Trop de crédit : la destruction de l’économie réel, les gens se ruinent !

Cela peut vous sembler complètement fou mais supposez que le gouvernement décide que la bonne santé de la nation dépende de la production de crédit et qu’il en procure au plus grand nombre de personnes possibles.

·       Pour rendre cet objectif plus aisé, il commence par créer des usines de production de crédit partout dans le pays appelées Banques de Réserves Fédérales, Banques de Crédit Foncier, Fannie Mae, Sallie Mae et Freddie Mac, toutes subventionnées par des pouvoirs monopolistiques ou des garanties gouvernementales afin de canaliser le crédit des banques vers le public.

·       Pour la délectation de chacun, les banques réduisent leurs exigences de garanties et nantissements et offrent ainsi à la vente ainsi des crédits dont les taux sont en dessous des prix du marché. Les gens se précipitent vers les  banques et achètent.

Plus tard, les ventes se ralentissent et les banques baissent les prix une nouvelle fois. Davantage de gens se précipitent et en achètent. Les ventes se ralentissent encore une fois et les prêteurs baissent le prix du crédit à un pourcent et ne requièrent plus aucune garantie ni apport personnel. Les gens reviennent à la banque et achètent encore plus de crédit. Pourquoi pas ? Voyez donc comme il est bon marché !

Trop de crédit

Les emprunteurs utilisent leur crédit pour acheter des maisons, des bateaux et une Jaguar supplémentaire que l’on gare sur le gazon devant la maison.

Finalement le pays est inondé de crédits.

Malheureusement, les ventes baissent encore et le gouvernement et les banques commencent à paniquer. Ils doivent vendre davantage de crédit, ou bien,  selon leur propre théorie qui s’avère maintenant être un fait, l’économie va entrer en récession.

Les gens travaillent trois jours par semaine pour payer les intérêts de leur dette aux banques de manière à ce que ces dernières continuent à offrir toujours plus de crédit. Si le crédit cesse son expansion, l’économie va s’arrêter. Alors le gouvernement annonce des programmes de « stimulation » de l’économie et commence à distribuer du crédit pour rien, à taux zéro. Quelques crédits supplémentaires sont vendus mais ensuite, c’est terminé. Plus personne ne veut de crédit. Ils ne se soucient pas de savoir s’il est gratuit ou non. Ils n’en ont aucune utilité. La production de crédit cesse.

Il faut des années pour se débarrasser du surplus de l’offre de crédit. Les banques ferment, le chômage explose et les recettes fiscales chutent. L’économie est ruinée.

Les gens ne peuvent plus payer les intérêts de leurs dettes et de nombreuses reconnaissances de dettes se détériorent et sont sans valeur. La valeur du crédit – au mieux- retrouve son niveau d’avant le début du programme.

Comprenez vous comment ça marche ?

L’analogie est-elle parfaite ? Non. L’idée de pousser les gens au crédit est bien plus dangereuse que l’idée de pousser les gens à la consommation de Jaguars. Dans le scenario du crédit, certains débiteurs et même la plupart des débiteurs perdent tout à la fin. Dans le scénario des Jaguars au moins, tout le monde finit avec un garage rempli de voitures. Bien sûr le scénario des Jaguars est impossible parce que le gouvernement ne peut pas produire de valeur. Mais il peut en revanche réduire les valeurs.

Un gouvernement qui impose un monopole de banque centrale par exemple, peut réduire la valeur marginale du crédit. Un système de crédit monopolistique permet aussi l’escroquerie et le vol à bien plus grande échelle. Au lieu de s’approprier le travail des citoyens ouvertement en leur faisant produire des voitures, un gouvernement qui met en place un monopole de banques et des pompes à crédit le fait clandestinement en volant le travail épargné par ses citoyens sur leurs comptes d’épargne, en gonflant artificiellement l’offre de crédit et donc en réduisant la valeur de leur épargne.

La théorie macro-économique du vingtième siècle -tant la théorie Keynésienne que monétariste- a été la championne de l’idée qu’une économie en croissance a besoin d’un crédit facile. Mais ceci est une théorie fausse.

Le crédit devrait être fourni par le marché libre qui seul le fournit de manière intelligente et principalement aux producteurs et non pas aux consommateurs.

Le fait que le crédit soit moins disponible signifie-t-il que moins de personnes possèderaient une maison ou une voiture ? Bien au contraire. Ce n’est que le déroulement des évènements qui serait différent.

1.      Au départ, cela prendrait plus de temps pour un nombre équivalent de personnes d’épargner suffisamment pour acquérir des maisons ou des voitures.

