cesser leurs opérations.

Qui veut investir dans une compagnie canadienne qui risque d’être non concurrentielle parce que son voisin donne des subventions avec de l’argent de singe.

Chers concitoyens canadiens, ne vous surprenez pas pourquoi l’investisseur canadien privé refuse d’investir au Canada dans un tel climat et qu’il y a autant de ‘Dead Money’.

Quand notre voisin du Sud imprime de l’argent pour faire dévaluer sa monnaie et transporte son inflation sur le reste du monde, en toute impunité. Qui veut investir dans une compagnie canadienne qui risque d’être non concurrentielle parce que son voisin donne des subventions avec de l’argent de singe.

Forcée une dévaluation de notre monnaie

Voici un extrait du texte que j’avais écrit, il y a plus de 3 ans, de plus durant cette période j’étais très actif sur mon blogue, je lisais des milliers de titres par semaine et aucun foutu économiste ou journaliste économiques canadiens avait suggéré une parade contre le QE, vous dormiez tous au gaz ou vous étiez trop occupés à entretenir de bonnes relations avec vos petits amis.


Extrait de : Dévaluons notre monnaie, une solution au Dead money, Posted by Québec de Droite on jeudi 20 décembre 2012

Fiscalement, Ottawa s'est concentrée sur la réduction des impôts sur les sociétés.

L'hypothèse ici est que si les entreprises étaient autorisées à conserver une plus grande partie de leurs profits, ils les investir de manière productive.

 

Mais dans le monde réel, les entreprises n'investissent pas lorsque les perspectives économiques semblent sombres. Pourquoi embaucher des travailleurs si vous n'êtes pas sûr, vous pouvez vendre ce qu'ils produisent?

Swiss frans suisseAu lieu de cela, les entreprises ont pris des bénéfices supplémentaires fournis par le gouvernement et se sont assis - que ce soit sous forme de trésorerie ou les équivalents de trésorerie à court terme.

 

Cela laisse la position du gouvernement canadien dans une position peu enviable, ils sont sensés d’attaquer au ralentissement économique, mais non rien fait pour attaquer le problème de fonds.

 

Au départ, notre monnaie canadienne est trop élevée, ce qui rend nos compagnies exportatrices peu compétitives.

 

D’autant plus, les Américains en imprimant constamment de l’argent, fausse l’économie réelle, cette transgression permet de dévaluer leurs argents tout en transportant l’inflation aux autres pays.

 

Si on ne veut pas se faire saigné à blanc, il faudra agir aussi durement avec les Américains, et faire comme les Suisses quand ils ont arrimé le franc suisse à 1.2 de l’€, car ces pays voisins qui sont foncièrement des cancres économiques, se sont retrouver dans une situation ou leur argent devenait une valeur de refuge, et cette hausse de leur monnaie affectait la compétitivité de leurs entreprises.

 

Comme j’ai déjà mentionné, il y plus de six mois, il faut arrimer notre argent, idéalement à .85 à .90 à celle de l’US, pour donner un signe encourageant aux entrepreneurs.

 

N’oubliez jamais, nous sommes dans une situation unique au monde, notre seul voisin de proximité sont les Américains, donc, quand il imprime l’argent, il rend précaire tout investissement canadien, ajoutez une main-d’œuvre américaine qualifiée peu chers, rend tout entrepreneur canadien nerveux.

 

Si, nous ne trouvons pas une parade efficace, contre cette impression de monnaie de singe, les entrepreneurs ne bougeront pas, bienvenue dans cette réalité économique.

 

Pour le Québec, le chat est mort, on aurait dû réagir il y a dix ans, pour remettre notre compétitivité au moins égale à celle de l’Ontario, malheureusement M. Charest a préféré de faire de la petite politique au lieu de gérer à moyen long terme, c’est plate à dire, mais on part de trop loin, attendez-vous d’avoir des rendements négatifs pour très longtemps.

 

Ne croyez pas que cette solution est farfelue, les Japonais, le Royaume-Uni, la Corée du Sud et la BCE n’arrêtent pas d’imprimer de l’argent ou du crédit.

