Une crise produite par des salopards

Cinq millions de réfugiés Syriens, une crise produite par des salopards

Les impérialistes, les bien pensants de la démocratie, les droit de l’hommistes, le camp du bien, les suiveurs comme la France font la guerre.

Des guerres, un peu partout. Des guerres illégitimes, iniques, lâches dans la mesure ou tous ces pays n’osent pas envoyer d’hommes à terre, les fameuses bottes au sol,  et se contentent de pilonner,de bombarder, en particulier des populations civiles. Des guerres volontairement destructrices , car comme l’a chiffré le service économique de l’armée américaine, les bombardements en cours en Syrie et Irak « vont apporter pour plus de 10 milliards de marchés internationaux ».

Les peuples sont responsables, bien sûr. Ils sont lâches comme leurs chefs  et leurs armées, depuis que l’on a supprimé la conscription. Les armées se réfugient derrière le matériel, derrière la technique et elles en veulent toujours plus comme aux USA et « ce toujours » plus crée une pression inexorable pour utiliser ce matériel, pour aller de l’avant. C’est un système. Le système militaro industriel.

Hollande est allé vendre des armes en Inde en échange de financements pour une certaine société de production…C’est un cercle vicieux auquel les peuples pourraient mettre fin en coupant les robinets, les crédits, mais ils s’en foutent car à notre époque on a à la fois le beurre et les canons, pas besoin de choisir car on a le crédit, la dette pour tout payer sans  avoir à choisir entre la prospérité et la destruction.

La multiplication des guerres est scandaleuse :

-on fait des guerres sans stratégie, sans objectif, rien que pour affronter l’ennemi que l’on a fabriqué

-on sait détruire, on ne sait pas conquérir ou occuper

-on fait des guerres sans plan de paix, sans idée de ce que l’on fera après, sans idée du ré-aménagement futur et surtout de  ses conséquences

-on fait la guerre chez et eux, les moins lâches, font la guerre chez nous; heureusement qu’il n’y a pas beaucoup de courageux et intelligents chez eux!

-on fait la guerre et les pays les plus stupides comme la France ou l’Allemagne font les services après ventes des guerres en accueillant les réfugiés: ainsi ils déstabilisent leur société civile, ils pillent le patrimoine historique  public, ils bafouent le droit de propriété des sur leur pays, sur tout ce qui a été accumulé par leurs ancêtres.

-on fait la guerre et on détruit la morale, le consensus social, on favorise la montée du cynisme , bref contrairement à ce qu’ils disent, on détruit le « vivre ensemble ».

Supprimez les causes et vous supprimerez les effets, supprimez les guerres et vous supprimez la destruction et sa conséquence: le besoin de ‘accueillir des malheureux. C’est bien plus humain et généreux que de faire la charité. Arrêtons le business de la bonne conscience. La crise ne tombe pas du ciel, ce n’est pas une malédiction elle est produite par tous les salopards qui font semblant de geindre humanitairement.

Plus de cinq millions de Syriens, soit environ un quart de la population, sont devenus des réfugiés, a annoncé jeudi l’ONU, alors que des ONG exhortent de nouveau la communauté internationale à accroître son aide.

« C’est une étape importante », a résumé la porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) en commentant ce nombre record de réfugiés.

« Alors que le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants ayant fui six années de guerre en Syrie a franchi la barre des 5 millions, la communauté internationale doit faire davantage pour les aider », a lancé le HCR.

La guerre en Syrie a déclenché la plus grave crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale, avec plus de 320.000 morts en six ans et des millions de déplacés. Le pays comptait 22 millions d’habitants avant la guerre.

Malgré une baisse d’intensité des combats dans plusieurs régions, « la situation n’est pas encore assez sûre pour que les gens puissent retourner chez eux. Nous voyons encore chaque jour des gens être déracinés », a souligné à l’AFP Alun McDonald, le porte-parole régional de Save the Children.

Il a regretté que la communauté internationale, incapable de régler le conflit, a failli à augmenter son aide au fur et à mesure que la crise humanitaire s’aggravait, fermant au contraire de plus en plus les frontières, notamment en Europe.

Près de trois millions de Syriens sont réfugiés en Turquie, le pays voisin le plus affecté, selon le HCR. Moins de 10% d’entre eux ont été accueillis dans des camps, tandis qu’une majorité vit dans les villes, dont plus de 500.000 à Istanbul.

Plus d’un million ont fui au Liban et 657.000 en Jordanie, mais les autorités d’Amman évaluent leur nombre à 1,3 million. Ils sont par ailleurs plus de 233.000 en Irak, plus de 120.000 en Egypte et près de 30.000 dans les pays d’Afrique du Nord, selon le HCR.

– Les enfants affectés –

Vue aérienne du camp de Bab al-Salama pour les réfugiés syriens, le 23 mars 2017 à Azaz, en Turquie

Dans un communiqué conjoint avec des organisations syriennes, l’organisation Oxfam a appelé jeudi à apporter plus d’aide aux pays voisins de la Syrie.

Sa directrice exécutive, Winnie Byanyima, a appelé « les pays riches à afficher leur soutien aux voisins de la Syrie qui ont accueilli ces réfugiés et à relocaliser au moins 10% des réfugiés syriens les plus vulnérables d’ici la fin 2017 ».

« Il s’agit d’une crise qui dure et les financements ne suivent pas », a déploré la porte-parole d’Oxfam à Beyrouth, Joëlle Bassoul, à l’AFP. « Avec moins de ressources, nous devons aider maintenant plus de personnes ».

Les ONG et l’ONU mettent également régulièrement en garde contre les conséquences à long terme de la crise, tout particulièrement sur les enfants.

Une Syrienne tient son enfant dans ses bras, dans un camp de réfugiés à Ain Issa, à 50 km de la ville de Raqa

« Un million d’enfants réfugiés syriens ne sont pas scolarisés (…) et ils sont ceux qui devront contribuer à reconstruire la Syrie pour la prochaine génération », a indiqué M. McDonald, de Save The Children.

Outre ces cinq millions de réfugiés, des millions d’autres Syriens sont déplacés dans leur propre pays.

La plupart ont été obligés de fuir les combats entre les différents acteurs en conflit, et d’autres ont été déplacés à l’issue d’accords en rebelles et régime. Plus de 30.000 personnes doivent ainsi être évacuées dans les prochains jours de quatre localités assiégées.

Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie s’est progressivement complexifiée avec l’implication de groupes jihadistes, de forces régionales et de puissances internationales, sur un territoire très morcelé.

Aucune solution n’est en vue pour le conflit malgré plusieurs rounds de négociations indirectes entre régime et opposition sous l’égide de l’ONU, dont l’un est en cours actuellement à Genève.

Source: Cinq millions de réfugiés Syriens, une crise produite par des salopards