2.      Mais en fait, ils en seraient véritablement propriétaires, et ne les loueraient pas à une banque.

3.      Les prix seraient plus bas car le crédit ne serait pas en compétition pour surenchérir sur ces biens.

4.      Et comme les banques ne s’approprieraient pas le travail et les richesses d’autant de personnes, l’économie, dans son ensemble, croîtrait plus vite.

5.      Finalement, le nombre de propriétaires de voitures ou de maisons –ayant une propriété véritable - éclipserait celle d’une société dans laquelle le crédit serait facilement accessible.

6.      Et en plus, les gens conserveraient leurs maisons et leurs voitures parce que les banques ne les en dépossèderaient pas.

7.      Et en prime, il n’y aurait pas d’effondrement complet dévastateur du système bancaire, qui –et l’histoire l’a montré de manière répétée- est inévitable dans un système de centralisme bancaire et autres fabriques de crédit créées par le gouvernement.

Quelqu’un veut-il des Jaguars? Plus de crédit? Voici une meilleure idée: revenons à l’utilisation de la vraie monnaie.

Extrait de : L’inflation des Jaguar, Robert Prêcher, 24hngold, 13/05/2013


Canadians are taking on debt more than ever before.

Canadians debtAt the end of our study period, the average Canadian owed more than $1.63 in total household debt for every after-tax dollar he earned. Many are able to handle this debt load; low mortgage rates combined with refinancing credit card debt with lower cost lines of credit have helped many manage their debt load.

However, for the insolvent debtor this just isn't the case. In contrast, his unsecured debt-to-income ratio (excluding his mortgage) stands at an overwhelming 194%. His cost to carry averages 19% and for those using payday loans, their monthly interest costs are even higher.

The Bank of Canada reported that 12% of families have debts greater than 250% of their disposable income. These are the at-risk debtors we see every day.

Here is what the average Joe Debtor looks like:

  • We discovered that Joe Debtor is a 44 year old male.
  • While Joe is more likely to be married (40% of all debtors were married or living common-law), he has a higher than average chance of being divorced or separated at the time of filing.
  • He has a family (57% percent of all debtors had families), with an average household of 3.1 people.
  • Joe is working (81% of all debtors were employed) with an average take-home pay of $2,427 per month.
  • Joe has a total unsecured debt of $56,545.
  • Joe Debtor is more likely to rent than own a home; if he does own a home, his average mortgage debt is $197,137.
  • Joe’s largest non-mortgage debt is credit card debt with a total outstanding balance of $20,776. He has an average of four credit cards in his wallet.

Our study shows that 37% of insolvent debtors stated that job loss or reduced income contributed to their financial problems. 19% stated that a relationship break-up was a primary cause, and 55% admitted that they were over-extended and had mismanaged their finances. Despite good health care in Canada, 15% listed health reasons (injury, disability, medical conditions) as a cause of their insolvency.

Source: Profile of the Average Joe Debtor


Lecture complémentaire :

1.      Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)


Debt americain

Media mainstream : Keep them stupid !

Extrait de : Who is Really Behind Our Mainstream Media?, RUTH PATTERSON, Economy in crisis,  MAY 03, 2016   RUTH PATTERSON

clip_image002Have you ever wondered who controls the media you watch, hear, and read from? In today’s society, we spend over 150 hours a month watching television. We also spent countless hours surfing the Internet, connecting on social media, watching movies, listening to music, and reading books and magazines.

Americans are more “connected” now than ever before. It is great that most Americans have easy access to some form of mainstream media, however, it is terrifying to think that out of the thousands of television shows, news networks, newspapers, and radio stations, only six gigantic media conglomerates produce 90 percent of the media we consume.

PropagandeThink about it: 6 companies are in charge of everything you see and hear. Our opinions and beliefs are shaped by what we see and hear.

It is no wonder America is falling into a deep abyss full of problems and debt.

What is worse is that there could be a major merging of these media conglomerates, leaving 5 companies in total control of what we see and hear.

It’s sad that most Americans still believe we live in a democracy. Our media is controlled by only 6 companies that push their own agendas by shaping people’s opinions, making people believe things they want them to believe, or possibly even distracting them from what is really going on in the world.

Why don’t we hear about trade deals like the Trans-Pacific Partnership in the news?

It’s going to affect our every day lives! Why don’t we hear about how the FDA is under funded and is only inspecting 1 to 2 percent of our food imports? It’s affecting our health!

Why aren’t we hearing about how companies are outsourcing all of our jobs? It is affecting our middle class!

