14 milliards de dollars en impôt foncier, hum !

DindonLa technique classique, on se gargarise d’avoir équilibré le budget, sauf, on a juste oublié qu’on l’a fait sur le dos du peuple.

Quand, allons nous voir pour les employés municipaux une réduction de leurs masse salariale et leurs avantages sociaux, quand ceux-ci dépassent 41 % du secteur privé ?

De plus, on ne parle pas des retraites dorées insolvables et illégales sur le dos du privé et des futures générations.

Évidemment, il ne faut pas trop les traumatisés, car, je risque de perdre mes élections.


Extrait de : Hausse abusive, Michel Girard , Mardi, 20 décembre 2016

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Collectivement, nous allons payer en 2017 environ 14 milliards de dollars en impôt foncier, soit autour de 11,8 milliards en taxes municipales et 2,2 milliards en taxes scolaires.

Selon l’analyse du Journal, la facture de l’impôt foncier aura ainsi grimpé de 2 milliards depuis l’arrivée au pouvoir de Philippe Couillard, en avril 2014. Cela représente une hausse de 16,3 %.

Par rapport à l’année 2014, la hausse de taxes municipales monte à 1,4 milliard (+13,0 %) et l’augmentation des taxes scolaires, elle, atteint les 600 millions (+37,5 %).

Durant la même période de trois ans, l’inflation a monté de 3,1 %.

C’est donc dire que la hausse des taxes municipales est 4,2 fois plus élevée que l’inflation, et l’augmentation des taxes scolaires, elle, est 12 fois supérieure à l’inflation.

Est-il raisonnable de siphonner de la sorte les contribuables québécois? La réponse c’est: non.

Mais pouvait-on faire autrement?

TAXES SCOLAIRES

Commençons par décortiquer la fameuse hausse de taxes scolaires de 600 millions en trois ans.

Il ne faut pas en attribuer la «responsabilité» aux élus des commissions scolaires, et encore moins à leurs dirigeants. L’augmentation est strictement liée aux compressions financières imposées par le gouvernement Couillard aux commissions scolaires.

Ces dernières se sont retrouvées devant le dilemme suivant: elles coupent dramatiquement dans les services offerts aux étudiants ou elles haussent les taxes d’une somme équivalente aux compressions.

Elles ont opté pour la hausse des taxes scolaires, laquelle a servi de mécanisme de compensation financière pour le manque à gagner subi à la suite des mesures d’austérité budgétaire déterminées par l’argentier du gouvernement libéral, le ministre des Finances Carlos Leitao.

La «stratégie» gouvernementale s’est avérée fort efficace: Québec a ainsi réussi à compresser ses dépenses scolaires en refilant la facture aux contribuables!

TAXES MUNICIPALES

Analysons maintenant la hausse des taxes municipales de l’ordre de 1,4 milliard en trois ans.

Dans le cas de l’augmentation des taxes municipales, les élus municipaux ne peuvent que partiellement blâmer l’austérité budgétaire mise en place par le gouvernement Couillard. Le nouveau pacte fiscal signé l’an dernier s’avère moins généreux qu’anticipé, mais cela ne peut justifier à lui seul la hausse de taxes municipales de 1,4 milliard en trois ans.

Le gros problème des municipalités? Au fil des années passées, pour des emplois similaires, elles ont signé des conventions collectives qui s’avèrent nettement plus généreuses que celles des fonctionnaires du Québec et d’Ottawa.

Prenons la rémunération globale, incluant salaire, régime de retraite et autres avantages sociaux. Selon l’Institut de la statistique du Québec, l’employé municipal gagne en moyenne 41,5 % de plus que le fonctionnaire employé par le gouvernement du Québec et 22,8 % de plus que celui du gouvernement fédéral.

Cela soulève deux questions fondamentales.

Les élus municipaux ont-ils manqué à leur devoir de bon gestionnaire des deniers publics en accordant pareille rémunération supérieure?

Et comment se fait-il que le gouvernement du Québec les a laissés faire?

J’attends les réponses!