 

Si on se contente juste d’avoir de beaux principes, il ne restera plus de compagnies au Canada, car ils vont tous simplement se délocaliser ou fermer leurs opérations.

DONC, C’EST UN SÉRIEUX AVIS, l’entrepreneur ne bougera pas si vous ne trouvez pas une parade efficace.

 

Juste le cas du Japon cette semaine, vous indique la gravité de la situation, on imprime pour se faire dévaluer et rester compétitif, le problème au Canada, si les politiciens laissent le train passé, et on risque d’obtenir un pauvre PIB avec la pauvreté qui s’en suit.

 


 

Ce texte a été écrit en 2012 et déjà en 2010, je commençais à envoyer des avertissements. Si j’avais géré, ma compagnie où des millisecondes faisaient la différence entre me faire payer ou pas avec une compétence égale avec nos politiciens pour gérer l’économie du Canada, j’aurais fait faillite dans la même année.

Cette dévaluation forcée aurait permis à nos entreprises de respirer un peu mieux et de leur donner une chance de survivre dans une mondialisée débridée.

Arrêter de croire que la mondialisation fonctionne selon de bonnes règles d’éthique, la réalité est tout autre : subventions déguisées, investissement d’États déguisés, protectionnistes déguisés, chantage sur le transfert de technologie, impression de l’argent ou du crédit à outrance, manipulation des devises monétaires, tous fonctionnent tous croches.

Quand, le monde entier ne joue plus franc jeu,
il faut utiliser les mêmes outils
.


Comment se fait-il que les Suisses aient pris la bonne décision et nous rien ?

Relativement simple, la Suisse possède une des meilleures démocraties au monde, une gouvernance sans partie, on prend les meilleurs du parlement pour remplir les postes des ministères et quand ils ne sont pas bons ou leurs donnent leurs 4 % sans aucun problème.

Tandis au Canada, on prend des gens incompétents pour gérer nos milliards, un avocat (Flaherty) comme ministre des Finances qui ne connaît foncièrement rien en économie réelle et un ex de Goldman Sack (Mark Carney, un parasite financier) comme gouverneur de la banque du Canada, un bon duo d’incompétence qui favorise indûment certains groupes d’intérêts, mais pas nécessairement celle du petit peuple.

Alors, ne soyez pas surpris durant cette période, Bay Street faisait des milliards de profits tandis que dans le secteur manufacturier on délocalisait ou on fermait, car les priorités d’un, n’est pas nécessairement les priorités de l’autre.


Conséquence d’un dollar surévalué

Nous sommes en 2016, examinons les effets d’avoir maintenu le dollar canadien surévalué si longtemps.

Wanted New Plants  A Hurdle For Canadian Manufacturing GrowthAcross the full spectrum of manufacturing, available capacity has melted away in the past decade.

Again, the tie to the exchange rate is clear (Pas pour M. Harper et M. Mark Carney durant cette période), in the sectoral breakdowns of capacity changes, with the largest declines in sectors that had previously seen the largest output swings in response to exchange rate movements (Chart 4).

The aggressive use of subsidies by other jurisdictions has also been a factor for assembly plants. Parts plants decisions have been impacted by the southward shift in the geographic centre of the assembly industry with Mexico and southern US states gaining share. (Chantage subvention et Crony capitalist).

Wanted New Plants  A Hurdle For Canadian Manufacturing Growth -2

In terms of the number of businesses, from 2002, when the C$ was at its lows, to 2012, the country lost roughly a quarter of its manufacturing enterprises.

Spot exchange rate movements take time before they get worked into the base case assumptions for where the currency will trade over the life of a plant. Expect a lag, then, between new factory investment and our now more competitive exchange rate. As a result, we will need to sustain an 80-85 cent Canadian dollar for several years to come for all of the benefits to show through in our factory sector. (Évidemment, cela fait des années, je vous le dis, quand vous perdez une PME, cela prend presque 15 ans avant qu’une nouvelle PME devient mature, et cela, dans des conditions idéales).

Déplorables, que notre trio d’incompétent (M. Harper, Flaherty et Carney) n’eût pas fait un lien entre notre $ surévalué et la dégradation de notre capacité de production, par contre les Suisses l’avaient très bien compris.