What is really going on? Time Warner, Walt Disney, Viacom, News Corporation, CBS Corporation, and Comcast are influencing us too much. America needs to wake up! We need to break this sick addiction to mainstream media and start thinking for ourselves. We are literally being “programmed” with these programs we watch on a daily basis.


Don’t listen to the ruling elite: the world economy is in real trouble

Don’t listen to the ruling elite: the world economy is in real trouble

Andy Xie, Insight & Opinions, South China  Morning Post, 30 May 2016

Andy Xie says those attending the G20, Davos and other wasteful meetings are wrong to try to pin the blame for the turmoil on people’s psychology; all signs point to a prolonged period of global stagnation and instability

clip_image002The G20 working group meeting in Shanghai didn’t come up with any constructive proposals for reviving the global economy and, instead, complained that the recent market turmoil didn’t reflect the “underlying fundamentals of the global economy”. The oil price has declined by 70 per cent since June 2014, while the Brazilian real has halved, and the Russian rouble is down by 60 per cent. The global economy is on the cusp of another recession, and these important people blamed it all on some sort of psychological problem of the people.

Over the past two decades, the global economy has been blessed with the entry and participation of 800 million hard-working Chinese, plus the information revolution. The pie should have increased enough in size to make most people happier. Yet, the opposite has happened. The world has gone from one crisis to another. People are complaining everywhere. This is due to mismanagement by the very people who attend the G20 meetings, the Davos boondoggle, and so many other global meetings that waste taxpayers’ money and put inept leaders in the limelight.

clip_image004One major complaint that people have is that the system is rigged – that is, the rising income concentration is not due to free market competition, but a rigged system that favours the politically powerful. This is largely true.

The new billionaires over the past two decades have come mostly from finance and property. Few made it the way Steve Jobs or Bill Gates did, creating something that makes people more productive.

The most important factor in the rigged system is monetary policy being used to pump up financial markets in the name of stimulating growth for people’s benefit. This is essentially the trickle-down wealth effect, that is, making some people in the financial food chain rich while the spillover gives people a few crumbs. Yet, instead of crumbs, the wealth effect has pumped up property prices in Manhattan, London and Hong Kong, as well as the price of modern art. Essentially, the wealth effect has stayed within the small circle of the wealthy. And these people show up at Davos to congratulate policymakers on their “successes”.

Wasting resources is an equally important factor in making the global economy weak and prone to crisis. After the 2008 financial crisis, the US government and Federal Reserve spent trillions of dollars to bail out the people who created the crisis. Instead of facing bankruptcy and jail, these people have become richer than ever. Predictably, they have used their resources to rig the system further.

clip_image006After 2008, when Beijing launched a massive investment push, the global ruling elite all praised China for saving the global economy. China has increased credit by over US$20 trillion to finance the construction of factories and homes. However, investment does not guarantee final demand. The process of building up a factory creates demand. But, when it is completed, it needs to sell its goods to someone. What China did was build even more factories to keep this factory occupied. This Ponzi scheme couldn’t last long. We are just seeing the beginning of its devastating consequences.

China’s overinvestment has pumped up commodity prices, which has led to another Ponzi scheme. As major central banks cut interest rates to zero, credit demand didn’t respond in general, as businesses didn’t see growing demand from people who were suffering income erosion. The commodity boom justified credit demand for the time being. Trillions of dollars were poured into the energy sector, and trillions more into other commodity industries. Businesses in emerging economies that were pumped up by rising commodity prices borrowed US$9 trillion. This mountain of debt is floating on a commodity Ponzi scheme that is floating on China’s investment Ponzi scheme. Its bursting is just the beginning. Its impact on the global financial system could be bigger than the 2008 financial crisis.

In addition to the bursting of the global commodity bubble, China’s overcapacity bubble will kill global capital expenditure for many years to come. Even though Chinese investment isn’t growing like before, investment at half of gross domestic product is still adding overcapacity by over US$1 trillion per year – the problem is getting bigger.

clip_image008All indications are that China wants to export the overcapacity. And why not? China overinvested to bail out the global economy. It shouldn’t pay the whole price for the mistake.

China’s strategy would lead to de-industrialisation in most of the world, in particular middle-income emerging economies. Weak capital expenditure would lead to weak employment and labour income. The resulting bankruptcies may further weaken the global credit system.

The global economy is facing years of stagnation, deflation and financial crises. The current economic managers will resort to the same tricks of pumping up the financial markets with liquidity, to no avail. In the meantime, political instability will spread around the world. It will take a long time for the right leaders to emerge.

