États-Unis : 39 nième positions pour les pays les plus misérables sur 59

États-Unis : 39 nième positions pour les pays les plus misérables

Extrait de : Les pays les plus – et les moins – misérables de 2016 , Phoenix Capital, 23 janvier 2017

Notez également où se trouvent les États-Unis dans la liste. Après la présidence d’Obama, les États-Unis (39 nième position) se trouvent en-dessous de la Slovaquie, de la Roumanie, de la Hongrie, de la Chine et même du Vietnam. Quel héritage.

Dans l’article qui suit, je mettrais à jour mes calculs de mon indice de misère. Un indice de misère a pour la première fois été établi par l’économiste Art Okun afin de fournir au président Lyndon Johnson un aperçu de l’économie.

L’indice de misère était à l’origine la simple somme du taux d’inflation d’une nation et de son taux de chômage. L’indice de misère a été modifié de nombreuses fois, d’abord par Robert Barro, de Harvard, et puis par moi-même.

Mon indice de misère modifié est la somme du chômage, de l’inflation et des taux de prêts bancaires, moins le pourcentage d’évolution du PIB par habitant.

Un indice de misère élevé reflète un niveau de misère plus important.

Il s’agit d’un outil suffisamment simple pour être compris d’un seul coup d’œil par un président trop occupé pour participer à des briefings économiques.

Voici ci-dessous un tableau représentant mon indice de misère sur l’année 2016. Pour des raisons de cohérence et de comparabilité, tous les chiffres utilisés sont issus de l’Economist Intelligence Unit (EIU).

Pays misère

Le Venezuela arrive en tête de la liste des pays les plus misérables de 2016, et occupait déjà la même place en 2015. Les échecs de l’Etat pétrolier socialiste et corrompu ont été bien documentés au fil de l’année dernière, notamment lorsque le Venezuela est devenu le 57e cas d'hyperinflation jamais enregistré. 

L’Argentine arrive en deuxième position, les raisons de ce classement n’étant pas trop difficiles à comprendre. Après les années socialistes de Kirchner, l’Argentine se détache peu à peu des politiques destructrices de l’ancienne administration, mais de nombreux résidus problématiques se trouvent encore dans le tissu économique du pays.

Le Brésil, qui arrive en troisième position, est un foyer de corruption et d’incompétence, comme l’indique la récente destitution du président brésilien, Dilma Roussef. La situation est similaire en Afrique du Sud, qui arrive en quatrième position, et où la corruption ronge jusqu’aux rangs les plus élevés de la société. Le président d’Afrique du Sud a récemment survécu à une destitution après que la Cour institutionnelle a unanimement décrété que Zuma avait manqué de faire respecter la constitution de son pays.

L’Egypte, cinquième pays le plus misérable du monde, souffre de contrôles des changes, d’un marché noir en pleine expansion et d’un régime militaro-socialiste. En revanche, le pays souffre potentiellement plus que l’indique ce tableau, parce que le taux d’inflation estimé par l’EIU pour l’année 2016 (17,8%) est très éloigné de celui indiqué par le Troubled Currencies Project du Johns Hopkins-Cato Institute, qui s’élève à 150,7%.

Le pays suivant dans la liste avec un score de 36, l’Ukraine, ressent toujours les effets de la guerre civile qui a commencé il y a trois ans. Au vu de la guerre civile et de la corruption endémique qui rongent le pays, est-il étonnant que les Ukrainiens soient misérables ?

L’Azerbaïdjan est aussi rongé par la corruption, la fraude et l’incompétence, et les dévaluations de devise sont chose commune – le manat a été dévalué deux fois depuis 2015, et a perdu 75% de sa valeur contre le dollar. Cette faiblesse sur les marchés des devises rend le commerce très difficile, et l’économie du pays a beaucoup souffert en conséquence.

La Turquie est gouvernée par un chef islamiste despotique, Erdogan, qui dévoue toutes ses ressources à la protection de son propre pouvoir plutôt qu’à la gouvernance de son Etat, ce qui a généré une importante dévaluation de sa devise et a enlisé sa population dans la peur. La lire turque a perdu plus de 24% de sa valeur contre le dollar au cours de l’année dernière, et l’économie est soudainement en cours de dollarisation. Il n’est pas surprenant que la Turquie fasse partie des Cinq fragiles, qui incluent également le Brésil, l’Inde, l’Indonésie et l’Afrique du Sud.

Les raisons qui expliquent le classement de l’Iran sont trop évidentes et nombreuses pour être énumérées. Il est cependant raisonnable de dire que ses problèmes sont un mélange de corruption, d’incompétence et de gouvernance théocratique et autoritaire.

Le pays qui vient compléter la liste des dix nations les plus misérables est la Colombie. Le gouvernement colombien est si préoccupé par ses négociations de paix avec le groupe rebelle FARC que son économie a été négligée. Les taux d’intérêt sont en hausse, et l’économie du pays est en stagnation.

De l’autre côté du tableau se trouve le Japon, avec le très faible score de 0,4. Ce score n’est pas le résultat d’une forte croissance du PIB par habitant (qui n’est que de 0,7%), contrairement aux autres pays du bas de la liste, mais à une inflation de -3,5%. La Chine arrive ensuite, avec un score de 4,5, presqu’entièrement dû à la forte croissance de son PIB par habitant (6,3%).

Notez également où se trouvent les Etats-Unis dans la liste. Après la présidence d’Obama, les Etats-Unis se trouvent en-dessous de la Slovaquie, de la Roumanie, de la Hongrie, de la Chine et même du Vietnam. Quel héritage