Ce document provient de la Banque du Canada, Decembre 2015.

We report four main findings.

1)      Exchange rate fluctuationFirst, exchange rate fluctuations have sizeable effects on hours worked and jobs in Canadian manufacturing industries. Under our benchmark specification, a 10 percent real depreciation of the Canadian dollar is associated with a 3 percent increase in hours worked and an increase just under that for the number of jobs.

2)      Second, these adjustments occur relatively slowly, with about 13 percent of the gap between actual and targeted labour (defined below) closed each year.

3)      Third, these effects are stronger for industries with a high exposure to international trade.

4)      Finally, we document that the enactment of two major trade agreements between Canada and its North American trading partners has had significant negative impacts on the labour input of Canadian manufacturing firmes

 

Ø  Il est déplorable que Mark Carney gouverneur de la banque durant cette période n’a pas senti l’urgence de contrecarrer la surévaluation de notre monnaie, peut-être est-il trop préoccupé ailleurs, d’autant plus ce rapport utilise des données de 2008 et moins, enfin…

Ø  Le dernier paragraphe est intéressant, serait-ce que la Banque du Canada commence à admettre que la mondialisation débridée a de sérieuses lacunes ?


Je vous laisse comme dernière lecture un article qui résume assez bien l’incompréhension de la situation économique du Canada par nos supposément experts, tel que M. Poloz gouverneur de la banque du Canada.

Quand je vais avoir terminé les carnets sur les dérapages, j’enverrai un courriel à M. Poloz, de lire mes carnets sur les dérapages, espérant qu’une lueur de discernement lui permettra de  résoudre son puzzle.

Dans cet article, on insinue que la spéculation excessive est une des causes, ce fut un des dérapages, mais, on va soigneusement éviter le dérapage principal qui est la mondialisation débridée, rien de surprenant en soi, puisque le journal est pour le milieu des affaires.


Extrait de : Will a low Canadian dollar actually help manufacturers? Kevin Carmichae, Canadian business, Jul 27, 2015 

Canada’s manufacturing and export landscape has changed since the last time the loonie was low for a prolonged period

Canada and Greece have about as much in common as maple syrup and olive oil. The snowier country is overly obsessed with balanced budgets, while the Mediterranean one is paying a heavy price for decades of profligacy. But there is one thing the two countries share: both will be leaning on tourists to help them out of their economic doldrums.

This isn’t new for Greece. Its beaches long have been the centre of its economy; filling them will be crucial to the country’s economic recovery. The sight of Canada—a big, diversified economy based on oil, grain, banking and automobiles—looks somewhat desperate. Yet it was tourism that the Bank of Canada recently held up as evidence that better days were at hand and that its ultra-low-interest-rate policy was working.

The oil industry’s loss is the manufacturing sector’s gain

Neither conclusion was obvious. The release of the central bank’s latest quarterly report on the economy showed policy makers now expect gross domestic product contracted in the first half of the year, forcing them to cut their growth forecast for 2015 to 1.1% from 1.9% a few months ago. That would be the weakest growth outside a full-year contraction since 1992, according to International Monetary Fund data.

Rock-bottom borrowing costs and a weaker currency have done nothing to lift total non-energy exports—an uncomfortable fact that Bank of Canada Governor Stephen Poloz admitted was a “puzzle” that will require study.

Have faith, the central bank advised. Industries that do well when the dollar sinks are showing life. Exports of services, for example, are growing at an annual rate of about 3% compared with 1% two years ago. This is where Canada starts to look like Greece. The Bank of Canada in its quarterly report made a point of noting that the jump in exports of “travel services” has been “particularly pronounced.” At a press conference, Poloz suggested that anyone harbouring dark thoughts about Canada’s prospects should ask their friends and co-workers about their holiday plans. “Try to get yourself a room in [Prince Edward Island] this summer,” he said. The governor’s point: a weak dollar has prompted Canadians to spend their vacation budgets at home, adding to an increase in visits from Americans and other foreigners enticed by a chance to see Canada at an exchange-rate-adjusted discount.