Initially, populists will win. Their policies, unfortunately, will focus on protectionism and rolling back the World Trade Organisation system. That will lead to further economic turmoil in the global economy. Protectionism may suddenly jump-start inflation that will quickly become hyperinflation, which would certainly lead to violent revolutions.

The world is on the cusp of a prolonged period of stagnation and instability. Our ruling elite is blaming it on people seeing things. Their strategy is to change people’s psychology. Unfortunately for them, the world is catching fire and that fire will eventually reach their Davos chalets.

Andy Xie is an independent économies


 

Revenu Québec préfère attaquer les gens honnêtes, c’est plus facile ? Et atteins ces quotas.

Tant aussi longtemps que l’État demande d’aller chercher des impôts additionnels par l’entremise d’Agence Revenu Québec elle sera toujours agressive.

«Le nombre de vérificateurs est directement lié aux objectifs budgétaires du gouvernement.
Des objectifs qui ne cessent de croître»

clip_image002Revenu Québec se démarque par son agressivité parmi les centres de perception en Amérique du Nord. La mentalité qui prévaut est celle «d'aller chercher le plus d'argent possible», auprès de la population.

 

À Revenu Québec, la mentalité est plutôt de considérer chaque cas litigieux comme celui d'un fraudeur latent.

 

En ne respectant une société de droit, en saisissant avant même de se défendre, on attaque directement le droit de propriété étant la base fondamentale de la démocratie.

 

Puisque, ce cas est unique au Québec, car dans le reste du pays, les impôts sont gérés par Revenu Canada. Cette agressivité a des conséquences beaucoup plus graves qu’on le croit, si on ne respecte plus le droit de propriété.

 

Un tel comportement a un prix très lourd à payer, d'autant plus, les entrepreneurs se font de plus en plus rares au Québec, voici différentes avenues :

 

1.      Accepte de payer, car les frais d’avocats vont excéder le montant supposément dû, en espérant qu’il possède assez d’argent. Il profite de l’incapacité du contribuable de se défendre pour faire des cotisations abusives, voir le vidéo de TVA à la fin du carnet.

2.      N'ayant pas les moyens de se défendre et le montant réclamé est trop exorbitant, fait faillite et perd l'effort d'une vie.

3.      Ou, le cotisant a suffisamment d'argent pour supporter la cause légale et comptable pendant un minimum de trois ans, et par une chance divine, le cotisant gagne sa cause devant un juge compatissant voyant le caractère abusif d'Agence Revenu Québec (cas extrêmement rare).


Pour un an de retard

Extrait de : Marc Hervieux conteste des pénalités de 120 000 $ pour ses impôts de 2014, JEAN-FRANÇOIS CLOUTIER,25 mai 2016

Le chanteur Marc Hervieux est en guerre contre Revenu Québec, qui lui réclame plus de 240 000 $ pour une déclaration d’impôt remise en retard en 2014.

«Ils peuvent faire ce qu’ils veulent. C’est eux qui ont le gros bout du bâton», dénonce le populaire artiste lyrique, très amer, en entrevue avec notre Bureau d’enquête.

Il conteste les frais d’environ 120 000 $ que le fisc lui réclame, selon lui, pour avoir tardé à payer ses impôts de l’année 2014. Une somme qui s’ajoute à un montant à peu près équivalent qu’il doit en impôts.

«Je ne comprends pas qu’on mette des pénalités comme ça», dit-il.

Ce combat est en train de l’épuiser moralement. «Ça prend une très grande force pour traverser tout ça. C’est exigeant».

Mais il continue de se battre. «Il y a bien des citoyens qui tireraient la plogue, ajoute-t-il. Mon propre comptable m’a suggéré de faire faillite. Moi je ne me cache pas. Je vais régler mes affaires.»

Il estime que les bureaucrates du fisc sont en mission. «Je leur ai dit que j’allais les payer [cette semaine], mais je ne vais pas laisser ça comme ça, dit-il. C’est sûr que je vais continuer à me battre et à contester. C’est vraiment un abus. Ça n’a pas de bon sens la façon que ça fonctionne».

Revenu Québec ne nous a pas rappelés, hier.

M. Hervieux étudierait avec ses proches la possibilité d’engager des recours contre le fisc.

Hypothèque légale

L’Agence du revenu du Québec (ARQ) a émis il y a une semaine une hypothèque légale de 241 539,68 $ sur la propriété du ténor québécois, dans les Laurentides.

