Les pensions sous tension au Canada

Les dirigeants syndicaux du Canada ont beau dire que la réforme des pensions ne représente qu’une simple modification de la formule du Régime de pensions du Canada (RPC) et du Régime de rentes du Québec (RRQ) en vue de doubler les prestations accordées aux Canadiens, il revient toutefois aux propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) et à leurs employés d’assumer une importante hausse des cotisations pour faire les frais. Mais oui! Une autre charge sociale qui mènera à la suppression d’emplois et à la réduction du salaire net de chaque employé. Ne vous leurrez pas! Le doublement des prestations ne peut jamais être gratuit!

La véritable crise réside en effet dans la non-viabilité des engagements de retraite de la fonction publique et dans l’absence d’équité du régime de retraite du Canada pris dans son ensemble.

Le régime de retraite de la fonction publique est insolvable, juste pour le Québec, nous avons un déficit actuariel de 76 milliards pour satisfaire les promesses,  un vrai modèle Ponzi, dans toute sa splendeur.

Il existe déjà un écart trop important entre les prestations de retraite des secteurs public et privé – écart qui ne cessera de grandir si les gouvernements fédéral et provincial ne le corrigent pas.

On estime, que la moitié des baby-boomers du privé vont être sous le seuil de la pauvreté quand, ils vont être à leur retraite, comment on peut accepter un tel écart de distribution de la richesse , d'autant plus que c'est le privé qui crée la richesse.

Ils ne devraient pas vous demander un sou de plus sans réparer l’injustice du régime de retraite du Canada.

Une augmentation obligatoire des cotisations du RPC/RRQ se traduira par :

·        Une hausse des charges sociales qui entraînera la perte d’emplois et une réduction des salaires

·        Une cotisation supplémentaire de 1 300 $ par an de la part des employés et des employeurs

·        Une hausse négligeable des prestations accumulées du RPC/RRQ pour la plupart des Canadiens employés actuellement, car même les syndicats reconnaissent qu’il faut patienter 40 ANS avant que les prestations du RPC/RRQ soient doublées

·        Des hausses d’impôt inévitables pour couvrir le coût des pensions de la fonction publique, car le nombre de travailleurs actifs soutenant les retraités diminue sans cesse en raison de l’évolution démographique

·        L’alourdissement du fardeau des engagements non capitalisés de plus de 200 milliards de dollars du régime de retraite de la fonction publique fédérale

Où est l’équité dans tout cela

Il existe une solution : il est possible de corriger le système de revenu de retraite du Canada sans imposer une hausse des cotisations au RPC/RRQ en adoptant les mesures suivantes :

Proposer aux PME des régimes de retraite volontaires mieux adaptés, tels que le régime de pension agréé collectif (RPAC)

Combler l’écart entre les régimes de retraite des secteurs public et privé en inscrivant les nouvelles recrues à un régime à cotisation déterminée qui est moins coûteux

Appliquer une norme commune aux secteurs public et privé en ce qui concerne les années de travail

((REMARQUE : La FCEI ne demande pas au gouvernement de supprimer les prestations actuellement offertes aux retraités ni les prestations déjà accumulées.)

Ils sont surtout gentils, car un jour ou l’autre, tous les États-Providence vont être obligés de faire face à la vraie musique de la réalité, promettre des retraites insolvables, est un manque flagrant de responsabilité politique, juste en Grèce, les retraites du secteur public ont perdu plus de 40% de la valeur des promesses initiales, et ce n’est pas finis.

Si vous vous opposez à une augmentation obligatoire des cotisations au RPC/RRQ :

  • Faites-le savoir au gouvernement en signant notre Alerte Action
  • Cliquez « J’aime » sur la page Facebook consacrée à notre campagne et invitez vos amis à s’y joindre

Source : Les pensions sous tension au Canada, FCEI