Are long lines at the Anne of Green Gables theme park a harbinger of a turnaround? Maybe. But that assumption is based on a pre-crisis understanding of how the economy works. Poloz himself devoted an entire speech earlier this year to explaining why some of those rules may no longer apply. Will the combination of a weak currency and stronger U.S. demand boost Canada’s economy like it did in the 1990’s? It’s not a given.

The Bank of Canada nonetheless senses a turning point. Its quarterly survey of executives suggests that many are starting to find it difficult to keep up with demand. That should prompt expansion. Non-energy exports might have jumped this year if not for an unusually tough winter than caused the U.S. economy to contract in the first quarter. But hiring there remained strong, suggesting plenty of demand for exports now that the American economy is getting back to normal.

But what if the puzzle is more complicated than that? One of Poloz’s great insights into why Canadian exports struggled even as the rest of the economy recovered from the Great Recession was that too many companies had been wiped out in 2008 and 2009. Exports would only recover as the population of companies recovered. Poloz’s observation assumes that setting up plants and offices to sell goods and services abroad offered the best return on investment. Vivek Dehejia, a Carleton University economics professor, observed last week that the easiest way to make money in recent years has been to ride any number of asset-price bubbles:

 Why take a risk on selling stuff in foreign markets when a safer profit can be earned by purchasing real estate, farm land or art? “An important side effect of inflated asset prices may well be a diminution of innovation and new business formation—which, in turn, will retard job creation and future growth in productivity, the latter being the chief driver of long-run economic growth,” Dehejia said.

Tellement facile de créer une économie artificielle en créant du crédit facile, nettement moins fatiguant de spéculer que  d’innover, produire et exporter, les banques l’ont très bien compris d’ailleurs.

Asset-price inflation is the deliberate work of the central banks, but the ultimate result that Dehejia suggests isn’t what they had in mind. It also is possible that weaker exchange rates no longer provide the automatic benefit they once did. Global manufacturers now seek to be closer to their customers. That means a company such as Magna International does business in multiple currencies. But it reports in U.S. dollars. The company warned in its annual report that weaker Canadian dollar and euro would hurt profits in 2015. Magna, which is based in Aurora, Ontario, has announced a dozen expansions since 2014 in the form of joint ventures, new factories and expanded facilities. Only one of those was in Canada.

But let’s look on the bright side: maybe some of those hundreds of new Magna workers in the U.S., Mexico, India, China and Europe will be tempted to see the country from where their paycheques originate?


Les dérapes de M. Harper

Dérape 1 de M. Harper est la justification des baisses des impôts de société sous de fausses prémisses.

Dérape 2 de M. Harper de ne pas avoir intervenu pour forcer une dévaluation de notre $, il a préféré un comportement irresponsable de laissez-faire même si les autres pays dévaluaient la leurs mettant en puéril notre propre industrie.



Lectures supplémentaires :

1. Dérapage de la gauche: Dette, Fonction publique, Peuple

2. Dérapage de la droite: Libéralisation et CDS

3. Dérapage de la droite: Mondialisation

4. Dérapage de la droite: Fiscalité, Évasion, Salaires, Subvention

5. Dérapage de la droite : Finance: cupidité excessive

6. Les gagnants : La classe moyenne des pays émergents

7. Les perdants : La classe moyenne des pays occidentaux

8. Dérapage de la droite: Banques : Trillions de profits, Peuple : Trillions de dettes

9. Dérapage de la droite: Le capitalisme de copinage

10. Dérapage de la droite : La monnaie singe des banques centrales

11. Dérapage : QE (pour maintenir son train de vie)

12. Dérapage : les taux d’intérêts à zéro sinon négatif

13. Dérapage : Les économistes scélérats

14. Dérapage : Les politiciens sont-ils ignorants ou incompétents ?

15. Dérape : Profits sans prospérité

16. Dérape : Des démocraties déresponsabilisantes

17. Dérapage Harper : Baisser les impôt de société, le Canada un désastre économique (1)

18. Dérapage Harper : Un $ cdn surévalué trop longtemps, le Canada un désastre économique (2)

19. Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

20. Dérapage Harper : D’avoir créé une économie asymétrique (4)

21. Dérape Harper: multiples signatures d’accords de libre-échange totalement inefficace (5)

22. Conclusions des dérapages