«Ça devait être réglé. J’ai parlé à la préposée de Revenu Québec. J’en reviens pas [qu’il y ait une hypothèque légale]. J’imagine qu’elle ne m’a pas cru», a-t-il dit, soufflé, lorsque nous l’avons contacté.

Le fisc invoque dans un document légal l’article 2724 du Code civil selon lequel «les créances de l’État pour les sommes dues en vertu des lois fiscales (...) peuvent donner lieu à une hypothèque légale».

Selon le chanteur natif d’Hochelaga-Maisonneuve, la moitié de la somme due est uniquement composée de pénalités et d’intérêts.

«Comme toujours, ce que demandent Revenu Québec et Revenu Canada, ça n’a rien à voir», dit-il.

Agence Revenu Canada est beaucoup plus sage, si on pousse trop l’agressivité fiscale, les dommages qui peuvent en résulter sont beaucoup plus dommageables que les recettes fiscales.

Demandez à un investisseur privé ou étranger d’investir dans un pays qui ne respecte pas le droit de propriété ou le principe d’une société de droit, il ne serait pas très chaud à vouloir investir.

À Revenu Canada, on a tendance à donner le bénéfice du doute au contribuable. Dans les cas ambigus, on évite d'envoyer un nouvel avis de cotisation, de crainte de se tromper.

Changements de compagnie

En entrevue, Marc Hervieux a dit que c’est un changement de compagnie qui aurait fait que sa déclaration de 2014 «a tardé» à être remise aux autorités. Sur Facebook hier soir, il a toutefois évoqué une séparation de couple à titre d’explication. Il aurait remis sa déclaration environ un an après la date limite, selon lui.

Marc Hervieux dit qu’il savait très bien qu’en remettant en retard sa déclaration, il allait compliquer ses affaires. Il avoue par contre que «ça les a compliquées pas mal plus que je pensais».

Proie facile

«Moi je suis de bonne volonté. Je leur offre de payer 100 cennes dans la piasse. Mais je vais pas payer ce que je dois pas, dit-il.

«Je paye en moyenne 30 000 $ en TPS/TVQ par trimestre. On dirait que ça devient de la jalousie à un moment», dit-il.

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Selon le chanteur, Revenu Québec préfère attaquer les gens honnêtes qui ont la plupart de leurs actifs au Québec.

«Je ne suis pas dans les Panama Papers. J’ai pas de compte offshore. C’est facile d’aller contre moi. Je suis peut-être un peu nono».

«Tu veux pas crosser le système, mais quand tu vois tout ce qui se passe, il y a des gens qui n’ont fait que ça des magouilles. C’est sûr qu’on devient cynique», conclut-il.

Malheureusement, tu fais partie des 25 % qui génèrent véritablement la richesse, alors tu es un parfait dindon pour te déplumer, et tous les moyens sont bons pour maintenir un État obèse. Q.D.


Exclusif - Trois ex-vérificateurs confirment l'existence de quotas, Jean-François Cloutier | Bureau d'enquête, Publié le 1er février 2016

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Trois ex-vérificateurs de Revenu Québec qui cumulent plus de 30 ans d’expérience disent que des quotas de récupération existent bel et bien au sein de l’Agence et que la pression pour les atteindre s’est accrue fortement au cours des dernières années.

Notre Bureau d’enquête a pu rencontrer ces trois anciens vérificateurs de Revenu Québec, il y a quelques jours. Sous le couvert de l’anonymat, ils ont accepté de parler de la pression vécue et du climat de travail qui, selon eux, s’est dégradé au sein de l’Agence.

L’un d’eux dit avoir été remercié après sept ans de service parce qu’il ne rapportait tout simplement pas assez au fisc. Dans son évaluation personnelle, il est d’ailleurs question d’un quota ou d’un objectif de 500 $ de l’heure.

«Les quotas, dit-il, c’est une réalité, mais ce n’est pas bien fondé. On ne peut pas savoir à l’avance si un dossier va rapporter 100 000 ou 200 000 ou 50 000$, pas du tout.»

Un autre vérificateur dit s’être fait demander de maintenir une cotisation, même s’il estimait ne pas avoir les arguments pour la justifier. «On m’a dit de pousser, et que le contribuable avait juste à contester.»

Ce même vérificateur dit aussi avoir déjà soumis un projet de cotisation à un contribuable sans qu’aucune explication lui soit demandée, juste parce qu’il y avait une anomalie apparente dans sa déclaration. Selon lui, Revenu Québec fait le pari que la plupart des contribuables ne contesteront pas vu les coûts élevés de s’adresser aux tribunaux.

