Péréquation – le Québec (2)

En 2005-2006, le gouvernement du Québec a reçu 4,8 milliards en péréquation. Depuis ce temps, le fédéral a augmenté l'envergure de ce programme et corriger des iniquités de sorte qu'en cinq ans, la somme obtenue par la province est passée à 8,4 milliards en 2009-2010, une augmentation de 74%.

Remarquez que cette augmentation était très politisée, M. Harper pensant être le futur premier ministre majoritaire du Canada, la fameuse équation a changé miraculeusement à l’avantage du Québec, 3 milliards de plus.

Le reste du Canada a sérieusement grincé des dents, quand un tel cadeau a été donné au Québec. Ils se sont dits, peut-être c’était le prix à payer pour qu’il devienne majoritaire ?

Le seul hic !, c’est qu’il a osé réduire de 50 millions les subventions aux artistes québécois, il n’a jamais pu comprendre comment un groupe d’artistes peut avoir autant de poids médiatiques et lui faire perdre des élections.

Bienvenue au Québec !

Extrait de: A failed formula: The federal equalization system is prone to distortions and manipulation, Jack M. Mintz, National Post, 30 May 2006

The stars are being aligned to ramp up equalization payments. The Harper government, looking to form a majority government in the next round, knows that its greatest room for political growth is in Quebec, where solving the "fiscal imbalance" could mean more equalization. The preceding Martin government fixed the total pie to grow 3.5% annually until 2010. A recent report prepared for the provincial and territorial premiers came up with -- guess what -- the fiscally irresponsible view that not only should equalization payments be increased by several billions of dollars but also other federal grants to the provinces.

Thank goodness for Messrs. Klein and McGuinty. Increasing equalization payments does not reflect Canadian reality. If anything, regional inequality has been declining in recent years -- and so should equalization payments.

Note: Jack M. Mintz is president and CEO of the C.D. Howe Institute and Deloitte LLP professor of taxation, J.L. Rotman, School of Management, University of Toronto.

Extrait de: Le fédéralisme de fermeture, André Pratte, La Presse, 17 Janvier 2009

Tous ceux qui ont suivi les discussions sur la réforme de la péréquation savent que le gouvernement du Québec en est sorti le grand gagnant. De 2006-2007 à 2009-2010, même en tenant compte de la décision de M. Flaherty, les paiements de péréquation versés au Québec auront augmenté de presque 3 milliards, un bond de 50%.

Évolution de la péréquation pour le Québec

Source: Soutien fédéral au Québec

Il était évident qu'en raison de l'enrichissement de l'Alberta, ces dernières années, la nouvelle formule mise en place serait insoutenable pour les finances fédérales.

Le choix du ministre des Finances ne «prive» pas le Québec de 1 milliard; les paiements de péréquation continueront de croître, mais à un rythme raisonnable.

La colère de M. Charest est celle d'un enfant gâté

En 2010-2011, le Québec recevra donc plus que l'année précédente, mais moins que dans ces fantasmes. Monique Jérôme-Forget rêvait du gros lot de la 6/49, elle devra se contenter de celui de la Quotidienne.

Elle a même joué le rôle de la vierge offensée, en envoyant une lettre au ministre Flaherty, comment peut-on contre dire mes fantasmes ?

Remarqué je peux la comprendre, c’est elle-même qui n’avait prédit aucun déficit, elle vivait sur Mars tout probablement.

                                                                                                                 Québec, January 21, 2009

Mr James M. Flaherty
Minister of Finance
Finance Canada
Esplanade Laurier, East Tower, 21st Floor
140 O’Connor Street
Ottawa, Ontario K1A 0G5

Re: Changes to equalization

Allow me to remind you of the remarks made by the Prime Minister of Canada.

In a letter sent to the Premier of Québec on March 19, 2007, the Prime Minister of Canada stated that the 2007 federal budget marked “a fundamental return to fiscal balance in Canada” and that “henceforth all governments will receive resources in a way that is based on principles, predictable and defined over a long-term basis to carry out their responsibilities.”

However, barely 18 months later, we are forced to conclude that the federal government has broken its word regarding the equalization program. Québec is of the view that the federal government cannot change the rules of the game as it sees fit, in particular when we face an economic downturn.

….

Yours truly,

MONIQUE JÉRÔME-FORGET