Interdit de parler aux médias

L’identité de ces trois ex-vérificateurs, a été authentifiée par notre Bureau d’enquête. Ceux-ci n’ont pas voulu parler à visage découvert, par crainte de représailles.

«L’Agence a le bras long, lance l’un d’eux, parti en 2014. Il y a des gens qui se sont fait vérifier et cotiser après avoir pris position contre elle. »

Une note interne datée de 2014 interdit d’ailleurs à tout le personnel de Revenu Québec d’accorder une entrevue à un journaliste ou de transmettre de l’information sur le fisc «et ce peu importe le contexte, le sujet ou les circonstances».

La question des quotas

Notre Bureau d’enquête a révélé une bande vidéo, en décembre dernier, où deux vérificatrices sont captées à leur insu. L’une d’entre elles dit qu’elle doit cotiser entre 1000 et 1200$ de l’heure.

Une vérificatrice dit aussi avoir reçu un boni de performance exceptionnel correspondant à 3,5% de son salaire.

Les trois vérificateurs rencontrés jugent que cette conversation est loin d’être hors norme ou le fruit d’une «mauvaise compréhension » des politiques de l’Agence.

«La compréhension partout, dit l’un d’eux, c’est que les bonis sont liés à l’argent que tu vas chercher.»

√ En décembre, le porte-parole de Revenu Québec, Stéphane Dion, a nié tout lien entre l’octroi d’un boni et les montants cotisés par un vérificateur.

CE QU’ILS ONT DIT

Sur les quotas

«On a des statistiques. Chaque dossier doit rapporter 300$ de l’heure (dans un projet spécifique). On nous le dit que le dossier doit rapporter 300$ de l’heure en moyenne.»

Sur le climat de travail

« En raison des pressions énormes, les employés travaillent chez eux (en plus des heures normales). C’est une culture, une façon de faire très malsaine, en raison des pressions, des exigences et puis des quotas exigés.»

«Ça importe peu que le contribuable n’ait pas d’argent. Ça c’est le recouvrement qui s’occupe de ça. Nous autres on s’occupe pas de ça.»

Sur la culture de l’organisation

«Si vous osez faire des critiques vous êtes un ennemi de Revenu Québec. Vous risquez de subir des conséquences.»

Sur les problèmes de recrutement

«Quand il y a une occasion les (employés) laissent Revenu Québec pour aller à Revenu Canada, ça c’est clair.»

«À Revenu Québec, vous pouvez entrer avec un DEC (diplôme d’études collégiales) tandis qu’à Revenu Canada pour (le même travail) ils vous demandent un bac.»

LES ABUS SE MULTIPLIENT

√ En 2010, le ministre des Finances Raymond Bachand a fixé à Revenu Québec des objectifs de récupération fiscale extrêmement ambitieux. ​

√ De 2010 à 2014, la récupération totale du fisc québécois a augmenté de 1,1 G$, un bond de 41%.

√ Le Vérificateur général du Québec a toutefois dit en 2012 que le fisc sous-estimait les mauvaises créances irrécupérables dans ces sommes cotisées.

√ En 2015, le Protecteur du citoyen a dénoncé des pratiques clairement abusives chez Revenu Québec: «Revenu Québec a empêché bon nombre de contribuables de faire valoir leurs arguments devant des avis de cotisation erronés basés sur de simples présomptions

RÉCUPÉRATIONS FISCALES EN HAUSSE

2010-2011: + 320 M$

2011-2012: + 705 M$

2012-2013: + 1,1 G$

2013-2014: + 1,4 G$


 

House-Rich, but Cash-Poor

La génération des Baby-boomers vont être à la retraite d’ici dix ans. Que va-t-il se passer une belle explosion de la bulle immobilière.

Puisque les gens possèdent très peu de liquidité et l’épargne ne rapporte plus et la seule équité qui leur reste est leur maison.

Donc pour survivre, ils vont être obligé de vendre leurs maisons et la génération millénium n’auront pas les moyens de les achetés, soyez assuré, les prix vont drôlement baisser.

On le constate déjà dans certaines régions au Québec, il y a tellement de maisons à vendre, ceux qui se vendent sont au-dessous de l’évaluation municipale.

Bienvenue dans ce monde illusoire de la richesse, grâce à l’endettement et les taux d’intérêt trop bas.

Illusion, illusion, illusion ….


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Extrait de: Canadian Debt Survey Finds Many Risk Becoming House-Rich, Cash-Poor, The Huffington Post Canada  |  By Daniel Tencer, 05/24/2016

More than one-third of Canadian households were unable to pay their bills at some point in the past year, a sign that rising housing costs are biting into Canadians’ finances, Manulife Bank says.

Ever-larger mortgages mean many Canadians are at risk of retiring house-rich but cash-poor,

Manulife said in a homeowner debt survey released Tuesday. That means many will face difficult choices like retiring later than planned or selling their home and moving into a smaller one.

Fully 37 per cent of respondents said they were unable to pay a bill at least once in the past year, little changed from the survey carried out last fall. But the amount of mortgage debt the average Canadian mortgage holder carries grew 3.4 per cent in half a year — to $181,000 this spring, from $175,000 in last fall’s survey.

Vancouverites are, not surprisingly, the most heavily mortgaged homeowners in the country, carrying an average debt of $259,000. Homeowners in Calgary and Edmonton were the next most heavily indebted, with $217,000 of debt on average. Torontonians were third, with $194,000 in debt, on average.
(Chart: Manulife Bank of Canada)

You may not get to retire in your dream home

Perhaps most tellingly, only four in 10 respondents said they felt comfortable they had enough savings to retire.

Canadians have set paying off their debts as a top priority, but “they must also find a balance between debt repayment and saving for retirement so they don't end up house-rich and asset poor," Manulife Bank President and CEO Rick Lunny said in a statement.

Those who do find themselves lacking cash in retirement may have to make some tough choices, Manulife says, among them:

·        Retire later than originally planned

·        Accept a lower standard of living in retirement

·        Move to a less expensive home and use extra equity to fund retirement

·        Borrow against their home equity

"If you reach retirement with significant home equity but limited savings you may need to adjust your thinking if you wish to stay in your current home," Lunny said. "Your home is your castle, as they say, but it's also a significant financial asset that you should take into account when planning your retirement income.”

The Manulife survey polled 2,373 Canadian homeowners between the age of 20 and 59, and with a minimum household income of $50,000. It was carried out by Environics Research from Feb. 3 to Feb. 20, 2016.


 

Asservissement par la dette

Valable pour le Canada


Extrait de : La révolte des esclaves de la dette a commencé, Wolf Richter, Wolf Street, 19 avril 2016

Ah, oui, la Génération du millénaire.

clip_image002Si nous pouvions pousser les consommateurs à emprunter plus pour dépenser de l’argent qu’ils n’ont pas sur des choses dont ils n’ont pas besoin pour gonfler le PIB et les profits des corporations, tout irait beaucoup mieux. C’est ainsi que pensent les économistes d’aujourd’hui.

Puisque 68,5% du PIB américain est lié aux dépenses de consommation personnelle, l’encouragement des dépenses de consommation est perçu comme crucial.

Parce que 75% des salaires stagnent et n’augmentent plus suffisamment pour faire face à l’inflation, la seule manière d’encourager les consommateurs à dépenser plus est de les encourager à emprunter davantage et à dépenser immédiatement leur nouvel argent.

La réduction des taux d’intérêt jusqu’à zéro pourcent était supposée venir en aide à ce noble objectif (bien que, chose inexplicable, les consommateurs ne perçoivent que ces taux zéro sur leur épargne, et non sur leur dette).

Cet objectif de gonflement du PIB au travers de la dette des consommateurs, bien qu’il ait fonctionné des décennies durant, ne fonctionne plus aujourd’hui :

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Cette stratégie en est arrivée à ses limites. Et ce qui en reste n’est rien d’autre que de la dette.

Beaucoup de dette. Pour beaucoup de monde : 61% des Américains se disent endettés, selon un rapport publié récemment par Gallup, qui montre à quel point la dette impacte les habitudes des consommateurs et diminue les dépenses. Comme l’explique Gallup, « ne rien acheter est mauvais pour l’économie ». Mais c’est là exactement ce que beaucoup de consommateurs endettés se retrouvent obligés de faire.

clip_image006Les habitudes des consommateurs sont largement influencées par les fléaux de l’économie américaine, et par le fait de « ne pas disposer de suffisamment d’argent pour vivre confortablement », comme l’explique le rapport, ce qui ne surprendra personne. Mais les consommateurs endettés – même ceux qui « ont suffisamment d’argent pour vivre confortablement » - jouent un rôle très important dans le marasme économique.

Ces gens ont « beaucoup plus de chances » de s’engager dans des activités de réduction de coûts que ceux qui n’ont pas contracté de dette :

·        46% d’entre eux repoussent à plus tard des dépenses significatives telles que l’achat d’appareils électroménagers, leurs vacances ou la rénovation de leur domicile.

·        31% d’entre eux attendent plus longtemps pour s’acheter une nouvelle voiture.

·        20% d’entre eux sont forcés de vendre une partie de leurs possessions pour joindre les deux bouts.

·        63% d’entre eux s’engagent dans au moins une des dix activités de réduction de dépenses citées par le sondage.

Qui sont ces gens qui réduisent leurs dépenses ? La Génération du millénaire et la Génération X, selon le rapport de Gallup (voir la deuxième partie du rapport). Dans le cadre du sondage, ils se sont vus demander s’ils prenaient part à certaines activités de réduction de leurs dépenses. Voici les deux plus importantes, par génération :

·        Dépense majeure reportée à plus tard (autre que l’achat d’une nouvelle voiture) : Génération du millénaire 48%, Génération X 51%, Baby-boomers 36%.

·        Achat d’un nouveau véhicule reporté à plus tard : Génération du millénaire 39%, Génération X 21%, Baby-boomers 21%.

Mais le PIB doit continuer de gonfler. Alors même les 35% qui déclarent qu’ils n’ont « pas assez d’argent pour vivre confortablement » tentent de combler leurs manques de revenus grâce à la dette. Dans l’ensemble, leurs factures de carte de crédit sont 36% plus élevées – il s’agit là de l’une des formes de dette les plus coûteuses – que celles de ceux qui déclarent avoir suffisamment d’argent pour vivre confortablement. Voici ce que nous en dit Gallup dans un autre rapport :

La différence est particulièrement importante parmi la Génération du millénaire : ceux qui disent ne pas avoir suffisamment d’argent pour vivre confortablement ont une dette de carte de crédit trois fois plus importante que ceux qui disent avoir assez d’argent.

Leurs dettes automobile et personnelle sont aussi plus importantes :

La Génération du millénaire est la seule génération parmi laquelle ceux qui disent ne pas disposer de suffisamment d’argent portent 8% de plus de la dette totale de consommation que ceux qui disent avoir suffisamment d’argent.

Ayant atteint la vie adulte à l’époque des taux d’intérêt à zéro pourcent de la Fed, la Génération du millénaire complémente ses revenus en empruntant plus que ses semblables des générations passées, et de la manière la plus coûteuse.

clip_image008L’usage de cartes de crédit ou de prêts personnels pour acheter des biens à la consommation ne revient qu’à emprunter à l’avenir pour consommer aujourd’hui. Cette dette devra un jour être remboursée, avec de l’argent qui aurait autrement pu être dépensé pour l’achat de biens de consommation.

Parce que la Génération du millénaire est jeune et n’en est qu’au début de la vie active, elle n’emprunte pas seulement au futur en accumulant de la dette, mais aussi au présent.

La Génération du millénaire attend de plus en plus longtemps pour se marier, pour avoir des enfants, pour poursuivre son éducation et établir son indépendance (certains vivent de nouveau chez leurs proches). C’est un problème qui est aggravé par la dette étudiante. La dette moyenne des enfants du nouveau millénaire est de 29.000 dollars – mais une fois leur dette étudiante incluse, elle atteint plus de 40.000 dollars.

La dette des consommateurs est à double-tranchant. D’une part, elle alimente l’économie en offrant aux consommateurs davantage de pouvoir d’achat. Mais de l’autre, elle est un fardeau qui limite les choix des individus dans le futur, comme par exemple l’achat d’un domicile ou d’une voiture. Et pour ceux qui ont une dette étudiante, elle peut devenir un fardeau trop lourd à porter.

Le fardeau de la dette a été créé par le passé pour stimuler le PIB, et pèse aujourd’hui sur les dépenses des consommateurs et sur le PIB.

Voilà qui explique pourquoi les dépenses des consommateurs sont en déclin, malgré une hausse de la population aux Etats-Unis – de l’ordre de 16 millions de personnes depuis la crise financière – et malgré le record à la baisse des taux d’intérêt, qui rendent le coût de la dette moins onéreux. C’est un autre prix à payer aujourd’hui pour les politiques imposées par la Fed en 2008.

Les impacts en sont visibles partout. Les ventes des entreprises américaines sont retombées au niveau de 2012. Les stocks ont gonflé pour atteindre les mêmes proportions qu’avant la crise. Et les sociétés commencent à y répondre en réduisant leurs coûts et en limitant leurs effectifs.


Lectures complémentaires :

1. Dérapage Harper : La plus grosse bulle immobilière pour créer une économie artificielle par endettement (3)

2. Faible hausse du PIB parce que vous êtres cassées.

3. Économie artificielle par la banque du Canada